Publié le mardi 17 avril 2012 à 11H00 - Vu 542 fois
A une semaine du scrutin, la campagne présidentielle s'est invitée hier au tribunal correctionnel de Paris par le truchement d'une poursuite en diffamation engagée par Marine Le Pen à l'encontre de sa rivale écologiste Eva Joly.
Période électorale oblige, l'affaire a été examinée de toute urgence et la décision sera rendue jeudi à 13H30.
Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ville symbole de la percée de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais, Eva Joly avait déclaré dans un entretien que son adversaire du Front national était « l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».
L'ancienne magistrate faisait allusion à l'héritage qu'avait reçu Jean-Marie Le Pen dans les années 1970 d'un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt, avant un règlement à l'amiable.
Faisant référence au scandale touchant la fédération socialiste du Pas-de-Calais, Eva Joly avait ajouté que le FN ne faisait que remplacer « un clan par un autre. En quoi est-ce que Marine Le Pen sera plus propre que ne l'étaient les autres ? » Pour ces propos qu'elle juge diffamatoires, la candidate du FN à l'Elysée réclame à Eva Joly 20 000 euros de dommages et intérêts.
« Je m'étonne que Marine Le Pen qui ne s'exprime pas avec des roses et qui est souvent très violente […], a estimé utile d'instrumentaliser […] la justice », s'est défendue la candidate EELV, derrière ses indéfectibles lunettes vertes.
Marine Le Pen « se donne pour la seule femme vertueuse qui va pouvoir corriger toute la corruption de l'UMP et du PS », a-t-elle déploré, assurant qu'elle n'avait voulu que « dénoncer la démagogie de cela ».
« J'ai voulu rappeler d'où venait la fortune de la famille Le Pen », a encore dit l'ancienne juge d'instruction : alors qu'elle se veut « la candidate des pauvres », « elle vit dans un château », et « c'était mon rôle en tant que femme politique de mettre cela sur la table ».
En l'absence de sa cliente, Me Wallerand de Saint-Just a plaidé que « tous les éléments de la diffamation sont réunis ». Une diffamation « inacceptable » et ce, même si « la liberté d'expression est plus grande » en temps de campagne électorale.
Le parquet n'a pas été convaincu. « Pour moi, l'imputation est à l'encontre de M. Le Pen et non de Mme Le Pen », a ainsi expliqué lors d'un réquisitoire-éclair la représentante du ministère public, Diane N'Gomsik.
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Les dernières contributions
isamar
18/04/2012 à 22h08
cette bonne femme ne fait que baver....!
il est totalement incompréhensible que les verts l'ait choisie pour les représenter, c'est un suicide...
goliath08
ARDENNAIS et Fier de l'être
17/04/2012 à 18h31
Ca pue cette cette campagne, et ce n'est pas ses lunettes vertes qui vont la rendre jolie Eva !
HAWK51
je veille
17/04/2012 à 17h00
Pour en venir à cracher sur le passé, on peut toujours penser que c'est pas vraiment la vie de château, pour les Verts.
Que certain porte ou pas une Rollex, que certaine vive ou pas dans un château, on s'en fout, l'essentiel pour nous, c'est d'abord d'avoir quelqu'un ou quelqu'une qui dirige, et de poing ferme, notre gouvernement. Alors, pour cette "petite gente" de la politique, malgré tout, ça sent pas vraiment la rose, toutes ces diffamations...