Paris / Restructuration des armées L'Inrap va décentraliser son siège à Reims

2 contributions

Publié le samedi 11 octobre 2008

L'annonce en a été faite hier matin par Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, lors du Comité technique paritaire ministériel (CTPM) : le siège de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), actuellement à Paris, sera délocalisé à Reims à l'horizon 2011.
« Ce sont 150 personnes qui viendront travailler dans la Cité des Sacres, dans un contexte où notre ville d'art et d'histoire est particulièrement concernée par l'archéologie préventive du fait des nombreux chantiers en cours », se félicite la députée Catherine Vautrin.
« Dès l'annonce des restructurations des armées liées au Livre Blanc de la Défense, et la fermeture de la BA 112, j'avais fait savoir que je rechercherais toutes les pistes de délocalisation des services de l'Etat en faveur de Reims. C'est une très bonne nouvelle même si on ne peut pas prendre cela pour solde de tout compte. Il faut que cela soit le début d'une longue série ».
Des mesures sont prévues pour accompagner cette délocalisation qui entre donc dans le cadre des propositions demandées par Matignon aux ministères pour compenser les fermetures de sites militaires en France et y implanter des emplois publics.
La ville de Metz avait été évoquée dans un premier temps avant que Reims ne soit finalement désignée hier par la ministre.
Les archéologues, réunis en intersyndicale, ont estimé que la ministre refusait d'entendre la « colère et l'incompréhension légitime » des personnels, et prévoient « une réponse de grande ampleur », avec notamment une manifestation nationale dans les semaines qui viennent.
Il y a quelques semaines, une pétition signée par 124 des 130 agents du siège dénonçait les projets de délocalisation.
Les agents de l'Inrap avaient également manifesté à plusieurs reprises ces dernières semaines contre ce projet « dangereux pour la survie » de l'établissement, projet qui « pour 130 à 150 postes délocalisés, désorganiserait le travail de 2.000 archéologues et celui de l'ensemble de leurs partenaires ».
L'Inrap, établissement public comptant près de 2.000 collaborateurs, a pour mission de diagnostiquer le contenu d'un site qui va faire l'objet d'un chantier BTP, et éventuellement de le fouiller.
G. A.-T. (avec AFP)

Imprimer Recommander Wikio Facebook twitter digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


calife51

13/10/2008 à 15h00

Encore un effet d'annonce...qui re-tombera comme un soufflet.

harpo

11/10/2008 à 20h07

Albanel et la droite n'ont jamais caché leur haine de l'archéologie préventive, en tant que service public, en particulier… Ceci en est une illustration supplémentaire… Il est vrai que la notion même de "service PUBLIC" leur donne des boutons… En ces temps de privatisation forcenée et de folie financière cela est de bon ton…
Nous ne pouvons qu'espérer que tout se passe bien pour l'INRAP et son personnel, et que son installation dans la très belle ville de Reims se fasse dans les meilleures conditions possibles…
Bon courage à tous, Albanel n'est pas éternelle…

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr