Publié le samedi 04 août 2012 à 11H00 - Vu 111 fois
En 2011, 146 personnes sont décédées, en grande majorité des femmes, victimes de leur conjoint ou ex-conjoint. Un nombre un peu moins élevé que les années passées, mais encore beaucoup trop important pour les associations et le gouvernement.
L'AN passé, 122 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon, et 24 hommes par leur compagne ou ex-compagne, a recensé la Délégation aux victimes pour le ministère de l'Intérieur.
Sur les 24 femmes auteurs d'homicide, la moitié étaient elles-mêmes victimes de violences de la part de leur partenaire.
Le nombre de faits enregistrés en 2011 est le plus faible depuis que l'étude sur les morts violentes est réalisée par la Délégation (-24 femmes et -4 hommes par rapport à l'année précédente), est-il souligné.
En 2010, 174 décès au sein du couple avaient été enregistrés, 165 en 2009, 183 en 2008 et 192 en 2007.
Cette baisse est «encourageante», a jugé la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), tout en jugeant les chiffres «encore trop élevés».
«De nombreuses femmes restent sans solution au moment où elles décident de quitter le domicile, parce qu'elles se sentent en danger, faute de places disponibles» dans des centres dédiés, souligne-t-elle, réclamant la création de «4.000 places d'hébergement spécifique, d'urgence et à plus long terme, pour les femmes victimes de violences».
La ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a de son côté rappelé sa volonté de créer avant la fin de l'année un Observatoire national des violences faites aux femmes. Il s'agira de suivre toutes les formes de violence et d'«organiser la prévention».
Les violences s'exerçant dans le cadre familial, 11 enfants ont également été victimes des violences mortelles exercées par leur père ou leur mère en 2011 et 15 ont été témoins de scènes de crimes.
En incluant les suicides des auteurs et les homicides de victimes collatérales, ces violences mortelles ont occasionné au total le décès de 224 personnes, soit 15 de moins qu'en 2010, selon les chiffres du ministère.
L'auteur masculin est le plus souvent marié, de nationalité française, sans activité professionnelle, et a entre 41 et 60 ans. Il commet son acte sans préméditation, avec une arme blanche ou une arme à feu, parce qu'il n'accepte pas la séparation.
L'auteur féminin vit le plus souvent en concubinage, est de nationalité française, sans activité professionnelle, et a entre 31 et 50 ans. Elle commet son acte sans préméditation, avec une arme blanche, à cause de disputes ou pour mettre fin aux violences subies.
Treize auteurs et 14 victimes avaient plus de 80 ans l'an passé.
En 2011, les Bouches-du-Rhône et le Nord ont été les deux départements les plus touchés par le phénomène (8 cas chacun).
L'alcool et l'utilisation de produits stupéfiants ont été constatés dans plus de 50% des situations, est-il aussi précisé. Et dans 12% des cas, l'auteur faisait l'objet d'un suivi psychologique ou psychiatrique, notamment pour dépression.
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Commentaires anonymes
04/08/2012 à 19h22
Ces violences, nous en avons connaissance tout les jours, mais apparemment ce serai les "vieux" qui serait incapable de gérer leur vie.... Alors que les jeunes vivent en couple se sépare, "re-couple", font des gosses se ré-sépare etc...
amourange
04/08/2012 à 16h51
Rien n'excusera jamais que l on puisse ôté la vie de son épous(e) mais aussi il est des situations au seins de certain couple qui deviennent ingérable.
Je veux dire par la que poussé(é) dans des extrêmes, chacun peut perdre pied en un instant.
Je pense réellement qu il y a forcément une cause a effet (hors mis les crimes par intérêt..) cela n est que ma façon de penser.
Maintenant il est vrai que la violence existe dans les deux sens, hommes ,femmes mais bien sur l homme, victime de violence, physique, verbale parce que la violence verbale est terrible aussi existe belle et bien mais sauf que..l homme en parlera moins facilement .
Un jour ou l autre on peut être confronter a une situation" sans retour" parce que poussé a bout..on ne maîtrise plus rien.
La violence a multiple visages et quelque fois insoupçonnable et silencieuse.
le chevalier de...
Reims
04/08/2012 à 15h16 | 1
Il est indécent de répertorier ces actes de cette façon. Tout est fait pour dire que les violences ne sont le fait que des hommes ce qui est exagéré d'autant que pour les 24 auteurs féminins, la réponse insinuait que c'était pour répondre à des violences (schéma classique que les assassins utilisent pour se justifier) alors que pour les auteurs masculins aucune atténuation n'a été recherchée. Il convenait surtout de dire avant-tout que ce type de situation restait majoritaire dans les milieux alcooliques.
Une affaire qui a fait grand bruit est à l'origine de tous ces tapages alors que les circonstances des faits n'étaient pas claires...
L'objectivité serait de dire que la violence n'a pas de sexe et qu'une victime femme a un un père un frère et un fils qui souffrent et il en va de même dans l'autre sens.