Publié le lundi 06 août 2012 à 09H35 - Vu 463 fois
SAINTE-MENEHOULD (Marne). Les travaux auraient dû commencer au printemps mais le financement du projet - qui pèse 20 millions d'euros - n'était pas bouclé. C'est désormais chose faite. Le chantier de la nouvelle usine Albéa devrait démarrer d'ici la fin du mois.
DEPUIS bientôt deux ans, le projet de construction de la nouvelle usine Albéa en bordure d'autoroute à Sainte-Ménehould alimente les conversations et la chronique locale.
On a d'abord connu l'époque où la communauté de communes achetait des terrains pour les mettre à disposition de l'entreprise.
Puis celle où elle s'engageait à trouver une solution de reprise pour les bâtiments actuels de la Sucrerie, évalués à 3,5 millions d'euros par les Domaines.
Il y eut ensuite de nombreuses réunions en préfecture avec les élus de l'arrondissement, du département et de la région pour tenter de trouver une solution au montage financier du projet.
En début d'année, Albéa a créé la surprise en annonçant qu'elle se passerait des collectivités et ne ferait appel qu'à des financeurs privés. Le tour de table avec les banques a pris six mois de plus. « Le contexte est assez compliqué, reconnaît le pdg de Cebal SAS, Laurent Villemin. Nous allons finalement travailler avec un pool de banques : Natixis, la Banque Populaire Champagne-Ardenne et Oséo. Nous serons propriétaires du site à la fin du crédit-bail. »
Cette échéance ne devrait pas intervenir avant une dizaine d'années. Les plans de l'usine - qui s'étendra sur 22 000 m2 - n'ont pas changé, de même que le budget initial pour sa construction, estimé à 20 millions d'euros.
Pour tenir les délais, il va falloir mettre les bouchées doubles. « Notre objectif de départ était d'avoir terminé construction et déménagement fin 2013. Nous allons commencer les travaux plus tard que prévu mais nous devrions tenir cette prévision », estime Laurent Villemin. Le chantier, qui doit commencer à la fin du mois (ou au plus tard début septembre), durera 9 mois. Ensuite, il faudra orchestrer les déménagements. « Entre juin et décembre, nous devrions déménager deux lignes tous les 15 jours. Le critère ne sera pas tel site avant tel autre mais plutôt des lignes fonctionnant ensemble, qu'elles soient à Sainte-Ménehould ou à Vienne-le-Château. »
Qu'adviendra-t-il des deux friches industrielles de l'arrondissement ? « Leur devenir reste une priorité. Ces trois quatre derniers mois, je n'ai pas relancé ce dossier mais je ne vais pas abandonner. Albéa paye un cabinet qui recherche des investisseurs. Le projet de village des marques est toujours dans les tuyaux, de même que d'autres possibilités de reconversion. »
En ce qui concerne les emplois, le pdg affirme que rien n'a changé.
« J'ai toujours dit qu'il y avait de la place pour tous les effectifs de Vienne-le-Château et de Sainte-Ménehould. »
L'an dernier, toutefois, un plan de départ volontaire a été ouvert et quelques salariés ont choisi cette option.
Ces deux dernières années, les salariés des sites argonnais ont fait face à de nombreuses incertitudes liées souvent à une absence d'information sur l'état d'avancement du projet de nouvelle usine.
« J'ai toujours dit qu'on ferait ce projet et j'ai toujours été confiant. La question c'était quand. C'est vrai que, de ce fait, il m'était difficile d'être dans une communication pro-active. Nous venons de signer avec les banques. Nous allons maintenant pouvoir envoyer un courrier à l'ensemble du personnel pour lui exposer la situation et commencer à l'impliquer dans le projet, notamment par rapport à l'ergonomie des postes de travail ». En rentrant de vacances, sûr qu'ils seront nombreux à faire un crochet par la zone des Accrues pour voir si les engins ont bel et bien commencé leur chantier.
Stéphanie VERGER
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cacasse02
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