Formation professionnelle / L'industrie, ils y croient encore

Publié le mardi 09 février 2010

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Les jeunes pensent que ces formations peuvent avoir des débouchés intéressants.

Les jeunes pensent que ces formations peuvent avoir des débouchés intéressants.

ON estime à 270 000, le nombre d'emplois perdus par l'industrie française en 2009. Pourtant la majorité des diplômes proposés par les centres de formations saint-quentinois (CFAI, AFPI et l'AFDE*), qui effectuaient leurs journées portes ouvertes samedi, concernent le secteur secondaire. « Nous tachons de répondre aux besoins des entreprises de la région. Pour le moment, les demandes de formations varient peu, le tissu économique local n'est pas en mutation », explique Isabelle Dubois, responsable commerciale des trois structures.

« Actuellement, la génération issue du baby-boom part à la retraite. Même si la crise a freiné le recrutement, les entreprises industrielles ont besoin de personnel qualifié dans la chaudronnerie, la soudure, la mécanique, la conduite de ligne automatisée et l'usinage », poursuit Isabelle Dubois. Actuellement, 300 jeunes sont formés en apprentissage aux métiers industriels à Saint-Quentin. 90 % de la promotion 2008 a trouvé un travail dans les six mois qui ont suivi l'obtention de leur diplôme.



Besoin de personnel




L'AFPI s'attend à un léger recul de ce chiffre en 2009 mais affirme que 60 % des apprentis sont embauchés dans l'entreprise où ils ont travaillé en alternance.

Jonathan, Antony, et Rudy, âgés de 16 à 19 ans et tous trois en bac professionnel technicien d'usinage sont résolument optimistes quand à leur avenir : « On n'a pas eu de mal à trouver une entreprise pour notre apprentissage et on espère y rester au terme de notre formation », déclarent-ils. « Dernièrement, certaines boîtes ont réduit leurs effectifs mais ont gardé leurs apprentis. Elles arrivent à produire autant qu'avant », constate d'ailleurs un de leurs formateurs. Eux, sont rentrés chez Burton Steel, Sovefam Hivet ou encore Lamory et Wald et s'y plaisent. « Les tâches sont variées, on touche à tout : le fraisage, le tournage… On fabrique jamais les mêmes pièces, c'est un travail de précision », lâchent-ils en cœur.

Bryan, est venu aux portes ouvertes du CFAI pour se renseigner et surtout candidater à l'entrée en CAP conduite de système industriels. « Je voudrais enchaîner avec un bac pro et obtenir un BTS conception de produits industriel. Un proche a suivi ce cursus et s'en sort très bien aujourd'hui. C'est encourageant », justifie le jeune homme.

Pour Isabelle Dubois, l'industrie manquait de main-d'œuvre avant la crise, elle en manquera quand l'activité repartira.



Rémi HAVYARIMANA

* Centre de formation des apprentis de l'industrie, Association de formation professionnelle pour l'industrie et Centre de formation pour le développement de l'emploi.

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