Publié le dimanche 22 juillet 2012 à 11H00 - Vu 30 fois
Variante de la VW Up !, la Seat Mii qui vient d'entrer en scène lui est techniquement identique, mais affiche des traits de séduction qui lui sont propres.
Généralement, le groupe Volkswagen réalise des modèles très différents à partir de modules techniques communs, ce qui lui permet d'alimenter harmonieusement les cinq marques de sa galaxie. Mais pour élaborer une mini-citadine, où la compression des prix tient lieu d'argument choc, le premier constructeur européen a suivi la voie déjà tracée par ses alter-ego Toyota-PSA ou Hyundai-Kia : concevoir un modèle unique clôné sur plusieurs marques. Appelé Up ! chez VW, Citigo chez Skoda ou Mii chez Seat, chaque membre de ce trio est issu de la même usine de Bratislava, en Slovaquie. Dotées de caractéristiques identiques (3,55 m de long, poids à vide de 854 kg en base, 3 cylindres essence 1.0i de 60 ch ou 75 ch, etc.), ces réalisations ne sont donc pas bien différentes entre elles, assurant donc les mêmes prestations. C'est la raison pour laquelle les concepteurs de ce projet ambitieux ont insufflé autant que faire se peut une certaine personnalité à chacune de ces trois variantes. Ainsi, la calandre trapézoïdale de la Mii s'avère plus ramassée que celle de la Citigo, et pourvue d'une grille, façon nid d'abeille, qui cultive la consonnance sportive chère au constructeur ibère. Quant aux optiques avant, très étirées, elles accentuent un design avant en forme de flèche, autre identité de style revendiquée par Seat. A l'arrière, le hayon est de facture classique alors que les feux qui le cernent, implantés en hauteur, composent deux triangles - toujours l'idée de la flèche ! - qui améliorent également bien la lisibilité des clignotants. La présentation intérieure de la Mii fait la synthèse entre l'habitacle joyeux de la Up ! et celui, sérieux, de la Citigo ! C'est très tangible sur la meilleure exécution Style, surtout lorsqu'on l'assortit du pack Chic (ou Sport), avec habillage clair de la planche de bord, jantes alliage et volant cuir. Dans tous les cas, la Mii imprime sa modernité par son rapport longueur/habitabilité remarquable. Disponible qu'en carrosserie 3 portes, la finition de base Mii fait surtout un prix d'appel, sans possibilité d'assistance de direction (mais le volant est réglage sur ses deux axes), ni boîte à gants fermée, ni lève-vitres électriques avant, ni radio, et pas même son pré-équipement ! Mais elle est sans reproche sur le plan sécuritaire avec 4 airbags (frontaux et tête/thorax avant). Sur la finition intermédiaire Référence, toujours pas de direction assistée (en option, 350 euros), mais le régulateur de trajectoire ESC devient de série. Par contre, le haut de gamme Style a (presque) tout, direction assistée, vitres électriques avant et verrouillage par télécommande. La personnalisation est aussi à l'ordre du jour, via deux autres exécutions « spéciales » (Enjoy et Smile), ainsi qu'une série « @Mii » uniquement vendue sur internet ! Options et packs vont dans le même sens, la petite « patte » high tech abordable étant incarnée ici par le PID, système GPS avec grand écran nomade tactile couleur 5 pouces Navigon (350 euros) qui tient aussi lieu d'ordinateur de bord aux fonctions étendues. Autre option innovante : le City Safety (230 euros), qui stoppe net l'auto de lui-même sur un obstacle à moins de 30 km/h !
Sur le chapitre technique, deux versions Ecomotive sont proposées à l'intention des entreprises en limitant leurs émissions de CO2 jusqu'à 96 g/km. Enfin, une évolution sportive animée d'un 3 cylindres turbo complétera la gamme en 2013, puis une version électrique.
Philippe Hervieu
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