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Cantonales / FN : des candidats remontés comme des coucous

Publié le vendredi 25 mars 2011 à 09H33 - Vu 75 fois


Pascal Erre, qualifié au second tour sur le canton  de Vitry-le-François Ouest.

Pascal Erre, qualifié au second tour sur le canton de Vitry-le-François Ouest.


(Marne). Le second tour sera chaud là  où les candidats  du Front  ont repris  la campagne…

LE candidat Erre, Pascal, qualifié au second tour sur le canton de Vitry-le-François Ouest, face à Thierry Mouton (PS), est aussi secrétaire départemental de la Marne et secrétaire national aux fédérations du FN. C'est peu de dire qu'il est fier du résultat de ses troupes au premier tour des cantonales.
Présent sur tous les cantons, ses candidats se sont qualifiés pour le second tour sur 11 des 20 sièges encore en jeu. M. Erre souligne la progression du mouvement sur tous les secteurs, par rapport à 2004, et met en exergue l'effet Marine, grandement responsable selon lui des bons résultats du Front : « C'est la victoire de Marine, et c'est pour ça qu'on l'a mise sur les affiches ; alors évidemment, ça les gêne à l'UMP, car s'ils mettaient la photo de M. Sarkozy, ça ne les aiderait certainement pas… »
Dans le détail, le rapport des forces montre que le FN est opposé à l'UMP ou assimilés sur six cantons, au PS et divers gauche « ou dissidents », sur cinq autres. Pascal Erre élimine toute ambiguïté quant aux uns et aux autres en les mettant tous dans le même sac, « le système UMPS ».
Second tour oblige, il faut réactiver l'argumentaire des candidats et leur ferveur combattive : « Au plan local, c'est grâce au PS que l'UMP gouverne la Marne, et ce même PS se retrouve solidaire de tout ce qui y a été fait, ils votent les mêmes choses, tous les grands projets et Vatry aussi. Ils sont tous unis pour dépenser notre argent. Ils ont les mêmes programmes ! »

« Flanquer une raclée au PS »
Autant d'éléments qui rendent nécessaire, pour Pascal Erre, l'élection de représentant FN au conseil général. « Il suffirait même d'un seul, et c'est possible, à Thiéblemont, Avize, Reims IX… pour que s'élève une voix différente. Nous mettrons le nez dans les comptes, et ils devront en rendre, notamment sur les bénéficiaires, hier, du RMI, aujourd'hui du RSA qui sont des étrangers supposément en attente de régularisation… » La ligne du FN en matière de gestion est claire : « Refus des dépenses hors compétences légales obligatoires, pas question de s'égarer dans les relations internationales, l'enseignement supérieur… nous sommes les seuls à le dire, et c'est pour garder ces privilèges que M. Bouquet est prêt à voter plus d'impôt… pour dépenser plus, quand on gaspille déjà 50 millions d'euros par an ! De même, il n'est pas question de se substituer à l'Etat… »
Pour répondre à ceux qui dénient aux cantonales la qualité d'élections « politiques », M. Erre affirme, « nous sommes les seuls à défendre la res publica ».
Au nombre des candidats en lice pour le second tour, M. Erre a souligné le bon résultat de Marie Melnik dont c'était la première campagne sur Epernay II, face au candidat PS dissident Lemaire, dont les oreilles ont dû siffler hier en fin de matinée. « Un dissident PS qui est maintenant soutenu par la fédération de Monsieur Meyer et par le maire d'Epernay, M. Leroy » Marie Melnik s'est dit blessée par les remarques méprisantes de son concurrent. Sur Avize, Pascal Lorin affronte Pascal Desautel dont il dit ignorer l'étiquette exacte « un ex-UDF, ex-MoDem, aujourd'hui divers droite, et demain… UMP ? » A Sézanne, Gérard Bertrand a sorti toute la gauche et contraint, avec l'aide de la participation, René-Paul Savary au second tour : « Savary, il est tellement fier d'être UMP que ce n'est même pas marqué sur son matériel électoral… » Il y a encore M. Dominges, sur Thieblemont Farement. Il a sorti le PS et l'UMP, pour se retrouver face à un divers gauche aujourd'hui soutenu par le PS. Mais sa rancœur va à l'encontre du perdant Michel Journet, soutenu par l'UMP : « Avant le premier tour il disait partout qu'il fallait flanquer une raclée au PS. Aujourd'hui il appelle à voter pour le candidat du PS… Je suis dégoûté… »
Enfin, Jean-Luc Lefèvre, candidat malheureux sur Fère-Champenoise, qui a quand même réussi 13 % pour une première candidature, face à deux DvD notamment ; « la campagne, je l'ai faite intégralement au porte à porte, les gens sont gentils, mais les autres candidats m'ont manifesté un mépris intolérable… »
Philippe LE CLAIRE

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