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Un 1er-Mai des plus politiques

Publié le mercredi 02 mai 2012 à 11H00 - Vu 29 fois


Entre 48 et 250 000 personnes  pour le défilé parisien.

Entre 48 et 250 000 personnes pour le défilé parisien.


À cinq jours de la présidentielle, le 1er-Mai s'est transformé en un bras-de-fer entre les syndicats mobilisant des centaines de milliers de salariés, et Nicolas Sarkozy qui les a sommés de « poser le drapeau rouge », tandis que François Hollande mettait en garde son rival contre toute « bataille » visant les syndicats.

Ce 1er-Mai 2012 restera dans mémoires comme celui où il a fallu jongler entre les défilés, à Paris.
Le bal s'est ouvert en fin de matinée avec Marine Le Pen : plusieurs milliers de sympathisants frontistes ont ovationné leur championne sous une nuée de drapeaux tricolores. « Sarko-Hollande c'est pareil », « Ni droite ni gauche, bleu marine », scandaient des manifestants.
Après le dépôt d'une gerbe sous la statue de Jeanne d'Arc, Marine Le Pen a, sans surprise, renvoyé dos-à-dos Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Vers 15 heures, sur une place Trocadéro noire de monde, face à la Tour Eiffel, Nicolas Sarkozy a revendiqué le droit de manifester un 1er mai sous les « drapeaux tricolores », en saluant les manifestants qu'il a chiffrés à 200 000.
Enfin, traditionnel, à l'appel des syndicats, les travailleurs ont fermé les marches.
« C'est la première fois qu'un président de la République cherche à s'emparer du 1er-Mai », a fustigé le leader de la CGT Bernard Thibault, au départ du défilé parisien place Denfert-Rochereau. Le numéro un cégétiste dénonçait lll lll le rassemblement du président candidat et sa « vraie Fête du travail ».
Si le candidat socialiste François Hollande n'a pris part à aucun défilé, ses partisans, réunis dans une ambiance festive en marge du défilé parisien, brandissaient leurs drapeaux PS et leurs ballons multicolores de la « génération changement ». Martine Aubry a dénoncé « un contre-1er mai » de Sarkozy, mettant en garde contre la « division des Français ».
« Le 1er mai est rouge depuis toujours », a de son côté tonné le président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, accusant la droite et l'extrême droite d'être des « usurpateurs ».
Pour l'ensemble de la France, les cinq syndicats (CGT, CFDT, Unsa, FSU et Solidaires) ayant appelé à défiler ont dénombré 750.000 salariés, selon la CGT, soit plus de six fois plus qu'en 2011 et deux fois plus qu'en 2010, sont descendus dans la rue dans tout le pays dans 300 cortèges pour la fête traditionnelle des travailleurs.
Les ministère de l'Intérieur a pour sa panoncé 316 000 personnes en France, soit quatre fois plus qu'en 2011...
Guerre des chiffres

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