Publié le jeudi 06 octobre 2011 à 08H41 - Vu 197 fois
Bonne entente entre l'université et le rectorat, même si Philippe-Pierre Cabourdin a remis quelques petites choses au point.
CHAMPAGNE-ARDENNE. Devenue autonome, l'université champardennaise va passer un nouveau cap, avec un pôle de recherche commun avec Amiens.
Achaque année sa révolution : l'université vient de devenir autonome, elle va rendre opérationnelle le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) avec Amiens, et d'ici 5 à 6 ans, le campus unique à Croix-Rouge.
Le discours « bilan et perspectives » du président Richard Vistelle a donc été positif sur l'université de Champagne-Ardenne : « Après deux ans de préparation, la transition vers l'autonomie s'est faite sans accroc. Nous avons une plus grande souplesse, nous pouvons renforcer notre identité ».
Il n'a pu s'empêcher, histoire sans doute de mettre le nouveau recteur, Philippe-Pierre Cabourdin, dans le bain d'entrée, de préciser que « l'autonomie était toute relative, avec un contrôle rectoral et une rigueur budgétaire de mise. Il faut être prudent pour cette première année ».
Pourtant, les notes de l'agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur sont bonnes pour l'Urca. Le fameux Pres sera opérationnel en février, « pour une meilleure cohérence, lisibilité et adéquation avec le terrain » (et en coopération avec l'université de Mons en Belgique) ; le label « NoctamBU » a été décerné aux trois bibliothèques (pour des horaires élargis) ; trois nouvelles formations sont lancées (master droit du vin et des spiritueux, filière ingénieur « thermique et énergétique » et master dédié aux matériaux innovants). L'Urca fait aussi partie du projet de la société d'accélération de transfert technologique porté par le Pres Lille Nord de France…
En plus, le recteur a souligné que le budget de l'Urca a augmenté de plus de 9 %, « contre 3 % au niveau national ». Il s'agit surtout « de nouvelles charges, de nouvelles missions, une augmentation de la masse salariale ». Bref, tout va bien !
Philippe-Pierre Cabourdin a toutefois remis quelques points sur les I par rapport au discours de Richard Vistelle : « Quand vous dites que l'université est le 3e employeur régional derrière le CHU et EDF, c'est parce que vous mettez hors concours le rectorat je suppose ? » Plus sérieusement, le recteur prend son rôle de contrôleur de l'université très à cœur, demandant à disposer « d'un suivi budgétaire et d'une comptabilité analytique, pour permettre la poursuite de l'aide de l'Etat ».
En revanche, pour Philippe-Pierre Cabourdin, il n'y a pas d'adéquation entre la baisse, une fois de plus, des inscriptions à l'IUFM et des postes supprimés dans l'Education nationale. « La preuve, c'est qu'il y a dans l'académie des postes non pourvus, notamment en littéraire et en grec ancien. Avis aux amateurs ! »
Il a salué la naissance du Pres, « qui aura été longue », ainsi que la convention avec le Medef, « car les PME-PMI ne se tournent pas assez vers l'Université. Il faut que la recherche bénéficie aussi à ces entreprises ».
Le bilan de Richard Vistelle sera fait de toute façon en fin d'année universitaire, puisque ce sera la fin de son mandat…
G.F.
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