Beaucoup de bruit pour soutenir PTPM

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Publié le jeudi 04 février 2010

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Le cortège a foulé un « tapis d'honneur » déroulé sous leurs pieds pour l'occasion dans les rues d'Aÿ.

Le cortège a foulé un « tapis d'honneur » déroulé sous leurs pieds pour l'occasion dans les rues d'Aÿ.

Christian LANTENOIS

ILS ont répondu à l'appel. Des salariés de PSA Peugeot Citroën, d'autres de l'usine Trevest, mais aussi de Sodimatex, et bien sûr, ceux de PTPM.

Il est un peu plus de 10 heures hier matin lorsque les banderoles s'élèvent devant l'usine menacée de fermeture à Aÿ. Déjà, les premiers sifflets retentissent, les pétards explosent. « Trèves, voleurs ! », s'égosille un manifestant. Peu importe la pluie, le cortège et sa centaine de manifestants s'élancent, direction le centre-ville. « Trèves au Maroc, l'État baisse le froc », « Trèves rigole, l'ouvrier à la casserole », le message est clair. Àÿ est à eux. Au rond-point qui relie la rue Jean-Jaurès au boulevard du général-de-Gaulle, les automobilistes assistent au spectacle, noyés dans les fumigènes. « On va faire un tapis d'honneur », lancent-ils alors que des chariots élévateurs décorés de banderoles eux aussi, s'avancent. Car chez PTPM, on travaille le textile pour les sièges automobiles. « Allez, on y va ! », lancent-ils alors que les rouleaux de tissus habillent peu à peu la rue Jean-Jaurès dans un joyeux brouhaha. Nouvel arrêt devant l'hôtel de ville d'Aÿ, et le cortège repart.

À leurs côtés hier, Caroline Substelny, l'avocate du comité d'entreprise qui enchaîne les victoires devant la justice. « Ce que nous demandons, c'est le respect de nos droits les plus élémentaires. Il faut que tout le monde les entende », rappelle-t-elle. La semaine dernière, la justice a accordé un délai supplémentaire à l'expert nommé par le CE pour étudier les documents comptables de Trèves. « On voit déjà que nous payons une commission textile bien plus cher que les autres sites, et ça se chiffre en millions d'euros », poursuit-elle. Une procédure qui a pour le moment mis le plan social en sommeil.




Nouvelles plaintes

Les représentants de PSA Peugeot Citroën eux, jouent la carte de la solidarité. « Nous voulons apporter notre soutien à PTPM et Sodimatex (ndlr : l'autre usine du groupe Trèves menacée de fermeture à Crépy-en-Valois), souligne Bruno Lemerle, représentant CGT au comité européen de PSA. Il est important que les donneurs d'ordre et les sous-traitants s'unissent. » D'autant que les 55 millions investis par le FMEA (Fonds de modernisation des équipementiers automobiles) dans le groupe Trèves sont constitués de fonds publics mais aussi de l'apport de PSA et de Renault. « Trèves a déjà fermé deux usines, enchaîne à son tour Marie-Astrid Mladenovic, représentante CGT chez Trevest (près de Sochaux), donc nous sommes très inquiets pour l'avenir. »

Pendant ce temps, la circulation reste bloquée sur le boulevard principal d'Aÿ. Jusqu'à ce que les manifestants décident d'aller se faire entendre à Reims, et de figer un moment la circulation sur la place Royale, avant dernière étape avant que les délégations ne repartent.

Mais avant cela, les représentants de PSA ont fait un détour par le palais de justice.

Environ 150 nouvelles plaintes de contribuables pour « utilisation frauduleuse des impôts » ont donc été déposées au bureau du procureur. Des plaintes contre Trèves qui s'ajoutent aux 2 000 déjà accumulées ces derniers mois. Et ce n'est pas tout, prévient Bruno Lemerle. « En ce moment, on mobilise tous les sites de PSA pour qu'ils en apportent d'autres. »



Julienne GUIHARD-AUGENDRE

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setsot

04/02/2010 à 21h02

Pourtant, il y a quelques années en arrière, certains employés et cadres étaient heureux d'aller former le personnels en Lituanie, Slovaquie et autres pay. Ils gagnaient bien leur vie et en avaient rien à faire de la délocalisation, c'est à ce moment la qu'il fallait réagir. Aujourd'hui, il est un peu tard tout le monde le savait.

le chevalier de...

Reims

04/02/2010 à 12h04

Ici, comme ailleurs, devant la détresse des salariés, personne ne réagit. Chacun attend son tour, mais la cause reste toujours le fonctionnement déloyal du commerce international, quand ceux qui ne disent rien seront condamnés eux aussi soit à la précarité soit à se délocaliser à 10 000 Km pour être payés 100 fois moins et sans aucune garantie sociale, il sera trop tard pour eux aussi.

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