Publié le samedi 14 août 2010 à 10H00 - Vu 479 fois
COURANT juin 2007, une mère de famille, résidant dans le centre-ville de la cité rose, est victime d'un viol. Alors qu'elle est endormie chez elle, un homme réussit à pénétrer dans l'habitation. Surprise dans son sommeil, elle subit cet acte de violence. La porte d'entrée de la maison n'est pas bien verrouillée. C'est ainsi que l'auteur a pu rentrer dans l'habitation. Mère de deux enfants, la jeune femme est restée particulièrement traumatisée par ces faits.
Les gendarmes, alertés la nuit même des faits, ont immédiatement ouvert une enquête. Avec l'aide précieuse de deux gendarmes techniciens en identification criminelle, les hommes de la brigade de recherches de Vitry-le-François ont procédé à de minutieuses constatations. Habituellement, le gendarme est seul pour cette mission. Mais pour cette enquête, il avait très vite été décidé de mettre le double de moyens afin de résoudre le plus rapidement possible cette triste affaire de mœurs.
Les constatations sont minutieuses même si pourtant le travail n'était pas évident car rien n'avait été laissé par l'auteur. Finalement, les gendarmes parviennent à extraire de l'ADN et une empreinte. Seulement, une fois ces précieux indices décodés par le laboratoire, rien ne ressort de la base de données.
Les gendarmes poursuivent leur enquête. Au total, ils interpelleront quinze personnes, des interpellations réalisées sur tout le territoire français. Mais, à chaque fois, le suspect ne reconnaît pas les faits et, surtout, l'ADN ne correspond pas… Les pistes se ferment.
Et voilà qu'il y a un peu moins de deux mois, un Vitryat de 35 ans, jusqu'alors inconnu des services de police et de justice, est appréhendé par les gendarmes de Vitry-le-François pour une affaire de mœurs. Placé en garde à vue, il doit se soumettre au test ADN. Des tests qui sont envoyés à Paris pour être analysés. Les résultats sont tombés mercredi. L'ADN du suspect correspond à celui retrouvé dans la chambre de la victime.
Le Vitryat a aussitôt été interpellé et placé en garde à vue. S'il a nié les faits de viol au début de son audition, il aurait finalement reconnu les faits. Présenté devant le juge, il a été incarcéré à la prison de Reims, en attendant que l'enquête soit terminée et une date de jugement arrêtée.
A.-S.C.
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