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Le marasme des petits candidats

Publié le mercredi 01 février 2012 à 09H00 - Vu 215 fois


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Sondage BVA-Orange-SPQR-RTL. Après le « Bourget » du candidat Hollande et l'allocution télévisée du président de la République, le rapport supposé des forces, au sein de l'opinion, confirmerait le premier dans sa position de leader, quand le « pas encore candidat » Sarkozy, améliorerait son socle électoral de 1er tour. Quant aux « petits » candidats, c'est morne plaine…

AVANT de nous engager dans le dépiautage du dernier sondage BVA-Orange-SPQR-RTL, réalisé les 30 et 31 janvier, donc après l'intervention télévisée du président de la République, sur un échantillon de plus de 1 400 personnes, « recrutées par téléphone et interrogées par internet », il convient de rappeler, avec le sondeur, la relativité des opérations de mesure ainsi pratiquées : « Dans le cas d'un échantillon de 1 000 personnes, pour un pourcentage obtenu par enquête de 20 %, la marge d'erreur est égale à 2,5 ». Donc aux 20 % de l'exemple, correspondent des positions situées quelque part « entre 17,5 % et 22,5 % ».
Ce qui signifie que toute évolution, dans un sens ou dans l'autre, de moins de 5 %, doit être prise avec des pincettes…
Cet avertissement posé quid des intentions de vote aux deux tours de la présidentielle ? Au premier « round », il apparaît que sept des prétendants ne marquent pas un point : Nathalie Artaud (Lutte Ouvrière) perd le demi-point que lui accordait le précédent sondage des 18 et 19 janvier, de même que Christine Boutin (Parti Chrétien Démocrate). Philippe Poutou (NPA) reste à zéro ; Chevènement itou, ainsi que Corinne Lepage et Frédéric Nihous.
Quant à Hervé Morin (Nouveau Centre), il perd son petit point pour rejoindre le club zéro.
Dans la classe qui reste en deçà de la décimale, le candidat Nicolas Dupont-Aignan est sur une mauvaise pente qui perd un demi-point, avec 1 % des intentions sondées… effet de vases communicants ? Galouzeau de Villepin progresse d'autant qui passe à 2 %. Eva Joly avec 3 % perd 1 point par rapport à la précédente mesure, pendant que Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, prend un point et culmine à 8 %.
Dans le haut du tableau, François Bayrou, MoDem, affiche 12 %, donc un point de moins que précédemment et Marine Le Pen, FN, recule de 18 à 15 points. Nicolas Sarkozy demeure second à 25 % quand il était à 23 %, François Hollande réalise la progression la plus crédible avec 34 % contre 30 à la veille de son « Bourget ».
Au second tour, pas de révolution, Hollande l'emporterait toujours contre son rival à 57 % contre 43 %…

Une stratégie de retardement

Le paysage se décante un peu plus, Hollande au pinacle, Sarkozy - pas encore candidat - voit sa côte frémir, pendant que les Le Pen et Bayrou se tassent. Pour les autres, exception faite de Mélenchon, les remboursements de frais de campagne risquent fort de n'être pas folichons, pas plus de 808 300 euros…
Au-delà, le sondage fait apparaître que le speech présidentiel a été largement suivi à la télévision, 16,6 millions de téléspectateurs, avec six chaînes concernées, le contraire eut été surprenant…
Quant à l'impact supposé de l'allocution présidentielle, il serait jugé convaincant par 42 % des sondés, 57 % pensant le contraire.
Quant au jugement porté sur les diverses mesures avancées par le Président, il est majoritairement positif. Exception faite des « accords compétitivité-emploi », sans doute un peu abscons au premier abord, qui recueillent 42 % d'opinions positives, quand ils portent en filigrane la fin des 35 heures. Quant à la hausse de 1,6 % de la TVA, elle hérisse les sondés ; seuls 28 % jugeraient l'initiative souhaitable. Il est vrai que le mot TVA, comme tout ce qui se rapporte aux impôts en général, est connoté de façon négative.
Conclusion de BVA : « Si les deux tiers des Français (66 %) n'ont pas changé d'impression sur le Président, ceux qui avouent avoir évolué penchent nettement plus vers l'amélioration que la détérioration (21 % contre 13 %). C'est évidemment le cas des sympathisants de l'UMP, visiblement ''regonflés à bloc'' par la prestation de leur champion (43 % affirment que l'émission a amélioré leur image du Président contre 5 % qui estiment qu'elle l'a détériorée). Mais c'est aussi le cas des sympathisants du MoDem (27 % ''améliorée'' contre 12 % ''détériorée'') et du FN (26 % contre 18 %)…» Moralité, si le prétendant Hollande peut toujours se voir en haut de l'affiche… il reste à voir ce que donnera la campagne du concurrent Sarkozy… lorsqu'il se sera déclaré.
On peut penser que ce dernier applique une stratégie de retardement en la matière, quand bien même, dans son propre camp, on s'inquiète de voir le PS monopoliser le champ politique… depuis juin 2011.

Philippe LE CLAIRE

 

 

 

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Les dernières contributions


ericetisa

Il faut se méfier des comiques, parce que quelquefois ils disent des choses pour plaisanter. ( Coluche )

05/02/2012 à 21h38

Le problème des petits candidats, c'est que les Français ont peur d'un nouveau avril 2002, alors ils votent pour les " grands candidats ".
C'est dommage, mais c'est la triste réalité.

french_redneck

03/02/2012 à 14h12

Marasme des petits candidats illustré par "éva"? Ne serait elle pas de ce parti aux exigences si énorme que l'ont pourrait penser qu'ils sont majoritaire..

jeco

02/02/2012 à 07h43

2 partis assistés de 2 ou 3 autres pour faire comme si!
Les médias ont mis en place le duel Hollande/Sarko depuis plusieurs mois, et nous saoulent d'infos souvent secondaires, voire people des candidats! Personne ne s'intéresse aux effets de leur programme, malgré les alertes de quelques économistes éclairés; tout le monde se fout de l'essentiel, la réduction des dépenses et on continue comme avant, avec plus de recettes, ce qui "pompent la France". Et çà marche! Pourquoi? Parce que l'individualisme à la française consiste à vouloir sauver le maximum d'acquis, au détriment de l'avenir, de leurs enfants. C'est la politique depuis 30 ans, reculer pour mieux exploser!

Alain Schydlowsky

Chàlons-en-Champagne

02/02/2012 à 07h17 | 1

Je ne suis pas opposé aux candidatures de témoignage dés lors que tel candidat a des raisons d'espérer atteindre la barre minimale de 5 pour 100 score faible mais relativement symbolique.Mais lorsqu'un parti tel les Verts-Europe-Ecologie qui atteint un pourcentage relativement satisfaisant lors d'échéances différentes,il faut s'interroger rapidement sur la qualité réclamée par les électeurs ,d'entrainement ,et la réponse est toute trouvée.
Des candidats qui approchent de zéro doivent appliquer le principe de réalité et se battre pour un ou deux pour cent est un non -sens qui ne met pas en cause ni la bonne volonté de ces "candidats-témoins-martyres" .
Les manoeuvres en vue d'empêcher une candidate représentative de proposer un programme que l'on soit pour ou contre s'apparentent à de
la basse politique proche du coup-bas dont les Français sont particulièrement las.Rien n'est joué si ce n'est la réalité que représente une réelle résignation de nos compatriotes peu enthousiastes par des candidats qui font penser à certains d'entre nous aux "fous du volant".Il est temps de statuer sur le vote blanc qui n'exprime rien en l'état actuel des choses,moins même que ceux qui ne se déplacent pas ,c'est un comble. Il serait en outre salutaire de proposer un gouvernement d'Union Nationale.

Paf_le_chien

01/02/2012 à 21h12

@San Martin
Tout à fait d'accord, on pourrait même n'avoir qu'un seul candidat au lieu de deux, qui passerait le pouvoir à son aîné à la fin de sa vie, ignorer l'avis du peuple et éliminer les opposants.
Sérieusement la démocratie, la liberté d'expression, ça vous évoque vaguement quelque chose ?

cesse51

01/02/2012 à 16h47

le plus important ce sont les législatives.car ce sont elles qui déterminent la future assemblée nationale et les gens ont souvent tendances a l'oublier.

krakula

01/02/2012 à 15h15

D'accord avec Dam
on n'est pas prêt de sortir de la pensée unique, et quand on voit dans quel marasme elle nous a plongés...

San Martin, un seul candidat suffirait bien, ça coûterait moins cher et ça pourrait rapporter gros. Une idée qui fait son chemin dans les cerveaux malades.

ange51

01/02/2012 à 14h59

le chevalier de reims: vous avez raison cette politique et manque de démocratie n'est pas acceptable il ne faut pas faire de l'ombre au président sarkozy voilà d'ouvient l'erreur regarder ce que nous coute notre président à chacun de ses déplacements une honte , même pour aller jusqu' amiens ou dans l'aube il utilise son avion perso ,mais c'est quoi ce president bling, bling , et cc'est ces gens là qui nous parlent de nous privé au nom de la crise (votez hollande ou sarkozy c'est du kif ! kif! de toute façon ,il faut exiger que d'autres candidats ai le droit d'avoir les 500 signatures et proposer leurs programmes , par ce que si ce n'est que ces deux là moi je ne me déplace que pour voter blanc , mes enfants ausi , mare de la misére à cause de ce genre de personnage un coseil aller lire le compte rendu" l'argent de l'état"du député ps rené dosiére 'avant d'aller aux urnes et vous allez déterminé votre choix de voter pour l'un ou l'autre ^prés ou voter blanc

lentarteur

01/02/2012 à 14h10

Il faudrait que Sarkozy intervienne encore une fois à la télévision, pour qu'il se crashe définitivement. Enfin, vu le mépris avec lequel il s'est adressé aux journalistes, lors de la cérémonie des voeux à la presse, on pourra s'étonner, que certains lui passent encore les plats.

Dam

Pour une France Libre

01/02/2012 à 11h34 | 1

@San Martin

Votre modèle démocratique fait froid dans le dos... Qu'est ce qu'un courant politique important ? Et encore faudrait-il rétablir un peu de proportionnelle au parlement dans cas...

San Martin

01/02/2012 à 10h57 | 2

Le marasme des petits candidats est une bonne chose. Il est inacceptable que des candidats dont l'espoir n'est de recueillir que quelques dixièmes de point à l'élection présidentielle puissent se présenter. Bien entendu, certains diront que c'est le jeu démocratique et que c'est souvent pour eux l'unique occasion de se faire entendre. Il n'en reste pas moins que ces candidatures coûtent de l'argent pour un résultat nul et parasitent inutilement la campagne de l'élection présidentielle, déjà bien compliquée par ailleurs. Augmenter le nombre de signatures nécessaires de 500 à 1000 me paraît utile pour empêcher cette agitation marginale, à condition que tous les courants politiques importants puissent présenter un candidat.

le chevalier de...

Reims

01/02/2012 à 09h45 | 1A été modéré

Ici, l'on voit que les partis sont muselés les 2 candidats principaux proposent la même chose c'est à dire l'Europe des marchés ou la mondialisation alors que que ceux qui voulaient un autre débat n'auront pas réponse...
L'expression citoyenne est bafouée une fois de plus, combien de temps reste-t-il encore avant que tombent tous nos ploutocrates de tous bords ?

le chevalier de...

Reims

01/02/2012 à 09h34 | 1

Cette élection illustre bien que notre système n'a plus rien de démocratique. Avant de désigner un candidat il aurait été important que toutes les thèses puissent être débattues. Ici, les partis dominants ne sont que 2 à proposer la même chose c'est à dire l'Europe des marchés ou la mondialisation. Ceux qui proposent autre chose comme le FN, le front de Gauche et quelques autres sont écartés d'avance par les maires qui n'accordent pas leur signatures pour valider les candidatures que sur ordre.

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