Publié le lundi 13 août 2012 à 10H00 - Vu 1116 fois
33 ans après, l'enceinte a regoûté à la L1, tifos à l'appui, après le coup d'envoi donné par l'athlète argenté aux Jeux de Londres, Mahiedine Mekhissi.
FOOTBALL (Ligue 1). L'écrin rémois s'est mis sur son trente-et-un pour accueillir Marseille.
SE trouver, hier soir à Delaune, c'était comme s'installer devant un grand écran proposant un nouvel opus de « Retour vers le futur ».
33 ans après, qu'aurait vu découvrir le doc grâce sa machine statio-temporelle ? Une compagnie de CRS stationnée au centre-ville, avenue Foch ; des revendeurs de billets à la sauvette sur le pont de Venise. Mise à prix : 40 euros…
Sur le chemin de Bocquaine, des supporters de l'OM vendaient leurs écharpes et leurs drapeaux.
Mekhissi au coup d'envoi
« Monté » de Marseille - « avec les Coupes, on fait une vingtaine de déplacements » - Bernard, du club Virage Nord, proposait ses produits dérivés à 10 euros : « En fait, c'est à la tête du client. Il n'y a qu'à Paris que l'on ne propose pas nos écharpes. On y va mais uniquement pour assister au match ».
Une leçon de marketing pour Daniel Wargnier and co qui, avec le prestige intact du Stade, ont un créneau lucratif à occuper.
Plus loin sur le chemin, au cœur même de Delaune, autre rencontre fortuite près des vestiaires : celle de Jean-Pierre Bertolino et du président de l'OM, Vincent Labrune, guidé par un autre Jean-Pierre (Caillot).
Coïncidence heureuse, notre JPB, casquette de superviseur incognito sur la tête, était - à cet instant - le dernier buteur du Stade de Reims en D1. C'était en 1979, au Parc des Princes, contre le PSG : « On perd 3-2 et je crois me souvenir que Carlos Bianchi avait marqué deux fois contre nous ».
Par tous les bouts, Delaune, hier soir, était la preuve vivante - pour les grincheux - de ce que la Ligue 1 peut apporter à la belle endormie qu'est la cité des Sacres.
Souvent vide en L2, le parc réservé aux supporters visiteurs était plein à craquer. Dans ce kop, il y avait quelques Rémois (membres des Yankees Champagne) qui, en manque de L1 et probablement pas né en 1979, ont fini par tourner casaque : du rouge et blanc au bleu au blanc.
Le Stade ramènera-t-il ces brebis égarées au bercail ?
La première ovation était pour Mahiedine Mekhissi, chargé du coup d'envoi avec le maillot 51. L'argenté de Londres s'offrait un « jongle », une chandelle et un cri du cœur « Allez le Stade », d'autant plus vibrant que MM est un supporter revendiqué du… PSG.
Reims ne pouvait pas trouver meilleur supporter-ambassadeur pour cette première : un 3 000 m steeple, c'est justement ce qui attend le Stade.
Avec cette différence que l'obstacle inaugural ressemblait plus au grand saut de la rivière qu'à une haie de mise en jambes.
Premier constat, le Stade tombait - c'était hélas le lieu tout indiqué - sur un Valbuena qui jouait les petits Kopa.
Référence au transporteur qu'est Jean-Pierre Caillot, les Marseillais avaient franchement laissé les clés du camion à « Mathieu 28 ».
Bertolino tient encore
Soit mais c'était le petit d'en face, Ghilas, le seul vrai Marseillais sur la pelouse, qui avait la balle du 1-0.
Question de taille certainement et d'impact sur le jeu aussi : à la mi-temps, Laurent Paganelli, l'homme de terrain de Canal, invitait Valbuena au confessionnal.
A l'approche de l'heure de jeu, les Ultras de l'endroit s'enhardissaient et envoyaient Gignac au McDo du coin pour un BigMac. Ce qui était plus courtois que de l'expédier carrément au petit coin…
22 heures et un peu plus : on n'était pas loin de l'happy-hour pour les Stadistes.
En ce tout début de money-time, Ghilas cédait sa place à Toudic. Mais le héros de cette poussée rouge et blanc s'appelait… Agassa, qui s'envolait comme un oiseau noir sur une tête à bout portant de Pelé fils. De quoi faire référence à l'arrêt de Gordon Banks en Coupe du monde 70.
Il fallait bien que ça arrive : le kop Jonquet se retrouvait aux premières loges avec un Agassa obligé de sortir des parades miraculeuses.
Défendre le 0-0 ou essayer de décrocher le jackpot : à la 78e, Benoît Cheyrou balayait la question.
Pour quelque temps encore, Jean-Pierre Bertolino restera le dernier buteur stadiste en L1...
Jean-Pierre PRAULT
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site













Les dernières contributions
lentarteur
13/08/2012 à 17h23
J'avais cru lire le Stade Delom............
Djay
13/08/2012 à 16h12
Comme le dit TRINIDAD très belles images qui ont fait bonne figure devant les caméras de Canal+
Bon retour parmi l'élite ! On regrettera seulement la -courte- défaite.
TRINIDAD
CHAMPAGNE
13/08/2012 à 13h43
tres belle image en esperant les retrouver toute la saison à Delaune