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À Frignicourt Le numérique s'affiche à l'école

Publié le samedi 11 décembre 2010 à 12H00 - Vu 97 fois


« Je ne reviendrai pas en arrière ! » déclare Caroline Lounissi,  professeur des écoles.

« Je ne reviendrai pas en arrière ! » déclare Caroline Lounissi, professeur des écoles.


FRIGNICOURT, village de 1 900 habitants, vient de faire un bond en avant en passant au… numérique. Depuis la rentrée, l'école primaire est dotée d'un tableau numérique. « C'est un outil actuel. Il est important que les enfants s'y familiarisent », explique le maire Daniel Yon.
C'est pourquoi, l'élu a déposé une demande de subvention auprès de l'État. Une demande qui lui a été refusée dans un premier temps.
« On m'a répondu que Frignicourt était considérée comme une commune urbaine… » raconte-t-il.
Daniel Yon bondit. Il fait jouer ses relations et fait entendre sa voix.
Son principal argument : le regroupement scolaire, l'école primaire de Frignicourt accueillant des élèves du village bien sûr mais aussi de Bignicourt-sur-Marne, de Blaise-sous-Arzillières, des Rivières-Henruel et de Saint-Chéron. « J'ai fait valoir le caractère rural pour partie de la commune », précise-t-il.
Le dossier finit par arriver jusque dans le bureau du ministre de l'Éducation, Luc Châtel, maire de Chaumont qui plus est. Celui-ci accorde une subvention de… 9 000 euros sur une somme totale de 16 000 euros.
« C'est interactif ! »
Caroline Lounissi, professeur des écoles, utilise tous les jours le tableau numérique avec sa classe de CE2-CM1.
« Je ne reviendrai pas en arrière ! » s'exclame-t-elle. Tous les cours, tous les devoirs sont enregistrés dans un micro-ordinateur portable qui est relié à l'écran blanc tactile.
« Je mets toutes mes leçons sur une clef USB le soir à la maison, explique-t-elle.
À l'école, je n'ai plus rien à écrire. Du coup, je peux surveiller ce que les élèves font. Je ne leur tourne pas le dos. C'est plus de travail en amont mais au quotidien avec les enfants, je gagne du temps ».
Cette institutrice utilise essentiellement le tableau numérique pour la géographie, l'histoire et les sciences. »
Les élèves peuvent ainsi travailler directement sur des fonds de carte et des images qu'ils peuvent remplir et manipuler ».
Grâce à deux stylets, les élèves peuvent écrire, tracer des lignes et des formes ou déplacer des étiquettes.
« C'est interactif ! » reconnaît-elle.
Depuis que cet outil a fait son entrée dans la classe, ses 25 élèves participent davantage au cours.
« Ils veulent tous venir au tableau. Ils sont davantage motivés », constate Caroline Lounissi.
Lorsqu'elle veut les préparer au Brevet informatique et internet (B2I), elle s'installe avec ses élèves dans la salle d'à côté. Là, 8 ordinateurs portables se trouvent reliés en réseau.
« Ils travaillent le traitement de texte, les tableaux et la recherche de documents sur Internet. Je vois en direct ce qu'ils font et de mon poste d'enseignant, je peux intervenir sur chaque ordinateur », se réjouit-elle.
Le tableau noir et les bâtons de craie n'ont pas pour autant disparu de la classe. Caroline Lounissi les utilise encore lorsqu'elle veut garder « une trace écrite ».

Stéphanie GRUSS

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