Publié le vendredi 13 avril 2012 à 10H52 - Vu 112 fois
Nikola Antic et son staff peuvent faire tourner leur effectif (ici Carter et Joss-Rauze): «Il n’y a pas de joueurs qui soient trop sollicités».
Archives Christian LANTENOIS
Nikola Antic se méfie des Nordistes qui n'ont jamais trop bien réussi à son équipe. Mais, depuis le match aller, beaucoup de choses ont changé…
LES coaches comme les joueurs ont une mémoire infaillible. Ils se souviennent de tel adversaire « qu'on n'arrive pas à jouer » ou de telle salle dans laquelle ils n'ont que de mauvaises ondes.
Nikola Antic n'échappe pas à la règle. Et quelles que soient les conditions (favorables) de son avant match - victoires contre Boulazac (90-69) et à Limoges (82-77) -, le technicien du CCRB a, au moins, deux raisons de se méfier des Nordistes : l'an dernier, les Lillois s'étaient imposés sur le parquet de Châlons (76-78 après prolongation) et cette saison, lors de la première manche, ils ont asphyxié d'entrée Chathuant et ses partenaires (30-10, 10e).
Nikola, affronter Lille après deux victoires contre les deux premiers de la Division ne ressemble-t-il pas à un match piège ?
« Piège, je ne sais pas mais ce qui est sûr, c'est que ce sera un match difficile.
Après nos deux victoires contre Boulazac et à Limoges, c'est normal que les gens attendent beaucoup de nous. Mais, même sans ces deux résultats, cela aurait été difficile. Lille est une équipe qui joue bien contre nous. C'est un danger ».
« Conserver de la fraîcheur »
Forcément, Lille est un mauvais souvenir (défaite 74-64 à l'aller). Le premier quart-temps, notamment, où vous aviez encaissé un 30-10 rédhibitoire…
« Cela reste très sensible. J'espère que ce n'est plus qu'un mauvais souvenir car on a avancé depuis.
Nous sommes plus forts tactiquement. Il faut se rappeler également qu'à Lille, Carter et Mels avaient repris depuis peu après une longue période de blessure et que Corre n'avait pas joué ».
Ces raisons suffisent-elles à expliquer vos dix premières minutes à Lille ?
« Ce soir (hier), on va regarder à la vidéo à quel point on avait mal défendu à Lille. C'est une équipe qui propose un jeu bien structuré.
Les Lillois jouent leurs systèmes pour amener la balle là où ils veulent. A nous d'anticiper ».
Quels sont les points forts des Nordistes ?
« Ils ont de bonnes individualités comme Bradford, qui a déjà joué en Pro A, Smith ou Marshall. Mais, leurs principales forces, c'est le collectif et l'agressivité notamment celle de Sauret (*) qui peut embêter Bryan (Mullins) ».
Vous semblez posséder davantage d'arguments, physiques entre autres, cette année…
« C'est complètement différent. L'an dernier, on avait fini avec des pigistes médicaux. Cette saison, il n'y a pas de joueur qui soit trop sollicité. C'est dû à la richesse de notre effectif. Il faut continuer dans ce sens afin de conserver de la fraîcheur pour les play-offs ».
Sur les cinq derniers matches, Lille a encaissé une moyenne de 67,1 pts. Une donnée importante ?
« Lille est une équipe qui travaille beaucoup. Leur coach défend des idées que moi aussi j'aime mettre en pratique. Cela se traduit par une grosse efficacité défensive ».
Propos recueillis par Yves DOGUÉ
(*) On ne savait pas hier si le meneur lillois pourrait tenir sa place (lire par ailleurs).
Les trousseaux de clés
La bataille tactique aura bien lieu. Nikola Antic, le Ccrbiste et Fabien Romeyer, le Lillois, sont deux techniciens qui aiment surprendre l'adversaire.
A preuve, aucun élément de leurs formations ne peut se targuer d'avoir débuté la totalité des rencontres ! Les coaches prennent donc en compte les forces (et les faiblesses) de leurs rivaux. Comment géreront-ils leurs manques de rotation à la mène ? Mullins a joué 30 minutes à Limoges, Rigaux 37 minutes contre Vichy.
Revue d'effectif et de performances lors des trois dernières journées (à Bourg, contre Boulazac, à Limoges pour le CCRB, contre Le Portel, à Quimper, contre Vichy pour Lille).
LE TRIDENT US
CCRB. - L'axe US, Mullins à la mène, Carter et Daniels dans la peinture, est un axe fort. Daniels évolue plus dans l'ombre (8 pts - 9 rebonds mais aussi 2,3 passes et 3 interceptions). Carter occupe le devant de la scène (18,3 pts à 63 % - 51 % à trois pts) tandis que Mullins approvisionne ses petits camarades (8 passes) sans oublier de participer à la fête.
LILLE. - Les forces sont réparties différemment à Lille. Les trois Américains sont les options offensives prioritaires. Bradford, le petit pivot (1,98 m) traverse une bonne période (16,7 pts à 61 % - 10,7 rebonds - 22,7 d'évaluation), Smith l'accompagne dans le jeu intérieur (12 pts) et Marshall, l'arrière ailier, n'hésite pas à dégainer (8,7 pts à 42 %).
LES GÂCHETTES
CCRB. - Depuis trois journées, les pistoleros marnais font trembler les filets. Mels (15 pts - 47 % à trois pts), Chathuant (8,3 pts - 51,3 % à trois pts) et Plateau (8 pts - 73 %) ne manquent pas une occasion de sanctionner les oublis défensifs adverses. Mullins leur apporte une aide efficace (10,3 pts - 45 % à trois points).
LILLE. - Il ne faut jamais quitter des yeux les shooteurs lillois : Gillet (8,3 pts), Rigaux (7,3 pts) ainsi que le très rentable Camara (8,3 pts en 14') sans oublier Marshall.
LES SPÉCIFICITÉS
CCRB. - La triplette bleue de l'intérieur peut faire basculer un match. Corre (6,7 pts - 3,7 rbds), Beye (4,7 pts à 58 % en 10 minutes) ainsi que Kolb et Soliman, peu utilisés récemment, pèsent énormément sur le déroulement d'un match.
Joss-Rauze, le poison défensif du cru sait faire déjouer ou tourner en bourrique les meneurs ou dangers adverses. Il se montre de plus en plus efficace de l'autre côté du terrain (5,3 pts à 60 % - 70 % à trois pts).
LILLE. - Leurs alter ego se nomment Taccoen (3,3 pts - 7 rbds en 18'), Tensorer (6,7 pts - 3 passes en 25') et Camara.
Y.D.
Les faux frères
Tous trois font partie de l'histoire du basket rémois… sans avoir jamais évolué ensemble sous les couleurs du RCB. Ce soir, ils défendront bien un maillot rouge mais ce sera celui de Lille.
Julien Sauret (RCB 99-00 en N1), Benoît Gillet (RCB 03-07 en Pro A) et Aurélien Rigaux (RCB 07-08 en Pro B) font partie des cadres du groupe dirigé par Fabien Romeyer.
Julien et Aurélien forment une paire de meneurs complémentaires, le premier plus défensif cédant le relais au second qui aime décocher des flèches derrière l'arc de cercle.
Question gâchette, Benoît Gillet en est une. A l'aller, il avait signé un remarquable 5/8 à trois points et grandement participé au premier quart-temps de feu de son équipe.
Le staff ccrbiste est conscient de ces données. Il sait aussi que les anciens d'une équipe veulent se montrer sous leur meilleur jour quand ils reviennent sous d'autres couleurs.
Y.D.
Le danger : Steffon BRADFORD
Il en a foulé des parquets, le petit intérieur lillois Steffon Bradford (1,98 m). Sorti en 2001 de l'université de Nebraska, il a ensuite débuté un tour du monde de la grosse balle orange. La Finlande, la Corée du Sud, le Portugal, la Pologne et Israël ont reçu sa visite.
En 2006, il découvre la France à Nanterre. Il évoluera également à Limoges, à Dijon avant de poser son sac de sport à Lille.
Depuis dix matches, Bradford accumule les bonnes performances. Il marque (15,7 pts à 61 %), il prend des rebonds (7,6) notamment 3,4 sous le cercle de l'adversaire, il provoque les fautes (3,6) et délivre même quelques caviars (1,5). Son évaluation (17,9) prouve qu'il faudra le surveiller de très près.
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Commentaires anonymes
14/04/2012 à 10h32
que le meilleur gagne