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Au temps de la seigneurie à Braux-Sainte-Cohière

Publié le lundi 18 juillet 2011 à 09H43 - Vu 53 fois


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Une entrée royale.

Une entrée royale.


Ce petit village aux peupliers gigantesques abrite un somptueux château édifié au XVIe siècle, qui devint une commanderie, notamment lors de la bataille de Valmy.

SITUÉE à quelques kilomètres à peine de Valmy, au cœur de cette Marne non épargnée par la Grande Guerre, la commune de Braux-Sainte-Cohière est connue particulièrement pour sa seigneurie.
Des douves délimitent un quadrilatère dont les courtines et les quatre tours d'angles munies de canonnières devaient permettre d'en protéger l'accès. La balade dans le parc de 4 hectares est enchanteresse et bucolique avec une belle pergola dans le carré du « jardin des simples » avant d'aboutir à l'Orangerie.
Ses fortifications de brique et de gaize, cette roche poreuse typiquement champenoise, légèrement rugueuse au toucher, virant du gris au blanchâtre, voire au verdâtre, en font un magnifique exemple de l'architecture régionale de la fin du XVIe siècle. La demeure construite par le seigneur Philippe de Thomassin, gouverneur de Châlons, est datée de 1578.

Une « commanderie »

En pleines guerres de religion, Thomassin livre une compagnie de cavalerie qui comptera jusqu'à 250 hommes, afin de combattre les Ligueurs dans la Champagne châlonnaise. Il prend part à la défense victorieuse de Sainte-Ménehould, assiégée en 1590.
La paix intervenue, il s'impose comme un notable éminent de Châlons.
On peut raisonnablement penser que le château de Braux a vu stationner en cette fin de XVIe siècle les troupes du capitaine Thomassin. D'où cette dénomination de « commanderie de chevaux-légers », parfois utilisée pour le désigner. Évidemment, il ne peut s'agir du fameux corps d'élite attaché à la personne du Roi, mais bien d'une compagnie de cavalerie légère.
Philippe de Thomassin meurt sans descendance.
Le patrimoine passe donc de main en main, de Geoffroy Le Gorlier, avocat au Parlement de Châlons en 1619 à la famille Gorlier puis à Jean Drouet en 1708.
En juillet 1794, une partie du château déclarée bien national est vendue à la République.
Le château est transformé en ferme sous la Révolution. Et c'est le mécène André Bussinger qui le sauve de la décrépitude en le rachetant en 1969.
Aujourd'hui, la demeure est gérée par le Conseil général. Des interventions techniques ont été réalisées depuis le mois de mai 2005. Des travaux de réhabilitation ont démarré depuis janvier 2006 afin de remettre en état la partie du bâtiment endommagée.

Lilly THOMANN
Visites du château à partir du 1er septembre jusqu'au 30 juin. Elles sont possibles sur rendez-vous au 01.44.41.44.20.

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