Publié le jeudi 16 septembre 2010 à 10H33 - Vu 2194 fois
Maria et son ami Mohammed au guichet du Crous.
REIMS (Marne). Parmi les nouveautés de cette rentrée étudiante à Reims, une plus grande souplesse dans les règles de garantie de paiement des loyers. Pour cette année 2010, certaines nouveauté voulues par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La faculté, ce n’est pas uniquement des cours, c’est également un lieu d’échanges entre étudiants et les associations sont là pour ça.
Garantie au logement, le Crous s’assouplit
MARIA a 23 ans ; elle vient d’arriver à Reims pour poursuivre ses études entamées à Metz, et elle a un problème : « Je suis Marocaine, et je n’ai pas de garant en France pour mon logement. Du coup, je suis obligée de payer cinq mois de loyer d’un coup, et ça, je n’en ai pas les moyens… »
Eh bien non Maria, ce n’est plus comme ça que ça se passe ici ! « La règle des cinq mois de loyer à verser d’avance, c’était valable il y a deux ans, indique en effet Jean-Marc Lambert, le directeur du Crous, l’organisme chargé de ces sortes de questions. Depuis, nous avons considérablement assoupli nos règles dans ce domaine. Pour les étudiants qui n’ont pas de garant dans l’Union européenne, il fallait effectivement, il y a deux ans, verser cinq mois en une fois. On se rendait compte que ça posait des problèmes, surtout pour des étrangers bien sûr. Alors, dès l’an dernier, on n’a plus demandé que le versement de trois mois de loyer en une fois. »
Et cette année, il y a encore un changement, qui va toujours dans le sens de l’assouplissement : l’étudiant sans garant doit bien verser ses trois mois, mais ce n’est plus d’un seul coup : un mois tout de suite, le paiement des deux autres « dépôts de garantie », lui, peut s’étaler jusqu’au 31 décembre. On peut donc rassurer Maria : elle qui « squattait » provisoirement chez un ami dans l’attente d’une solution devrait pouvoir trouver à se loger sans être « matraquée » financièrement. Cet assouplissement dans la garantie des paiements des loyers étudiants est l’une des nouveautés de cette rentrée universitaire au Crous rémois. Il y en a d’autres :
Guichet unique
Cette année, le Crous a mis en place « l’espace étudiant » rue de Vesle, à l’emplacement de l’ancien Benetton. Il est à la fois plus central, et donc plus accessible, mais aussi plus complet, que le guichet des années précédentes situé dans l’enceinte du Crous, boulevard Henry-Vasnier.
On y trouve notamment, qui n’étaient pas présents avant, un stand de la Caf (allocations familiales), un du Crij (information jeunesse), un de Sciences-po (logique, l’école n’était pas encore ouverte), des acteurs culturels (Manège, Cartonnerie…) et des banques supplémentaires. Cet espace étudiant sera ouvert jusqu’au 15 octobre.
Dixième mois
Ce n’est pas une décision du Crous mais du gouvernement. Désormais, les étudiants boursiers (qui s’engagent sur un cursus de dix mois) perçoivent non plus neuf, mais dix mois de bourse ; n’empêche que, comme c’est le Crous qui les leur verse (en deux temps) il est donc concerné au premier chef. Sur l’académie, ils sont déjà plus de 3 700 (sur 12 000) à avoir perçu la première moitié de ce supplément (le versement de la seconde moitié doit intervenir à la fin de l’année universitaire).
Logements neufs
Cette rentrée 2010 a vu l’ouverture aux étudiants des deux tiers de la résidence Teilhard-de-Chardin, rue des Crayères. La rentrée de l’an prochain, elle, devrait voir la mise en service d’une nouvelle résidence à Croix-Rouge, actuellement en chantier, d’une capacité de 248 logements près du campus. D’autres projets immobiliers sont dans l’air (lire par ailleurs).
Offres du privé
Dernière nouveauté, le Crous publie désormais gratuitement les offres de logement émanant des particuliers et plus généralement du secteur privé. Conséquence immédiate : le nombre de ces offres a doublé par rapport à l’an dernier.
Antoine Pardessus
Du sport comme bizutage
Le bizutage, c’est fini. Au programme, de la semaine d’intégration des premières années de Staps : découverte de la faculté, quelques cours et du sport !
C’est au son d’un tam-tam, que les premières années de la faculté de Staps (plus communément appelée sport) ont découvert la cohésion d’un groupe et leurs camarades. Jeudi après-midi, une cinquantaine d’étudiants ont participé à la sortie dragon-boat, organisée sur le canal, une activité encadrée par le club rémois olympique de canoë-kayak. En cette rentrée 2010, deux cents jeunes se sont inscrits en licence 1, sur les 550 étudiants que comptabilise de l’UFR Staps.
Comme beaucoup de leurs condisciples de facultés ou d’écoles, ce mois de septembre va être ponctué par de nombreuses semaines et soirées d’intégration.
Du soleil donc, de l’eau, un brin de verdure et une activité nautique, bref, pas vraiment de quoi sentir que la rentrée universitaire avait débuté pour eux mardi dernier. La rentrée officielle étant fixée au 20 septembre. « Au cours de cette semaine, les élèves ont commencé les cours mais pas seulement, précisait Jean-Philippe Claudel, directeur adjoint de l’UFR Staps de Reims. Nous avons également tenu plusieurs réunions afin qu’ils se familiarisent avec la faculté, expliqué comment se déroule l’année, détaillé les différents débouchés de la filière. Nous leur avons prodigué tout un ensemble de conseils pratiques. »
Une découverte en douceur
À voir les mines réjouies des étudiants qui naviguaient, la rentrée ne semblait pas si difficile. Il est loin le temps des bizutages un peu ardus. Une pratique d’ailleurs interdite depuis 1998, par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, dans toutes les structures de l’Education nationale, à la suite aux nombreux débordements. « En plus de cette immersion, en douceur, nous avons également prévu, toute la semaine, une intégration par le sport, poursuit Jean-Philippe Claudel. Au programme, cette sortie nautique ainsi que des tournois de volley, de hand et de basket. »
En fait, rien de plus normal pour ces jeunes bacheliers, qui ont choisi une branche de l’enseignement dédiée aux pratiques sportives, que de se défouler un peu. Mais comme chacun le sait, après l’effort, vient le réconfort. « Après le bateau, une soirée est prévue dans un bar », complétait pour sa part Alban, président de l’association rémoise des étudiants en sport. Mais attention aux abus, il serait dommage de perdre le bénéfice de toutes ces calories perdues.
Damien LE-THANH
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