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Association des régions viticoles / Bachy réélu sans entrain

Publié le samedi 12 mai 2012 à 10H51 - Vu 94 fois


Jean-Paul Bachy, président (divers gauche) du conseil régional

Jean-Paul Bachy, président (divers gauche) du conseil régional


La lutte pour le maintien des droits de plantation viticole a permis à Jean-Paul Bachy de rempiler, hier à Turin, pour un troisième mandat à la tête de l'association des régions européennes viticoles (Arev).

PRÉSIDENT depuis 2008 de l'association des régions européennes viticoles (Arev), Jean-Paul Bachy, président (divers gauche) du conseil régional de Champagne-Ardenne, s'est vu confier un troisième mandat, hier à Turin (Italie). C'est dans une ambiance de ras le bol des professionnels de la vigne du continent que cette réélection, aucun autre candidat ne s'est présenté, s'est déroulée lors de la session plénière annuelle.
Depuis l'adoption en décembre 2007, par le conseil des ministres européens, de cette décision de libérer, en fait supprimer, les droits de plantation des vignes, les adhérents de l'Arev, 75 régions de 17 pays d'Europe, se battent pour revenir sur cette suppression. Sans résultat. Ces droits s'avèrent pourtant essentiels afin d'encadrer la plantation de vignes et contrôler l'offre de ce marché atypique.

« De quoi ont-ils peur ? »

Comme lors des sessions plénières des années précédentes, le consensus s'est fait pour, dans la résolution finale, demander le maintien du dispositif au-delà de fin 2017, date butoir. Mais, les esprits s'essoufflent tant les avancées se font attendre face au mutisme du commissaire européen en charge de l'agriculture, le roumain Dacian Ciolos. L'étude, commandée voilà un an, du Professeur Montaigne, de l'université de Montpellier, démontrant « qu'est inexacte l'argumentation qui a amené la décision de la fin des droits de plantations », a rassuré un peu la centaine de membres présents à hier Turin.
« Nous sommes une force de proposition tournée vers l'avenir. De quoi ont-ils peur ? » s'est interrogé Jean-Paul Bachy devant le manque de dialogue de l'administration européenne. Des actions, avec une mobilisation des élus régionaux de toutes parts, au-delà des professionnels, lors d'un rassemblement à Bruxelles, pourraient engendrer une plus forte médiatisation « en insistant sur les conséquences sur l'emploi, l'environnement et la culture de nos territoires », envisage le président réélu.
En cas du maintien du système des droits de plantation, désormais demandé par seize gouvernements conscients d'avoir fait fausse route, il sera temps alors de ressortir, pour les membres de l'Arev, les sujets de divergence comme la chaptalisation ou l'irrigation des vignes…

Frédéric GOUIS

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zébulon08

13/05/2012 à 23h10

Il a tout à fait la tête d'un défendeur de régions viticoles !

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