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Champagne bio / La chasse aux usurpateurs

Publié le lundi 14 mars 2011 à 09H35 - Vu 267 fois



CUMIERES (Marne). Vigneron à Cumières, Vincent Laval vient de prendre la relève  à la présidence de l'association interprofessionnelle des vins  de l'agriculture biologique  de Champagne. Du changement  dans la continuité puisque l'objectif reste le même : convaincre davantage de viticulteurs de sauter le pas. « Produire du bon vin,  et le mieux possible. »

Il connaît bien la maison, pour avoir été l'un de ses fondateurs en 1998. Et c'est dans la droite ligne de ses prédécesseurs - Jean-Pierre Fleury d'abord, puis Bertrand Gautherot ensuite - que Vincent Laval entend mener l'Association interprofessionnelle des vins de l'agriculture biologique de Champagne. Un président fraîchement élu certes, mais avec un objectif qui ne varie pas : poursuivre le travail de persuasion, et de conversion, d'un maximum de viticulteurs vers la culture biologique. Et pour cet adepte du « tout est possible », les indicateurs seraient tous au vert. Y compris dans les rapports entre les « convertis » et les non bio, que Vincent Laval s'évertue, dans le discours en tout cas, à pacifier. « Nous ne devons pas apparaître comme des donneurs de leçons », répète d'ailleurs le vigneron de Cumières.
D'autant que lui est tombé dans la marmite étant petit. « Mon père, explique-t-il, était l'un des sept viticulteurs à s'être lancé dans le bio dans les années 70 ». Pas question donc de jeter un regard compassé sur ceux qui franchissent le pas et découvrent les difficultés de ces méthodes alternatives. Le nouveau président des bio entend d'ailleurs mettre particulièrement l'accent sur le rôle de pédagogue de l'association. « Et je n'entends pas tout faire seul !, s'amuse-t-il. Alors nous allons mettre en place différentes commissions et multiplier les rencontres avec les vignerons. »

La chasse aux usurpateurs


Des orientations que Vincent Laval développera demain, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de l'AIVABC qui aura lieu à Bouzy. Cette réunion permettra également d'aborder le thème des usurpateurs, autrement dit des vignerons qui se présenteraient comme étant bio sans avoir la certification officielle. L'association devrait d'ailleurs prochainement mettre en place un site internet où figurera une liste exhaustive de l'ensemble des champagnes certifiés AB, y compris ceux qui ne sont pas membres de l'association. « Nous faisons la chasse à ces champagnes. Et il faut se souvenir qu'il faut six ans au minimum pour qu'un vigneron produise ses premières bouteilles en bio. »
Quant à ceux qui achèteraient des raisins traditionnels pour parer à une récolte insuffisamment opulente, Vincent Laval veut croire qu'il s'agit d'une pratique marginale. « C'est vrai que certains produisent moins, mais c'est aussi parce qu'il faut mettre des moyens, et travailler avec des gens formés… Notre association est justement un vivier de gens qui ont expérimenté différentes choses. C'est pourquoi nous aspirons d'abord à être une force de proposition. » Son leitmotiv : si lui arrive à le faire avec ses moyens, tout le monde peut s'y mettre. « On est tout des vignerons, chacun doit essayer à son rythme. » Il le répète : tout est possible.

Julienne GUIHARD-AUGENDRE

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chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

15/03/2011 à 14h10

@ ficelle: Avez vous entendu parlé du greffage ? Vous savez ces "racines" américaines qui résistent au phylloxéra....

peut être

15/03/2011 à 11h50

ficelle 02500 : n'êtes pas du métier vous...

ficelle 02500

picardie

15/03/2011 à 09h05

dudule 1° est très réaliste : le champagne est élaboré en laboratoire on lui donne le goût que l'on veut !!!
Le bio 100 % n'existe pas pas plus pour le champagne que pour les fruits et les légumes et la viande !!!
Comment croire que l'on ne traite pas la vigne contre son principal dévastateur redoutable qui est le : phylloxéra ???
L'appelation "BIO" ne sert qu'à faire grimper les prix !!!
cette année, j'ai trouvé diverses marques de champagnes moins connues
à 15 euros la bouteille .....je n'ai pas été déçue : rapport qualité prix.
!

chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

14/03/2011 à 23h41

@dudule : Bio ne veut pas dire sans traitement ! Il n'utilise pas de chimie de synthése. Par contre il peut utiliser du cuivre, du souffre

peut être

14/03/2011 à 23h07

dudule 1°: par exemple avec du souffre et du sulfate de cuivre dans le pire des cas car on peu utiliser des autres méthodes telles que la bio dynamie ; quoi qu'il en soit, la vigne demande avant tout un travail bien fait...
Pour la chaptalisation, le mou concentré produit avec les excédents de récolte rempliraient déjà bien cette fonction.

ledernierdes

14/03/2011 à 19h32

Lisez donc le livre d' Ysabelle SAPORTA ; Le livre noir de l'agriculture,
Fayard, cela ne peut que vous informer utilement sur le désastre de
notre pauvre société corrompue et l'absurdité de celle ci.

MANSA

ici, là ou ailleurs

14/03/2011 à 17h06 | 1

Je partage l'avis de dudule1er, et je vais plus loin: faute de pouvoir changer de terroir, aire délimitée oblige, comment éliminer tous les pesticides qui contaminent la terre depuis des années, et encore pour des dizaines d'années, et dire que l'on fait du bio ?

peut être

14/03/2011 à 15h04

Ci produire bio induit une baisse du volume de la récolte, cela induit de fait une augmentation de la qualité .
En même temps, ce n'est pas une baisse qui, avec les plans sélectionnés actuels, réduit cette dernière en dessous de l'appellation.
Il suffit de bien faire le travail manuel à commencer ; avec des gents compétents...

dudule 1°

14/03/2011 à 12h46 | 1

Il faudra que l'on m'explique comment on peut faire du BIO dans le Champagne.................
Car s'il ne traite pas contre l'oïdium, ou le mildiou............... la récolte sera loin du compte.
Plus la chaptalisation..................... sucre BIO ..................... ?

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