Avant Reims - Brest / Chauvin voyage à vide

Avant Reims - Brest / Chauvin voyage à vide

Publié le vendredi 23 novembre 2012 à 11H05 - Vu 635 fois

FOOTBALL (L1). A Delaune demain, Brest tentera d'en finir avec ses démons qui le hantent loin de la Bretagne. Landry Chauvin y verrait un signe positif dans la lutte pour le maintien. Interview.

UN MATCH À SUIVRE EN DIRECT DE DELAUNE SAMEDI À PARTIR DE 20 H.

Brest (12e, 16 pts), c'est l'équipe des paradoxes. Elle est aussi solide à domicile (16 points pris sur 18 possibles) qu'elle peut être friable loin de son Finistère (7 défaites de rang). A Delaune demain, Landry Chauvin veut inverser le cours des choses. Dans un duel sur fond de fin de série…

Qui de Reims, qui reste sur quatre défaites en cinq matches, ou du Brest peu porté sur les voyages brisera sa spirale ? A quelques jours de ses 44 ans (le 7 décembre), le technicien breton et ex-Sedanais a plus d'une raison d'espérer qu'il sera celui-là.

Ne serait-ce que pour tuer le chat noir qui le suit en 2012. L'ancien coach des Sangliers n'a pas gagné à l'extérieur depuis Amiens (0-2) en… décembre 2011 ! Avec Nantes (2 nuls et 7 défaites) ou Brest (7 revers), il reste sur 16 déplacements infructueux.

« Une partie de yo-yo »

Landry, avec Hubert Fournier, vous étiez les seuls coaches à découvrir la L1. Le round d'observation s'est-il bien passé ?
« D'autant plus facilement que j'ai trouvé à Brest un club familial. Il me rappelle Sedan quand je découvrais la Ligue 2. Nous avons les moyens de travailler avec sérénité et tranquillité pour remplir l'objectif maintien. »

Reims prétend défier, demain, quelqu'un de son championnat. Partagez-vous cette manière de présenter les choses ?
« A part Montpellier, qui est l'anomalie dans la seconde moitié du tableau, on y retrouve les huit équipes qui vont se battre pour sauver leur tête. On se rend donc chez un concurrent direct. »

C'est un match que vous abordez avec plus de confiance que le Stade. Vous avez avoué, samedi, avoir enfin vécu un match sereinement avec le succès sur Bastia (3-0)…
«C'est vrai mais il faut être prudent avec nous. On a l'habitude de faire un pas en avant à domicile et deux en arrière à l'extérieur. On est dans une partie de yo-yo qui durera tant qu'on n'aura pas conquis un résultat loin de chez nous. Il devient important d'en faire un, surtout qu'on reçoit Marseille avant d'aller à Rennes après Reims. »

Comment expliquez-vous cette double facette du Stade Brestois ?
« Nous sommes plus sereins à Le Blé. A l'extérieur, nous sommes plus en réaction. Paradoxalement, notre meilleur match de la saison est celui à Ajaccio. Nous n'avons pas forcément été récompensés là-bas. »

Rassurez Reims, vous n'avez pas trouvé la recette pendant la semaine ?
« Il faut relativiser. Nous avons sept défaites à l'extérieur. Nous avons encaissé 18 buts depuis le début de saison mais 11 l'ont été sur trois matches seulement (Saint-Etienne 0-4, Nice 2-4 et Toulouse 1-3). Cependant, on sait qu'il ne faut plus traîner en route. Il est important de dominer un adversaire direct. On y va pour gagner. »

Que vous inspire Reims ?
« Il rappelle Brest quand il est monté en 2010-2011. Il a évolué sur la dynamique de cette accession (*). Reims aurait signé de suite pour ce début de saison. Les deux clubs sont proches. »

Le traumatisme du 5 décembre 2011

Quel détail pourra les départager demain ?
« Avec sept défaites de rang à l'extérieur, on ne va pas fanfaronner. J'attends les mêmes dispositions, le même état d'esprit que face à Bastia. C'est ce qui pourra nous donner enfin un peu de continuité dans nos résultats. »

Delaune pour vous, c'est la joie d'une victoire dans un derby ou la frustration du Reims-Nantes (3-1) de décembre dernier ?
« J'ai plaisir à revenir à Reims. J'y ai un bon souvenir avec Sedan lors de notre succès synonyme de maintien (1-0) avec un but d'Allart (1-0, 20 mars 2009). Ce résultat avait un peu scellé le sort de Reims malheureusement mais j'ai en mémoire la communion avec nos supporters. Delaune, c'est aussi un très mauvais souvenir mais Reims n'y était pour rien. Sur ce match (16e journée, le 5 décembre 2011), on avait été pénalisé par les arbitres qui n'avaient pas validé l'égalisation de Raspentino (le ballon avait largement franchi la ligne de but de Liébus). L'ouverture du score était déjà entachée d'un hors-jeu mais, à vitesse réelle, c'était difficile à déceler… J'espère ne jamais revivre ça. On ne le saura jamais mais ce fut peut-être le moment clé de notre saison. On aurait pu revenir à deux points de Reims. Au lieu de cela, il s'était échappé. »

 

(*) L'élan était plus porteur dans le Finistère de cette saison 2010-2011 puisque les Brestois étaient en tête avec 22 points au terme de la 13e journée. Pour finir 16es avec 46 unités…

L'union l'Ardennais