Publié le vendredi 20 janvier 2012 à 08H55 - Vu 515 fois
Anne-Marie Bride sera inhumée dans le Vaucluse.
Anne-Marie Bride était l'épouse de l'ancien maire de Reims (1953-1957).
Épouse de l'ancien maire de Reims, le MRP René Bride qui a présidé les destinées de la ville de 1953 à 1957, Anne-Marie Bride vient de mourir dans sa centième année. Fille du pharmacien de la place d'Erlon Albert Charlier, elle avait rencontré celui qui allait lui donner huit enfants alors qu'il travaillait comme chimiste aux Établissements Quirin de Saint-Quentin avant d'ouvrir une pharmacie avenue de Laon, à Reims, en 1932, et quatre ans plus tard, un laboratoire dans la même rue.
Rencontre avec Paul Fort...
Partageant sa vie entre sa grande famille et son mari inventeur de plusieurs médicaments (le pectonal, le sedaspir et le coricide Roland), directeur de la Concorde, créateur d'un hôpital pour les gazés, puis membre du comité de la Libération auprès du Dr Billard, maire, Anne-Marie Bride l'avouait : elle aurait préféré vivre tranquille et dans l'ombre plutôt que d'être parfois obligée de faire garder ses enfants pour des soirées municipales.
Reste qu'elle avouait, par ailleurs, qu'elle conservait quelques bons souvenirs de la période 1953-1957 au cours de laquelle son époux avait dirigé la ville après trois tours de scrutin : la rencontre avec le poète Paul Fort, celle du colonel Accart, commandant d'armes de la place de Reims, ou du sous-préfet Escandre etc. (1)
Très marquée par l'accident de voiture dans lequel son mari avait été gravement blessé alors qu'il revenait d'un match de football du Stade de Reims, Anne-Marie Bride l'avait été encore plus en se rendant compte que, profitant de la longue convalescence de son mari, des responsables de la chambre de commerce et des organismes logeurs de l'époque avaient grenouillé, avaient comploté pour développer la ville par sa périphérie et non par l'intérieur, le poussant finalement à la démission.
Anne-Marie Bride sera inhumée à proximité de l'abbaye de Saint-Hilaire, près de Ménerbes (Vaucluse), un ancien couvent dont elle avait fait l'acquisition avec son mari, et qu'ils avaient si bien rénové qu'il a été classé Monument historique en 1975.
À toute sa famille, l'union présente ses condoléances attristées.
Alain MOYAT
(1) Extrait de « 1950-2000 - 50 ans de vie rémoise » aux Éditions Fradet.
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