Publié le jeudi 09 juillet 2009 à 01H00 - Vu 3 fois
Les emplois d'AVS seront « portés par le monde associatif », indique le ministre Luc Chatel.
BERTRAND LANGLOIS
LE gouvernement a apporté à la hâte plusieurs réponses aux questions soulevées par la fin des contrats précaires des assistants de vie scolaire, ces personnes qui accompagnent notamment les enfants handicapés en milieu scolaire, mais les solutions sont critiquées.
Alors que plusieurs milliers de contrats d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) et d'emplois vie scolaire (EVS) sont échus depuis fin juin, la mobilisation en leur faveur a débouché sur trois décisions.
Outre la promesse qu'il y aura autant de personnels à la rentrée pour accompagner les élèves handicapés, le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, vient de faire voter un amendement permettant que certains AVS restent auprès des élèves qu'ils aidaient individuellement.
Dans de tels cas « il y a une relation qui se noue, il y a de l'humain », d'où « un besoin de continuité », a expliqué l'intéressé.
La solution trouvée est que ces emplois, dépendant auparavant de l'État, seront « portés par le monde associatif, avec un accompagnement financier de l'État ».
« Désengagement »
Deuxième décision : une « mission d'inspection » a été lancée pour savoir si la formation dont devaient bénéficier AVS et EVS durant leurs contrats a bien été dispensée.
« Ce sont des CDD pensés comme des tremplins vers l'emploi. Cette vocation d'insertion professionnelle a-t-elle été bien satisfaite ? Je ne suis pas sûr qu'elle l'ait été pleinement », a estimé le ministre.
Enfin, un accord visant à favoriser le reclassement des EVS a été conclu pour un an entre le gouvernement, Pôle emploi et l'entreprise de services à la personne O2, qui s'est engagée à examiner en priorité les dossiers d'EVS pour son recrutement de 2 000 gardes d'enfants à domicile prévu en septembre.
Le secrétaire d'État à l'Emploi, Laurent Wauquiez, compte étendre ce dispositif « dans les prochains jours à l'ensemble du secteur » des services à la personne.
Ces décisions ont suscité plusieurs types de critiques. Pour l'Association des paralysés de France (APF), le transfert d'AVS à des associations constitue un « désengagement de l'État » qualifié de « scandale ».
« Désengagement », un terme repris par le SNUipp-FSU, principal syndicat d'enseignants du primaire, tandis que l'Unapei, association qui travaille à la défense des personnes handicapées mentales, juge que ce transfert « ne peut constituer qu'une réponse provisoire ».
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