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Un appel syndical à un jeudi sans journaux

Publié le mercredi 04 juillet 2012 à 10H10 - Vu 120 fois



Cri d'alarme des patrons de presse régionaux, messageries Presstalis au bord du gouffre et délicates restructurations en vue : la crise est bien installée dans la presse écrite, qui peine à négocier le virage du numérique.

L'échec du rapprochement entre les groupes de presse régionale Hersant Média et le belge Rossel, annoncé la semaine dernière, a mis au grand jour les difficultés à restructurer un secteur en crise.
La Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication CGT (Filpac-CGT), accusée par les deux groupes d'avoir fait échouer l'opération, a délibérément placé le débat au plan national. Jean Viansson-Ponté, président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) considère comme « absolument tragique que le dialogue social n'ait pas permis cette opération ».
Refusant d'avaliser les restructurations et suppressions d'emploi que Rossel considérait comme un préalable obligatoire, la Filpac a lancé un mot d'ordre national de non-parution de tous les quotidiens. De nombreux journaux régionaux et départementaux pourraient donc ne pas paraître demain. Estimant que « la casse sociale et la destruction des titres sont en marche », le syndicat a listé les licenciements « obtenus ou envisagés : chez Hersant 670 départs exigés à Paris-Normandie, Nice-Matin, L'Union, L'Est Eclair, L'Aisne Nouvelle, suivis de 116 au groupe EBRA et 1 000 chez Presstalis » (ex-NMPP).
La Filpac-CGT, qui cite aussi des suppressions de postes à France Soir, au Figaro, à Paris Portage, aux Echos et à La Tribune, exige notamment un moratoire sur les licenciements et l'intervention du gouvernement. Pour le président du SPQR, il y a bien des sureffectifs dans certains titres : « S'il y a des charges exagérées par rapport aux recettes, on est bien dans le droit commun. Bien sûr, la presse n'est pas un produit comme les autres, mais nous sommes mortels comme les autres », expliquait-il récemment.
Le Syndicat de la Presse quotidienne nationale (SPQN) dénonce lui une nouvelle « prise d'otages ». « Au lieu de défendre l'emploi, ces coups de force le fragilisent », estime-t-il.
L'arrivée du numérique a modifié profondément l'équilibre de la presse. La diffusion de la PQR baisse de 2 % à 2,5 % par an et ses recettes publicitaires se sont effondrées depuis 2009.
Côté web, les 16 millions de visiteurs uniques sur ses sites, avec 600 millions de pages vues, ne pèsent même pas 10 % de son chiffre d'affaires, selon M. Viansson-Ponté. Autre source d'inquiétude, la situation alarmante de Presstalis. Depuis deux mois l'entreprise ne paie plus ses charges sociales pour éviter le dépôt de bilan et doit trouver 150 à 200 millions d'euros pour assurer sa survie.
Le médiateur du crédit Gérard Rameix vient de remettre un rapport (encore tenu secret) au gouvernement sur le financement d'un plan stratégique. Un plan d'un millier de suppressions de postes sur 2 500 est envisagé, qui engloutirait déjà les deux tiers des sommes évoquées. Au-delà de Presstalis, c'est toute la filière de la distribution jusqu'aux 30 000 points de vente qui doit être modernisée. L'activité des messageries a été fortement affectée par l'effondrement des ventes en kiosque de la presse nationale (tous titres confondus) qui ont diminué en valeur de 25 % entre 2008 et 2011. Une baisse d'autant est attendue sur les quatre années suivantes.

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Les dernières contributions


jeanb

05/07/2012 à 11h02

baltik le révolutionnaire je me demande se que avez a la place d'une cervelle

baltik

Le pingouin club de l'UMP m'a cherché ??? La belette est de retour !!! Epée de Damocles 3 éme dane , ça sent la fin mais je reviendrais !!!! Désormais les avatars qui ne rentre pas dans les normes sont supprimés je vais faire la méme demande pour vous

05/07/2012 à 07h51

Les salariés du groupe Hersan ne font que défendre leurs emplois , chaque personne qui a un minimum de cervelle en ferait autant !!!!

jeanb

05/07/2012 à 07h00

J'aime bien lire mon journal l'union tous les matins avant de faire quoi que soit ,alors quand celui ci ne se trouve pas dans ma boite au lettre je râle .
Messieurs de la CGT a par faire la m----e et de faire fermer des entreprises a vouloir toujours demander plus.certaines personnes vont se retrouver au chômage et en plus la reprise a échouée avec le belge Rossel

jeco

05/07/2012 à 06h26

Adressez vous à cet organisme de racket qu'est la fédération du livre CGT! Encore une anomalie de notre république!

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

04/07/2012 à 18h19

Si pas d'Ardennais demain, très mauvais début de journée pour moi, c'est devenu une habitude de nous priver de journal une fois par semaine, il y en a marre !

rolandaisne

04/07/2012 à 16h22

c'est pour mieux entasser le titre ou pour mieux le défendre...je penche pour la première solution ....

themisblind

04/07/2012 à 15h05

Ils nous habituent déjà à nous passer de notre quotidien.

politinco

04/07/2012 à 12h46

donc, des craintes pour mon ardennais de jeudi?

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