Publié le mardi 04 septembre 2012 à 11H00 - Vu 458 fois
La nouvelle usine regroupera les activités des sites existants de Sainte-Ménehould et Vienne-le-Château.
La nouvelle usine Albéa ne sera pas l'Arlésienne de Sainte-Ménéhould. Les premiers travaux de génie civil ont débuté le 20 août sur la zone des Accrues. Et ils sont partis pour durer neuf mois. « Hors intempéries », précise Laurent Villemin, le PDG de Cebal SAS qui a bien assimilé le facteur temps.
Gagner des parts de marché dans l'alimentaire
Depuis bientôt deux ans, le montage financier échafaudé dans différents scénarios a fait perdre du temps. Après les collectivités, c'est finalement autour d'un pool bancaire que la solution finale a été retenue. Elle associera Natixis, la Banque populaire Champagne-Ardenne et Oséo pour porter ce projet de 20 millions d'euros. Au terme du crédit-bail d'une dizaine d'années, Albéa deviendra propriétaire des murs de cette usine qui va s'étendre sur 22 000 mètres carrés. « Nous avons pu convaincre le siège du groupe, l'encadrement, les actionnaires, les banques », se réjouit Laurent Villemin. « Je ne dis pas que d'autres solutions n'auraient pas été les bonnes », ajoute-t-il sans états d'âme. Mais il fallait faire avancer ce dossier qui va faire penser aux douze travaux d'Hercule : plusieurs ateliers et lignes de production installés dans les sites actuels de Sainte-Ménehould et Vienne-le-Château seront à déménager en six mois. « Il faut que tout soit fini pour fin 2013. »
La production de tubes d'emballage laminés et en plastique pour la cosmétique et la pharmacie redémarrera au fil de la réinstallation des ateliers. En répondant mieux aux nouvelles normes environnementales, la nouvelle usine va aussi anticiper sur l'usage de véhicules électriques en étant dotée de bornes de rechargement.
Forte de près de 7 00 salariés, elle sera surtout en capacité de répondre à un marché en croissance sur les volumes, que Cebal espère capter par des conquêtes commerciales.
Parmi plus de 200 clients figurent de grands groupes comme L'Oréal, LVMH, Procter & Gamble, Nestlé, etc. Le secteur alimentaire est un domaine dans lequel l'entreprise d'emballage ambitionne de gagner des parts de marché : sauces, mayonnaises, lait concentré, etc. Et même des produits de jardin. « Le tube a du potentiel », assure Laurent Villemin.
Quant au devenir des deux sites qui seront libérés, les déménagements programmés offrent maintenant des perspectives plus concrètes. « C'est un enjeu majeur de valoriser le foncier existant. Nous le ferons en partenariat. » Albéa a missionné un cabinet qui est à la recherche d'investisseurs.
Pour un village des marques ? L'idée est toujours d'actualité, parmi d'autres pistes.
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