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Le sort des PSA scellé en juillet

Publié le vendredi 29 juin 2012 à 11H00 - Vu 21 fois



Un millier de salariés de PSA Peugeot Citroën manifestaient hier devant le siège de l'entreprise. Le but : tout faire pour sauver les emplois à Aulnay mais aussi à Rennes.

LE constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, qui va devoir prendre de nouvelles mesures d'économies, a annoncé hier la tenue d'un comité central d'entreprise (CCE) avant fin juillet, lors duquel le sort des sites d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Rennes devrait être scellé.
Le président du directoire, Philippe Varin, a annoncé lors d'un comité de groupe que « des mesures complémentaires seront nécessaires », selon un syndicaliste, alors qu'à l'extérieur du siège du fabricant français, entre 1 000 salariés selon la police, 1 500 selon la CGT, étaient venus manifester.
Les syndicats estiment que la fin de « l'activité montage » de la voiture C3 sur Aulnay se rapproche et que le scénario d'un terme mis à la fabrication de véhicules sera annoncé avant le début des congés payés imposés en août. L'annonce par la direction d'un CCE extraordinaire avant fin juillet étaye cette thèse.
Le directeur industriel Denis Martin n'a pas exclu la fermeture du site d'Aulnay - qui est l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis avec 3 000 CDI et 300 intérimaires - faisant valoir que « C'est dans le cadre d'une instance comme le CCE qu'une décision comme celle-ci peut être prise. »
Ce CCE sera l'occasion d'évoquer « l'avenir de l'ensemble de nos sites industriels », a expliqué M. Martin, qui a reconnu que le groupe « aura un examen plus attentif sur certains de [ses] sites ou certains de [ses] centres qui ont plus de difficulté que d'autres. »
« Il y a un certain nombre de dispositions à prendre vis-à-vis des autres établissements, entre autre l'établissement de Rennes, mais aussi de nos autres sites industriels, de nos sites de recherche et développement », a-t-il averti.
À Rennes, « 1 000 personnes seraient concernées » par la suppression de l'équipe de nuit, qui travaillait sur la 508, et « une centaine » par l'arrêt en décembre de la fabrication de la C6, selon Franck Don de la CFTC.
Le président du directoire s'est engagé de son côté à maintenir de l'activité à Rennes, Sevelnord et Madrid, mais il n'a pas cité Aulnay, selon un syndicaliste.
M. Varin « est en train de se préparer à l'affrontement, il sait qu'en annonçant la fermeture d'Aulnay, il nous déclare la guerre à tous », a réagi Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT.
M. Varin a déjà préparé le terrain en recevant en début de semaine les syndicats FO et CFE-CGC. Il a abordé avec eux les hypothèses possibles pour maintenir une activité sur le site autre que la fabrication de la C3 prévue jusqu'en 2014.
À la fin 2011, PSA avait annoncé un nouveau plan d'économies, après celui de 2009-2011, d'un total de 800 millions d'euros en 2012, portés désormais à un milliard, ainsi que la suppression de 6 000 postes en Europe, dont 4 300 en France.

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