Publié le lundi 06 août 2012 à 20H20 - Vu 141 fois
AVIRON (Quatre de pointe sans barreur). A l'occasion des JO de Londres, L'union revient sur les anciens olympiens de la région. Aujourd'hui, Gilles Bosquet nous raconte ses Jeux. Avec une médaille d'argent et deux participations aux JO (en 1996 à Atlanta et en 2000 à Sydney), le rameur rémois a un joli palmarès à son actif.
Sa première participation aux Jeux, Gilles Bosquet la doit un peu au hasard. "Mes premiers Jeux, je n'avais pas prévu d'y être, c'était un peu inattendu. Je me préparais pour un bateau à huit mais on ne s'est pas qualifié. Il y a eu un blessé dans le bateau à quatre et le sélectionneur m'a choisi pour le remplacer." Voilà donc le Rémois embarqué pour l'épreuve d'aviron à quatre sans barreur. Une première sélection réussie puisque l'équipe française raflera la deuxième place face aux Australiens, champions olympiques en titre.
Une médaille d'argent dès la première participation
"A partir du moment où on passe la ligne d'arrivée tout est très fort, tout défile très vite. Il faut quelques jours pour réaliser. On passe d'un anonymat total à une sollicitation extrême. Les JO ont une dimension médiatique très forte. On a du dormir deux heures en deux jours."
Pour décrocher cette médaille, Gilles Bosquet s'est attelé pendant 6 mois à la préparation exclusive des olympiades. "J'ai bénéficié d'un aménagement de mon emploi du temps. L'année des Jeux, j'ai fini les cours en janvier pour pouvoir ensuite me consacrer entièrement à la préparation de la compétition. Tout a été fait pour que je réussisse études et sport."
La veille de la victoire française, le Village olympique vivait un drame. Une bombe, cachée dans une poubelle, explosait dans la foule tuant une femme et blessant plus de cent personnes. "Nous n'étions pas hébergé au Village car le bassin d'aviron était à l'écart. On vivait l'ambiance des Jeux à distance. Le matin de notre épreuve, une bombe a explosé au Village. On nous a tiré du lit vers 4h du matin pour nous demander de rassurer nos familles. Ça n'a pas perturbé le reste de notre compétition puisque l'on était à l'écart. Il y avait juste un peu plus de sécurité, plus de contrôles."
"Toutes les courses sont importantes. Il n'y a pas de seconde chance"
Lors de ses secondes olympiades, le Rémois n'a pas réitéré son exploit. "En 2000, on est arrivé 7e. Je me souviens avoir participé à ces Jeux mais je me souviens surtout des courses d'Atlanta."
Depuis 2004, le Rémois a arrêté sa carrière internationale. Entré en 1999 à la Fédération Française d'Aviron, le sportif partageait son temps entre travail et entraînement avant de se consacrer uniquement à l'entraînement. Aujourd'hui, Gilles Bosquet coache la jeune génération de rameur. Il s'occupe de l'équipe de France des moins de 23 ans à Toulouse.
Pauline Chapelière
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site







