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Autonomie des universités : cette fois, ça y est !

Publié le mercredi 05 janvier 2011 à 09H11 - Vu 990 fois


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Désormais, l'Urca dispose d'une plus grande souplesse pour organiser ses enseignements…  dans le cadre d'un contrat avec l'Etat.

Désormais, l'Urca dispose d'une plus grande souplesse pour organiser ses enseignements… dans le cadre d'un contrat avec l'Etat.


Depuis le début de cette nouvelle année, l'Urca est officiellement autonome. Enfin, relativement.

C'EST fait : l'Urca, l'université de Reims Champagne-Ardenne, est officiellement autonome depuis ce 1er janvier 2011. On se souvient peut-être que cette possibilité lui avait été offerte dès 2009 dans le cadre de la loi LRU (libertés et responsabilités des universités), mais à l'époque, le président Vistelle et son conseil d'administration avaient estimé que leur boutique n'était pas prête à se lancer dans l'aventure : plusieurs services (finances, ressources humaines, communication notamment) étaient alors jugés sous-dimensionnés. A présent, les choses ont changé, recrutement et redéploiement des effectifs sont intervenus. « Les emplois ont été pourvus soit en interne, soit par l'extérieur, indique le président. Nous avons notamment créé quatre emplois supplémentaires aux ressources humaines. »

Cordon non rompu


Que va donc modifier cette fameuse autonomie (que le président Vistelle appelle officiellement RCE, comme responsabilités et compétences élargies) ? D'après le ministère, ce nouveau cadre permet aux intéressées de « faire des choix stratégiques, mener une véritable politique de recrutement, et gérer un budget global (avant l'autonomie, l'université ne disposait en gros d'une marge de manœuvre que sur 25 % de ses ressources) ». « Avant, rappelle le président Vistelle, il y avait dans l'année une période unique de recrutement. Avec l'autonomie, nous allons pouvoir recruter tout au long de l'année. » Concernant les finances, « notre budget intègre désormais la masse salariale, il passe d'un peu plus de 60 millions à 180 millions d'euros. Ceci nous permettra de dégager des marges de manœuvre, ce qui était impossible jusqu'à présent. » Précisons toutefois que cette masse salariale restera fixée par le ministère : pour 20 % selon des critères de performance (3 % avant la réforme), les 80 % restants étant évalués « en fonction de l'activité » (nombre d'étudiants présents -et non plus inscrits- aux examens, nombre d'enseignants-chercheurs publiants).
Pour ce qui est des « choix stratégiques », on pense notamment pour Reims au projet de déménagement du campus sciences vers Croix-Rouge, ce qui supposera un préalable non réalisé à ce jour : que l'Urca devienne propriétaire de son patrimoine immobilier (lire par ailleurs).
Pour ce qui est du contenu des enseignements, l'Urca comme toutes les universités déclarées autonomes (soit 90 % à présent) dispose à présent, selon le ministère, de « tous les leviers pour organiser ses formations en fonction des besoins des étudiants et de la situation de l'emploi ». Tous les leviers ? Pas tout à fait quand même dans la mesure où le contenu des formations reste encadré par un contrat avec l'Etat (celui en cours arrive à échéance à la fin de cette année). Autonomie certes, mais sans rupture totale du cordon ombilical avec l'autorité -et l'argent- publics.
Antoine PARDESSUS

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galite

J'ai annoncé le 15 octobre dans un post censuré aussitot publié que je cessais toute publication dans la mesure où mes commentaires étaient modifiés

05/01/2011 à 19h36

Prochaine étape : privatisation , libre fixation des droits d'inscriptions , assujetissement aux exigences des patrons financeurs , élimination des branches "non rentables" .... : l'américanisation à marche forcée , un si beau modèle!

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