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« Démenti fort à ceux qui pensent que nous sommes mal gérés »

Publié le lundi 13 février 2012 à 10H12 - Vu 156 fois


« La bonne gestion reconnue sanctionne un choix assumé et montre la justesse de la politique que nous avons suivie. »

« La bonne gestion reconnue sanctionne un choix assumé et montre la justesse de la politique que nous avons suivie. »


La cour régionale des comptes (CRC) vient de rendre son rapport qui montre avant tout une bonne gestion de la ville comme de la CCVLF, de 2005 à 2010.

« Le rapport de la CRC montre en général une bonne gestion financière de la CCVLF. Est-ce une surprise pour vous ? »
Jean-Pierre Bouquet : « Au cours du débat sur la nouvelle carte de l'intercommunalité, certains se sont permis de dire que la communauté de communes de Vitry-le-François était mal gérée et cherchait à s'agrandir d'abord pour financer ses projets les plus importants. Ce jugement de la chambre régionale des comptes apporte un démenti cinglant à ceux qui tenaient de tels propos. La bonne gestion reconnue sanctionne un choix assumé et la reconnaissance de la chambre témoigne de la justesse de la politique que nous avons suivie. »

ZAE de Loisy

La chambre souligne l'importance du financement pour la réalisation de l'aménagement de la ZAE de Loisy sans que la rentabilité économique en soit aujourd'hui démontrée. Que répondez-vous ?
« La ZAE de Loisy-sur-Marne est un investissement à l'échelle d'une génération. La zone de Vitry-Marolles a mis ainsi cinquante ans à se remplir complètement et encore, c'était dans une période de forte croissance. Les contretemps que les porteurs de projets ont connus sont, bien sûr, liés au contexte de crise économique que nous traversons, mais aussi aux errements d'une politique industrielle de l'Etat dont tout le monde, quelle que soit sa couleur politique, s'accorde aujourd'hui à reconnaître qu'elle doit être relancée. L'Etat ne nous a versé aucune subvention pour la ZAE de Loisy, traduisant ainsi une absence cruelle de politique d'aménagement du territoire. Or, qui peut envisager qu'un arrondissement comme le nôtre puisse se développer, s'il n'existe aucune offre d'accueil qualifiée et pertinente, avec des terrains répondant aux normes d'équipement en vigueur ? Cependant, nous ne nous décourageons pas. Dans les dix ans qui viennent, je prends le pari que la première tranche de la zone sera en voie d'être remplie et justifiera alors l'effort important que la communauté de communes a consenti. »
Comment appréhendez-vous la préconisation de la CRC de mettre sous une seule compétence les gymnases ?
« Cette observation sur les gymnases va nous conduire à ouvrir de nouveaux travaux portant sur une redéfinition éventuelle de l'intérêt communautaire à partir de deux questions. Premièrement, la situation actuelle est-elle pénalisante au bon fonctionnement de la vie associative ? Deuxièmement, quels sont les axes d'amélioration des pratiques actuelles, indépendamment des questions patrimoniales ? Au-delà du côté ponctuel de l'observation, c'est la question de la mutualisation de tous les équipements sportifs présents sur le territoire qui est soulevée. Et partant de là, celle des subventions apportées aux associations. Cette suggestion de la chambre constitue certainement le côté le plus critiquable du rapport car elle comporte une indiscutable part d'opportunité. »

Emprunts en question

En ce qui concerne la Ville, deux prêts souscrits en 2007, qui représentent la moitié de la dette, pourraient présenter un risque réel de toxicité. Que répondez-vous ?
« Ces emprunts ont été contractés lors du précédent mandat mené par Michel Biard, auprès de Dexia pour refinancer 9 anciens prêts. Il ne s'agit pas d'emprunt « toxiques » à proprement parler puisqu'ils ne sont pas indexés sur des devises étrangères et donc sujets aux variations sur les taux de change qui affectent déjà certaines collectivités. Ce sont plus précisément des prêts structurés. Après une année de taux fixe, le taux ne devient variable que si la différence entre taux longs et taux courts est négative. Nous avons entrepris depuis juin 2011 de négocier avec l'établissement bancaire pour revenir à un taux fixe pour la durée résiduelle de ces emprunts. »
La CRC parle aussi de lien d'intérêt entre élus et présidents d'association, précisément un élu engagé dans une association ne peut pas prendre part au vote d'une subvention. Qu'en pensez-vous, sachant que très souvent ces dits élus n'ont jamais pris part au vote ?
« En effet, dans la grande majorité des cas nous prenons bien soin que les élus concernés par des associations ne prennent pas part au vote. Pour le vote global des subventions aux associations, nous allons innover à partir de 2012 en procédant également à des votes par chapitre, de manière à ce que tout risque de conflit d'intérêt soit écarté. »
Propos recueillis par A.-S. C.

Demain, les réponses de Michel Biard, maire et président de la CCVLF de 2005 à 2008.

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MANSA

ici, là ou ailleurs

13/02/2012 à 13h58

Comme quoi, chacun a sa propre lecture du rapport de la Chambre régionale des comptes, qui, de toute façon, n'amène ses critiques qu'avec un art consommé de la diplomatie...

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