Publié le dimanche 23 janvier 2011 à 11H22 - Vu 690 fois
Une classe, un tableau noir et 40 chaises ont été installés rue de Vesle, symbolisant le nombre d'élèves dans une classe à l'issue de cette réforme.
REIMS (Marne). Plus un rassemblement citoyen qu'une véritable manifestation, les syndicats enseignants ainsi que la fédération de parents d'élèves FCPE ont dénoncé hier les effets de la nouvelle carte scolaire. 363 postes d'enseignants seront supprimés dans l'académie.
UN budget 2011 qui prévoit d'ores et déjà la suppression de 16 000 postes dont 363 pour la seule académie de Reims et pas moins de 37 postes pour le 1er degré. « On poursuit le travail de sape entamé avec l'annonce de suppressions de postes de fonctionnaires dans les prochaines années », dénonce Aline Geeraerts, secrétaire départementale de l'Unsa enseignant.
Un illettrisme record
Une annonce qui passe par la baisse de la prise en charge des élèves en grande difficulté. « On gratte des postes que l'on considère en surnombre », dénonce l'enseignante.
Un comble pour Jean-Michel Alavoine, également adhérent de l'Unsa enseignant : « L'illettrisme en Champagne-Ardenne atteint le taux record de 13 % alors que la moyenne nationale est de 9 %. Ça fait vraiment froid dans le dos ! ». Ce samedi, en plein boom des soldes et à l'initiative du collectif « L'éducation est notre avenir », ce sont quarante chaises qui ont été placées au milieu de la rue de Vesle. Pour Aline Geeraerts, elles symbolisent le nombre d'élèves par classe à l'issue de la mise en place de cette nouvelle carte scolaire.
« En pleine période des soldes, c'est l'éducation de nos enfants que l'on brade. Tout simplement ».
Franck Lhuaire, de la FSU Smipp souligne plusieurs incohérences « visant à creuser un peu plus le fossé séparant le public du privé. Parallèlement, on offre une rallonge de 4 millions d'euros au privé et la création de 250 postes ».
« Pire », note les différents représentants des enseignants, « on attend la fin des élections cantonales pour annoncer l'ensemble de ces mesures. Pour des raisons politiques ».
Présent également lors de cette opération de sensibilisation, la fédération de parents d'élèves FCPE.
« La FCPE s'est toujours mobilisée aux côtés des enseignants pour défendre le système éducatif. Il était normal de répondre présent aujourd'hui », confiait Jacky Grodet, président de la FCPE Reims.
Hier, à l'occasion de ce rassemblement, les Marnais étaient invités à signer une pétition géante contre cette réforme et à procéder au lâcher de 363 ballons noirs, symbolisant les retraits de postes d'enseignants et de personnels administratifs de l'académie de Reims.
Corinne LANGE
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