Publié le vendredi 03 février 2012 à 12H00 - Vu 38 fois
Elle ne cesse de protester contre le système des parrainages. Hier, la présidente du Front national a remporté une victoire juridique : les Sages auront à se prononcer sur une question de constitutionnalité.
MARINE LE PEN a obtenu une première victoire, hier, sur le sujet très sensible des parrainages à la présidentielle, en obtenant que le Conseil constitutionnel se prononce sur cette question, ce qu'il fera avant le 22 février.
Depuis des semaines, comme le faisait son père, la présidente du FN multipliait les protestations contre cette règle obligeant à rendre public le nom des élus qui parrainent un candidat. Elle affirme qu'elle court le risque d'être empêchée de concourir. Pour le Front national, ce scénario n'a eu lieu qu'en 1981, lorsque le parti d'extrême droite n'était encore qu'une force marginale.
Mme Le Pen a donc remporté un succès juridique, juste après avoir annoncé qu'elle avait 350 promesses sur les 500 nécessaires, puisque le Conseil d'État a décidé de transmettre au Conseil constitutionnel sa requête contestant la publicité des signatures d'élus, prévue par la loi organique du 18 juin 1976.
Selon elle, les élus, notamment les petits maires, rechignent à la soutenir, craignant des mesures de rétorsion.
Dans la foulée, le Conseil constitutionnel a fait savoir qu'il se prononcerait sur cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC) avant le 22 février, soit avant l'ouverture officielle de recueil des signatures. « J'ai envie de faire confiance au Conseil constitutionnel, même si c'est une instance qui est tout de même très politique », a réagi la patronne du FN.
Son n °2 et avocat dans ce dossier, Louis Aliot, a salué « l'indépendance » du Conseil d'État.
La nouvelle survient à-propos pour celle qui a passé une bonne partie de la semaine à répondre aux critiques sur sa présence, vendredi dernier à Vienne, à un bal organisé par les corporations estudiantines autrichiennes proches de l'extrême droite.
Devant le Conseil d'État, la voie juridique était étroite, car la loi organique de 1976 avait été validée, à l'époque, par le Conseil constitutionnel. Marine Le Pen faisait donc valoir que, depuis les années 1970, les circonstances de la vie politique avaient changé, rendant nécessaire un nouvel examen.
Autres temps
Concrètement, le Front national affirme que, depuis 1976, le parrainage est passé du « statut d'acte administratif » à celui de « véritable soutien politique ». De plus, selon le parti, la décentralisation et l'intercommunalité renforceraient la « dépendance des petites communes » à l'égard des grandes collectivités, « et donc les pressions et obligations qui s'exercent sur les élus » de la part des grands partis, notamment en termes de subventions.
Mercredi, lors de l'audience au Conseil d'État, le rapporteur public avait souligné le décalage entre « l'audience manifeste » que recueille le FN et ses difficultés récurrentes à recueillir les parrainages, même si « on ne peut pas écarter l'idée que cela est dû (à son) positionnement particulier ».
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez