Publié le dimanche 11 décembre 2011 à 11H02 - Vu 612 fois
Cédric Fauré signe tout de suite pour une nouvelle et fructueuse campagne de Coupe.
REIMS (Marne). Pour éviter le sentiment d'indignité vécu par le grand sorti par le petit, Cédric Fauré et le Stade de Reims doivent faire preuve du même état d'esprit que face à Nantes.
UNE fois, dans sa longue et riche carrière, Cédric Fauré a dû affronter l'humiliation d'une élimination prématurée en Coupe de France par une équipe amateur. « C'était avec Guingamp, se souvient-il. On s'est fait sortir par Moulins (CFA) ».
Une saison plus tôt, le 15 février 2003, Toulouse, son club d'alors, explosait en huitième de finale face aux surprenants Alsaciens de Schiltigheim (3-0). « Le coach, Erik Mombaerts, avait donné la priorité au championnat. Je ne jouais pas ce match, mais je m'en rappelle comme si j'y avais participé ».
Fort de son statut de grand buteur de Ligue 2, Cédric Fauré appréhende toujours un peu ces confrontations entre pros et amateurs dans lesquelles les premiers ont tout à perdre. « La honte vous accable lorsque vous chutez face à des amateurs. Ça a été encore le cas des Nantais hier (vendredi) ». Il reconnaît que c'est la nature même de cette compétition qui donne lieu à des exploits.
« Il y a toujours des surprises »
Ce n'est pas faute de prévenir les professionnels du danger de leur duel avec les amateurs qui modifient leur comportement. « C'est vrai qu'avant les matches, tout le monde se dit qu'il faut faire attention pour ne pas sombrer dans le ridicule, mais pour avoir vécu cela dans le camp d'en face, celui des amateurs, je ne suis pas si surpris que ça. Motivés à l'extrême, certains jouent à cette occasion le match de leur saison, voire de leur carrière. Le rapport de force tout comme l'état d'esprit sont inversés et c'est ainsi que naissent les surprises ».
Le buteur toulousain se veut même fataliste : « La Coupe de France ne serait pas la Coupe de France si elle ne véhiculait pas son lot de surprises ».
Quart de finaliste la saison dernière, le Stade de Reims aimerait bien faire encore honneur à une épreuve qui semble lui convenir. « Ça a été un plus dans notre saison. Plus on passait les tours, plus on sentait naître une sorte d'invincibilité. Nos performances ont ravi nos supporters et nous avons bénéficié d'une bonne campagne médiatique ».
Pour revivre « ces merveilleux moments », en offrant par exemple une Ligue 1 au public rémois au tour suivant, le Stade devra faire le job cet après-midi à Marck. « On doit faire preuve de sérieux. L'an dernier, on a constaté que les clubs amateurs du Nord, Avion et Arras, nous ont fait souffrir. Là, cette fois, on retrouve Emmanuel Clément en face. Il nous connaît bien et nous a sans doute préparé quelque chose », affirme le goleador stadiste.
Une occasion à saisir…
Au tour précédent, contre le club de Promotion de District de l'ASI Avenir, les Stadistes ont assuré l'essentiel. Sans plus. « Nous avons bien maîtrisé ce match. Après avoir rapidement mené, nous nous sommes contentés de faire circuler le ballon. Nous avons aussi manqué de réussite. Personnellement, j'aurais pu marquer deux ou trois buts ».
Cédric parierait volontiers pour un dimanche aussi tranquille. « Nous avons la chance de jouer un club de CFA2 et de ne pas effectuer un trop long déplacement. Profitons-en, évitons-nous des frayeurs, en attendant la suite ».
Gérard KANCEL
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