Publié le vendredi 11 janvier 2013 à 12H00 - Vu 90 fois
Le leader de la CGT, Bernard Thibault, se montrait pessimiste hier sur l'issue des négociations, refusant toute « précarité accrue pour les salariés ».
Plus de souplesse aux entreprises, plus de sécurité aux salariés : syndicats et patronat parviendront-ils à trouver pareil compromis ?
ACHEVÉES hier soir sans avoir abouti, les tractations ardues entre patronat et syndicats doivent reprendre ce matin, avec l'objectif de parvenir d'ici ce soir à un compromis sur la sécurisation de l'emploi, souhaité par François Hollande qui a exprimé sa « confiance » pour un aboutissement. « Je sais que les partenaires saisiront cette occasion », a-t-il affirmé à Bordeaux.
Hier matin, la patronne du Medef Laurence Parisot avait dit espérer « boucler d'ici jeudi soir ». Mais, en fin d'après-midi, cette hypothèse s'éloignait, le nouveau texte patronal n'ouvrant toujours pas la porte à la taxation des contrats courts, posée comme condition par les syndicats.
Le patronat a toutefois consenti la suppression d'un article polémique sur la création d'un CDI de projet de 9 mois minimum et réduit le délai de 4 à 3 ans de mise en œuvre de la généralisation d'une complémentaire santé pour les salariés.
L'après-midi a aussi été marqué par un inhabituel clash au sein du patronat, au sujet de cette généralisation des mutuelles, l'UPA (artisans) déclarant « ne pas accepter » le texte du Medef, sans toutefois claquer la porte.
Depuis le coup d'envoi en octobre de cette négociation cruciale, syndicats (CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) cherchent à s'entendre sur les moyens de fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés.
Pour les syndicats, le CDI doit « redevenir la voie normale d'embauche » alors que 8 contrats sur 10 signés chaque année sont des CDD, souvent très courts.
In fine, le patronat, qui craint « une surenchère du législateur », devrait consentir à taxer certains CDD. Le patronat espère des contreparties telles que faciliter les accords de flexibilité (travail et/ou salaires), « sécuriser » les licenciements collectifs et restructurer plus aisément.
La CFDT et le Medef - qui détiennent la clef du « donnant-donnant » final - n'ont cessé de souffler le chaud et le froid. Lundi, Mme Parisot s'était insurgée contre l'intervention « perturbatrice » du gouvernement, qui a menacé d'exclure les CDD du crédit d'impôt compétitivité si elle ne lâchait pas du lest, se disant « très pessimiste ».
Un geste du patronat sur cette taxation, à laquelle 59 % des Français sont favorables pour les CDD de moins d'un mois, rendrait pourtant possible un paraphe de la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC.
En échange de nouveaux droits pour les salariés (complémentaire santé pour tous, droits rechargeables d'assurance chômage, limitation des temps partiels imposés ou encore droit de vote des salariés dans les conseils d'administration), ces trois syndicats sont prêts à d'importantes concessions sur le volet flexibilité.
Reste le refus de FO et de la CGT : « Force ouvrière ne sera pas le fossoyeur du Code du travail en France », a prévenu Stéphane Lardy. Le texte discuté ne propose que « davantage de précarité », a estimé de son côté le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, en marge d'un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant le Medef. Il a appelé les salariés à « rester mobilisés » même après un éventuel accord, ajoutant que « ce n'est pas au Medef qu'on fait les lois ».
Un compromis conforterait les partenaires sociaux, ainsi que le Président, qui a érigé le dialogue social en moteur de réformes.
Pour être entériné, un accord ne doit pas rencontrer l'opposition de plus de deux syndicats. En cas d'échec, le gouvernement légiférera en présentant un texte fin février en Conseil des ministres.
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Les dernières contributions
SYGMA08
13/01/2013 à 18h04
Le pire étant que ceux qui critiquent l'action syndicale, sont souvent les mêmes qui prennent en exemple les syndicats du nord de l'Europe. Ce qu'ils oublient, c'est que lorsque ces derniers négocient, ils le font pour leurs seuls mandants!
C'est à dire que si t'es pas syndiqué, t'as pas droit au chômage, ni aux augmentations de salaires. Brefs, en France, contrairement à ce que bon nombre "d'intellectuels" racontent ce sont les non-syndiqués qui profitent du système ;0(
In vino veritas
13/01/2013 à 16h11
Le mépris des commentaires envers les syndicalistes et les syndicats n'empêche pas les dits commentateurs d'empocher toutes les augmentations et avantages acquis grâce aux luttes et aux grèves. Je propose que ces personnes soient payées des clopinettes et se contentent de travailler jusqu'à leur décès sans aucunement pouvoir bénéficier des assurances santé et encore moins de la Sécurité Sociale. Certains ont pu profiter de l'Education Nationale gratuite, mais lorsqu'on les lit, on se demande vraiment si cette éducation leur a profité.
SYGMA08
12/01/2013 à 15h07
@carmelo : si avoir "subi" 35 ans de syndicalisme, sans qu'à aucun moment vous n'avez réagi, c'est soit du masochisme, soit que cela vous allait.
Dans les deux cas cela vous complaisait donc !
Si vous ne voyez pas le rapport avec certains de mes commentaires, c'est que vous ne savez rien de ce que c'est d'avoir un engagement public.
Je vous laisse donc à vos certitudes et je reste avec mes convictions.
carmelo
12/01/2013 à 13h59
sygma08 avec tous mes respects je ne vois pas le rapport avec certains de vos commentaires mais pour une fois ouvrait vos yeux j'ai subi 35 ans de syndicalisme si vous n'avez pas compris je peux rien pour vous .amicalement
SYGMA08
12/01/2013 à 13h42
@carmelo : j'ai jamais dis qu'il gagnait la smic et je serai curieux de savoir ce qu'il a "à coté"
Si vous parlez d'une voiture avec chauffeur et d'un bureau, je pense que c'est un minimum pour un responsable national !
Par ailleurs, je ne sais pas comment vous réagiriez si vous aviez des menaces de mort régulièrement et si un jour une tête de porc était déposée à la porte de votre domicile !
carmelo
12/01/2013 à 13h31
sygma08 tu devrais te renseigner ce qu'il a à côté tu serais vraiment surpris tu as des oeillères tu crois qu'il gagne le smic comme mélonchon .
SYGMA08
12/01/2013 à 11h50
@CARMELO : Bernard THIBAULT gagne moins que vous ne pouvez le penser. Il touche ce qu'il toucherait à la SNCF, sans les primes ! De plus il est loin de ne faire que 35 heures !
@JECO : regarder "C dans l'air" c'est bien mais il faut aussi écouter tous les points de vue ! Yves Calvi est un cumulard qui mange dans plusieurs gamelles et Michel Godet un fonctionnaire qui crache dans la soupe, qui dans une même phrase dit une chose et son contraire, leur parole n'est pas d'or !
@jeanb Encore une idée fausse et largement répandue dans le milieu anti-syndical. En effet, le CGT signe près de 85% des accords!
Le pauvre MEDEF a visiblement beaucoup plus de moyens médiatiques pour faire passer ses messages ;0(
Le pire étant que des ouvriers, ou supposés tels, puissent y croire ;0(
jeanb
12/01/2013 à 10h41
C'est une habitude a la CGT de dire non a tout ,mais combien d'entreprises ont fermer a cause de ce syndicat .
Bernard Thibault a les poches bien remplies cela m'étonnerais qu'il va au restaurant du cœur
jeco
12/01/2013 à 07h59
Indécrotables! Au final, le but du jeu est de taxer un peu plus les entreprises, et hélas y compris les petites déjà sur la corde raide sans pour autant fluidifié le travail. Fort du soutien et des menaces de Hollande, les syndicats jouent gagnant/gagnant. Et pourtant Renault par exemple produit 50 VL en Espagne pendant qu'on en fait 24 en France!!!! On a 11% de chômeurs, l'Allemagne ou l'Angleterre 7%!!!! Les agences de notation observent notre bêtise, et conclueront trés vite cette comédie!
Encore une chose, quand on voit à la télé ce syndicaliste CGT, orinaire de Turquie (c'est lui qui se réclame de ses origines) déclarer que son employeur "Renault" fabrique de la merde, on a tout compris!
carmelo
11/01/2013 à 20h15 | 1
demander a bernard thibault combien il gagne par moi vous seriez surpris
et tous ses pauvres travailleurs qui croient en eux ça me fait mal