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Les cultivateurs des «Cannabis Social Clubs» vont réclamer leur légalisation

Publié le dimanche 06 janvier 2013 à 10H26 - Vu 122 fois



Porte-parole du réseau « Cannabis Social Clubs », Dominique Broc présente un espace de culture d'une dizaine de mètres carrés, installé à son domicile, près de Tours (Indre-et-Loire). Des lampes bleues à économie d'énergie, allumées 18 heures par jour, font croître les plantations de chanvre alors que des lampes jaunes au sodium, en activité douze heures par jour les chauffent afin d'en permettre la floraison.
« Nous produisons pour protéger notre société des effets pervers des mafias qui sont en train de s'implanter sur le territoire pour produire du cannabis, souvent frelaté, à grande échelle et le revendre à nos enfants », explique ce jardinier de profession.
Dans cette production collective, seize personnes partagent les frais solidairement : le chanvre, le terreau, les engrais et l'électricité. « Chacun au prorata de sa consommation (de 500 grammes à 3 kilos), paye en fonction de son besoin au prix de revient », précise Dominique Broc, qui compare cette activité à celle des coopératives. « Nous ne souhaitons pas vivre du fruit de notre production. Nous avons tous un travail à côté. A la poussière près, nous sommes capables de dire ce que nous produisons. »

« Nous coupons l'herbe sous le pied des dealers ! »

Selon lui, les liens de confiance unissant les membres du club, fermé aux mineurs, éliminent tout risque de revente. « En partageant les frais, on arrive à un coût de 25 centimes le gramme, voire inférieur, alors qu'au marché noir, on trouve la même chose d'une qualité douteuse entre 10 et 15 ? », assure-t-il. Le club compte notamment un électricien, un médecin et un chauffeur de taxi qui fument pour « un confort de vie » ou pour « des raisons thérapeutiques ». Il cite aussi l'exemple d'une femme atteinte d'une sclérose en plaques qui « soulage ses douleurs avec l'aval de son médecin, en fumant du cannabis ».
Le Cannabis Social Club, installé en Touraine depuis trois ans, récolte 23 kg de fleur de chanvre chaque année. Selon lui, la police le sait. Il insiste même : « J'imagine qu'elle nous surveille et voit donc bien qu'on ne fait pas de trafic. Comme elle, on lutte contre le trafic de drogue, mais à notre manière, sans l'argent du contribuable. »
Si ces militants « en faveur d'une dépénalisation du cannabis » partagent solidairement les frais de leur culture, ils en partagent aussi les ennuis éventuels. En France, l'article 222-35 du code pénal, dispose que la production ou la fabrication illicites de stupéfiants sont punies de vingt ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d'amende. Ces faits sont punis de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d'amende lorsqu'ils sont commis en bande organisée.
Pour faire entendre leurs revendications, les « Cannabis Social Clubs Français » ont l'intention de se déclarer à la préfecture au cours du mois de février. Dominique Broc estime vouloir « lutter contre le fléau de la prohibition qu'il connaît bien » pour avoir été condamné en 1990 à dix-huit mois de prison pour possession de marijuana.
« On va faire des démarches de déclarations officielles », avec un certain nombre de dispositions pour faire avancer le débat et « revendiquer collectivement une sortie de la prohibition » du cannabis, renchérit pour sa part Farid Ghehioueche, autre fondateur des Cannabis Social Clubs.
« Nous attendons une position du gouvernement responsable qui pour l'instant se fait complice de l'économie souterraine », affirme aussi Dominique Broc. « Nos principaux ennemis sont les dealers », explique-t-il, s'appuyant sur un incident survenu il y a quelques années à Joué-lès-Tours : « Nous voulions expliquer notre démarche à la population sur un stand. Nous avons été vandalisés par des petits dealers de quartier, car nous leur coupons l'herbe sous le pied ! »
n Regroupés dans des « Cannabis Social Clubs », ils font pousser et partagent leurs plants, avec l'intention de se déclarer dans les préfectures en février. n Un « acte de désobéissance civile », selon le porte-parole national du projet.
 

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Les dernières contributions


lucreims

reims

07/01/2013 à 08h06

Il n'y a rien d'assouplit c'est le contraire, c'est pour arrêter et empêcher ces trafiquants de drogue dans les quartiers.

princhon

Ce que l'on apprend pendant l'enfance est mieux gravé que dans la pierre.

06/01/2013 à 21h35

il faut toujours assouplir tout pour les voyous , mais qui a pensé aux futures victimes accros de ces trafics illégaux ?

lucreims

reims

06/01/2013 à 20h56

Il est sur que cela embêterait bien de nombreuses personnes ici si ces gens gênaient le trafic de drogue par leur initiative !!!

PICATCHOU51

Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue.

06/01/2013 à 17h24

Ben voyons...

adhonores

06/01/2013 à 16h56

Il y a des meubles qui ne risquent pas d'etre bougés avant longtemps et la poussière s'accumule.
Pourquoi condamner cette initiative....? si un statut leur est accordés ils ne peuvent que poser de réels problèmes aux traficants,avoir cette possibilité de control est une piste à suivre.
Sur le sujet,la réalité est que le trafic est incontrolable (avec tout ces dérapages qui pourissent la vie de temps de gens ) ce qui pourra etre mis en place pour remettre leur petit commerce en " difficulté"est plutot une bonne chose et si cette démarche ne règle pas tous les trafics hélas....! elle reste avant tout une excellente initiative,et pour ceux qui seraient tentés...! je ne suis pas consommateur ni de près ni de loin....!à bon entendeur...!

dac51

06/01/2013 à 14h43

Un nouvel exemple de ce que peut être une coopérative de production ?

HAWK51

je veille

06/01/2013 à 14h24

Ces drôles de cultivateurs qui font croire qu'ils sont là pour aider la "socièté", ils me font bien marrer, car quoiqu'on en pense, ils font ça surtout pour gagner plus de "blé"..

braquo2

06/01/2013 à 14h15

Tu oublie l'amiante "sprinkleur" ; Et vendent des cigarettes qu'ils taxent, tout en sachant que c'est nocif..

sprinkleur

06/01/2013 à 12h52 | 1

Quand ces mêmes personnes laissent délibérément empoisonner les citoyens avec du sang contaminé, vous pensez bien que la drogue est le cadet de leurs soucis!!!dès l'instant où çà rapporte....du fric.... et des voix!!!!c'est la même chose vous me direz.

Commentaires anonymes

06/01/2013 à 12h10

ne doutons pas que cela sera accepter !
les salle de shoot ne sont que la porte d entrée a cet triste évolution des moeurs ........
n avons nous pas assez de soucis avec l alcool et la cigarette ???
apparemment non !
vous constaterez quant meme que fumer nuit gravement a la santer et que les divers taxes servent a endiguer ce fleau alors que le cannabis et totalement normal et rentre même dans le bien être de la personne..
tu m étonne...........
cet pseudo légalisation servira juste a créer de nouvelles taxes puisque certain socialistes on dejas calculer les recettes!
la santer des français est secondaire c est évident.....

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