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Où en est la laiterie de Challerange ? Nestlé attend l'éclaircie

Publié le samedi 04 juillet 2009 à 01H00 - Vu 292 fois


Les médaillés et retraités en compagnie du directeur Francis Hérault.

Les médaillés et retraités en compagnie du directeur Francis Hérault.

Jacques Berthion


ALORS, comment ça va ? C'est la question toute simple qu'on a envie de poser à Nestlé.
Il faut dire qu'avec 70 salariés, l'usine est le troisième employeur privé de notre arrondissement, derrière Euroluz et AMI (ex APM).
Le site, racheté par Nestlé en 1948, a décollé avec l'investissement dans une tour de séchage en 1977.
Spécialisé depuis dans la poudre de lait pour l'export, il est toujours dans le giron de la marque.
Epargné par la casse
Le site a plutôt été épargné par la casse sociale, malgré des turbulences plus ou moins récentes.
Le spectre d'une reprise par Lactalis planait depuis 2007, mais a été écarté l'année dernière.
Le développement d'un nouveau produit (des dosettes pour nos cafetières) lui avait ensuite permis une meilleure visibilité sur l'avenir.
Puis sont arrivés les problèmes boursiers qui ont rattrapé l'économie réelle. « La crise a fait qu'on a eu un développement inférieur à ce que l'on pensait », concède Francis Hérault. Mais les dosettes donnent tout de même de la charge.
La cession de l'usine n'est pas revenue sur le tapis et on peut parler de stratégie future.
« Nous allons essayer de passer du très grand export à des produits européens à forte valeur ajoutée », poursuit le directeur.
Puis plus récemment, la crise a fait un petit : la crise du lait.
Comment la laiterie a-t-elle vécu les journées de blocage organisées par les producteurs ?
« Il y a eu des pertes de lait et un blocage des exportations qui a entraîné des ruptures chez le client », résume Francis Hérault.

Une grande famille
Sur le fond, il ne change pas d'opinion et s'en explique : « Le lait n'est pas compétitif par rapport aux Européens. Il est moins élevé en Allemagne par exemple. Et par rapport au marché international, c'est mort. Donc, ça va mieux avec la baisse du prix du lait. Le marché décide, on s'adapte. Mais on est confiant pour l'avenir ».
Cette année, Nestlé investit un million d'euros sur Challerange.
Autre signe de solidité, les longues carrières restent une réalité.
La remise des médailles du travail à Eric Moinaux (20 ans à Nestlé), Joëlle Brulin et Dominique Deforge (30 ans), et l'au revoir aux retraités Marie-France Lefèvre et Gérard Jaillot l'ont bien montré.
Cette grande famille a aussi observé une minute de silence à la mémoire de Jean-Claude Béguin, récemment décédé.
Jacques BERTHION

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