Publié le mardi 18 septembre 2012 à 08H33 - Vu 123 fois
Pierric Poupet se dit prêt à relever les défis fixés par le CCRB pour la saison.
BASKET-BALL (ProB). Arrivé dans la Marne début août, l'ancien Rouennais s'est vite imposé dans le collectif du CCRB. Il a pris toutes ses responsabilités.
DU haut de ses 28 ans (fêtés le 18 août), Pierric Poupet a suffisamment d'expérience pour ne pas subir la pression des objectifs élevés du Champagne Châlons Reims Basket. Le CCRB est en « mode montée », c'est-à-dire prêt à prendre la Pro A si elle se présente ? Ça tombe bien, le Normand est venu pour la retrouver, lui qui l'a connue à Limoges, Bourg-en-Bresse, Orléans et Rouen.
Meneur ou arrière, auteur de 12 points contre les Lillois samedi, le Normand estime que Châlons-Reims est sur la bonne voie.
Pierric, quel bilan tirez-vous du dernier match de préparation, contre Lille (*) ?
« Comme on avait joué la veille à Nancy (défaite 60-82), il y a eu de la fatigue qui s'est surtout fait sentir après la mi-temps. En première période, on a bien défendu sur tout le terrain, au moins pendant 15 minutes. Au retour des vestiaires, on a eu du mal à se remettre dedans. Lille avait plus de jus que nous. »
Et il vous a proposé une zone que vous avez eu du mal à attaquer…
« Ils ont ajusté quelques détails. On n'a pas encore travaillé la zone à l'entraînement. La leur était spéciale. Elle leur permettait de casser le rythme mais j'ai trouvé que c'était une marque de faiblesse de leur part. Si on avait eu les forces pour défendre aussi haut qu'en première période, elle ne nous aurait pas posé autant de problèmes. »
Vous disiez que vous n'aviez pas encore tout travaillé à l'entraînement. Vous estimez-vous en retard dans la préparation ?
« Je le pense. Si vous demandez au coach, il vous dira aussi que nous sommes en retard mais tout le monde se sent en retard à cette période de la saison. Dans l'envie d'apprendre et de bosser, il n'y a rien à reprocher au groupe. Les objectifs sont élevés ici. On essaie d'assimiler les choses. On est dans la phase de compréhension avant d'automatiser nos actions. »
« J'ai trouvé ce qu'on m'a présenté »
Vous êtes sous les ordres d'un staff réputé. Comment vous sentez-vous avec Nikola Antic et Stéphane Frentzen ?
« Le staff est exigeant mais il le faut car les objectifs sont élevés. Je le savais. Je suis venu à Châlons-Reims pour ce challenge-là. »
Comment se passe votre intégration dans le club ?
« Elle se passe bien pour ma famille dans la vie de tous les jours et dans le club pour le sportif que je suis. Entre le discours que j'ai entendu avant de signer et ce que je trouve, il y a une cohérence. J'ai trouvé ce qu'on m'a présenté. On sent que les choses sont pensées. Tout est pensé et fait pour essayer d'améliorer le quotidien des joueurs. Du président au simple bénévole, tout est discipliné. »
Demain, vous allez retrouver votre ancien club, Rouen (20 heures, René-Tys). Pensez-vous que ce sera particulier ?
« Franchement, non. Si c'était là-bas, peut-être mais les choses ont énormément changé. Les joueurs, le staff… Il ne reste rien. J'étais resté à Rouen en Pro B pour un challenge semblable à celui qui m'est proposé au CCRB. Cela a été appréhendé moins professionnellement et, au final, c'était décevant. »
Propos recueillis par Philippe LAUNAY
(*) Succès 82-70 samedi à Châlons-en-Champagne.
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