Ca bouchonne du côté des cavistes

Ca bouchonne du côté des cavistes

Publié le jeudi 01 décembre 2011 à 11H10 - Vu 338 fois

EPERNAY (Marne). L'opération de collecte lancée par les professionnels du liège pour sensibiliser à ses vertus et faire du mécénat n'est pas encore bien relayée à Epernay.

CELA fait deux semaines qu'à Intercaves, la boîte de collecte de bouchons de liège usagés trône sur le comptoir.
Cela fait des siècles que le bouchon de liège est le plus fidèle ambassadeur de ce matériau naturel. Il reste l'obturateur le plus demandé par les consommateurs eux-mêmes, car dans leur esprit, synonyme de qualité.
« Quelqu'un est venu nous voir et on a tout de suite adhéré à la proposition de recyclage, en matière de protection de l'environnement », explique le gérant, Philippe Delauneux. Quelque temps plus tard, la boîte de collecte était déposée dans son magasin.
« Ce n'est pas gênant, sur le comptoir », constate le gérant. Pour l'instant il y en a très peu. « On dit aux clients de revenir avec leurs bouchons, en espérant que ça va marcher. » Philippe Delauneux assure s'être surtout préoccupé du recyclage du liège. « C'est un produit intéressant, naturel et il y en a de moins en moins, pour des raisons économiques. Il est de moins en moins rentable d'émascler (N.D.L.R. enlever les écorces) des chênes-lièges, car c'est une opération que l'on ne fait que tous les neuf ans, pour que l'écorce se régénère. » Il présente 650 références de vins, dont 120 de champagnes. Cela fait pas mal de bouchons en perspective.
Si ce caviste est bien au fait de cette opération menée jusqu'à fin janvier 2012, ce n'est pas le cas de tous ceux que nous avons rencontrés (1).

« Je ne vends pas de bouchons »

Jacqueline Salvatori, caviste depuis soixante ans, avoue qu'elle manque de place pour collecter des bouchons usagés. Même problème pour Gilles Florentin, des Vins Nicolas. « On ne me l'a pas proposé, mais de toute façon ce n'est pas possible. Je n'ai déjà pas assez de place pour stocker. » Il trouve qu'il serait plus judicieux de faire des lieux de collecte séparés. « Moi je vends la bouteille avec le bouchon. Il est rare que les clients le fassent sauter tout de suite, à part quelques touristes », déclare le caviste. Lequel propose 90 références de champagne.

L'union l'Ardennais