Publié le mardi 09 février 2010 à 18H05
Youssouf Fofana le 4 mars 2006 à l'aéroport d'Abidjan avant son retour en France
Fofana ne sera donc pas rejugé dans le second procès de cette affaire, où doivent comparaître 18 de ses complices présumés. "Youssouf Fofana a déposé une lettre au greffe de sa prison pour annoncer qu'il se désistait de son appel", a dit un porte-parole du parquet général. Ce désistement devrait être formellement pris en compte le 15 février, lors de l'ouverture d'une session d'assises à Créteil (Val-de-Marne), où doit se tenir le second procès à partir du 25 octobre.
Ce dossier, devenu pour la partie civile emblématique des phénomènes de l'antisémitisme et de la violence en banlieue, a aussi donné lieu à une controverse politique.
La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, sur l'insistance de la mère d'Ilan Halimi et d'organisations de la communauté juive, avait poussé le parquet général à provoquer un appel quasi-général, alors que les peines étaient en général conformes à celles demandées par le ministère public.
Youssouf Fofana, Français d'origine ivoirienne de 28 ans, a été condamné à la réclusion à perpétuité avec une peine de sûreté incompressible de 22 ans en juillet 2009.
Le second procès concernera notamment Samir Aït Abdelmalek, lieutenant présumé de Youssouf Fofana, condamné à 15 ans de réclusion alors que 20 ans étaient requis, ainsi que la jeune fille ayant servi d'"appât" pour attirer Ilan Halimi.
Elle a été condamnée à neuf ans de prison, alors que l'accusation requérait entre 10 et 12 ans.
Enlevé parce qu'aux yeux de ses ravisseurs il avait forcément de l'argent, étant juif, Ilan Halimi, 23 ans, a été séquestré durant 24 jours, maltraité et torturé, puis mis à mort après de vaines négociations pour le versement d'une rançon.




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