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Réduction des risques SOS Hépatites fait l'état des lieux

Publié le samedi 29 septembre 2012 à 11H00 - Vu 105 fois


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Ces deux journées d'échanges ont rassemblé 70 acteurs de la réduction des risques.

Ces deux journées d'échanges ont rassemblé 70 acteurs de la réduction des risques.


Organisées par SOS Hépatites, les deux journées d'échange qui s'achèvent ce soir, ont permis de confronter les expériences menées dans divers pays.

ELLE a pris le temps de venir jusqu'à Charleville-Mézières juste avant son rendez-vous avec le Premier Ministre. Le Dr Elisabeth Avril faisait partie des professionnels invités hier aux journées d'échanges sur la réduction des risques organisées par SOS Hépatites Champagne-Ardenne, avec le soutien de l'Agence régionale de santé et plusieurs laboratoires pharmaceutiques.
Devant une soixantaine de personnes réunies au Manoir de l'Olympe, elle a conclu cette première journée en évoquant son expérience de détection des fibroses par Fibroscan (un appareil qui permet de réaliser une échographie du foie) auprès des publics précaires.
Avant elle, un travailleur social de Maastricht était venu parler des « shooting rooms », ces salles d'injection sécurisées qui existent depuis 1995 en Hollande et qui sont réclamées en France par certaines associations de lutte contre la réduction des risques.
En son temps, Roselyne Bachelot s'était déclarée favorable à la création de telles salles mais le Premier Ministre de l'époque, François Fillon, s'y était opposé.
Chargée d'expertise scientifique en promotion de la santé à l'INPES*, Anne Guichard a quant à elle présenté hier après-midi le bilan d'une enquête sur l'entrée dans l'injection, menée auprès de 911 personnes.
Une enquête qui révèle quelques évolutions plutôt positives.
« L'entrée dans l'injection se fait aujourd'hui plus tardivement », note ainsi Anne Guichard. « Mais c'est dû en partie au fait que les jeunes expérimentent auparavant de plus en plus de produits, dont les psychostimulants. »
La même enquête révèle par ailleurs que les campagnes d'information menées semblent porter leurs fruits puisque les jeunes interrogés ont quasiment tous dit avoir utilisé une seringue neuve lors de leur première injection.
La moins bonne nouvelle vient du fait que l'héroïne, contrairement à ce qui se dit parfois, tient toujours une place privilégiée dans le parcours de consommation.
Durant ces deux jours, différents acteurs de la réduction des risques, venus de France mais aussi de Belgique, du Luxembourg et de Hollande, ont pu ainsi confronter leurs expériences et dresser un état des lieux de la réduction des risques.
Deux journées riches d'enseignements, auxquelles participe aujourd'hui le président de la fédération nationale SOS Hépatites, le Dr Pascal Mélin.

Bernard GIRAUD
* Institut national de prévention et d'éducation pour la santé.

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