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Évaluation des CM2 Sabotage sur le net

Publié le mardi 18 janvier 2011 à 12H00 - Vu 538 fois


Certains syndicats réclament que les épreuves aient plutôt lieu en début d'année scolaire.

Certains syndicats réclament que les épreuves aient plutôt lieu en début d'année scolaire.


IL s'agit de priver d'outils destinés à améliorer les performances du système éducatif mais aussi de fausser des résultats et, de cette manière, de moins bien identifier les lacunes en français et mathématiques de certains élèves.
Ce qui est encore plus déplorable dans cette affaire, ce sont les arguments vantés par ceux qui se félicitent d'être arrivés à leurs fins. Il s'agirait d'aider « les enfants qui ne travaillent pas assez » à « apprendre à tricher et à gagner ».
Il s'agit de la négation proclamée des valeurs de l'École républicaine et l'encouragement à un incivisme crasse. La valorisation des apprentissages, de l'effort, du résultat est singée. Où sont la responsabilité et l'éthique dans tout cela ? Aux oubliettes de la société.
On comprend la colère qui s'est emparée de la rue de Grenelle et la très mauvaise humeur du ministre Luc Chatel. Le temps de la surprise et du ridicule passé, il était impossible pour le gouvernement de rester inerte. Que des poursuites soient envisagées est tout à fait légitime. Encore faut-il que la direction des affaires juridiques du ministère ne tourne pas autour du pot et bétonne une plainte motivée.
Une vraie provocation
On comprend bien ce qui est recherché par les initiateurs de cette provocation. Empêcher de se faire une idée argumentée sur l'École d'aujourd'hui, éviter de connaître les fragilités tant en français qu'en mathématiques et permettre à tout le monde d'aller le plus loin possible dans les études sans se préoccuper du niveau. C'est plus commode et cela permet de vanter l'égalité de tous à l'école surtout lorsqu'on masque tout ce qui peut accroître les inégalités.
On sait que ces évaluations des CM2 sont contestées et critiquées par certains parents et enseignants. Notamment le SNUIpp-FSU, premier syndicat des professeurs des écoles, qui conteste la date retenue et réclame que les épreuves aient lieu en début d'année scolaire pour faciliter les solutions personnalisées et laisser du temps pour corriger les lacunes repérées.
Si le ministre insiste sur l'éthique et la responsabilité de la majorité du corps enseignant, il sait déjà que la fiabilité de ces évaluations sera sujette à caution. Hier aura été une mauvaise journée pour l'école de la République.
Hervé CHABAUD

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Les dernières contributions


MANSA

ici, là ou ailleurs

20/01/2011 à 18h59

pour vasova: je ne pensais pas forcément à l'histoire géo, plutôt aux langues, ou plutôt à la langue: si tous les élèves parlaient le français, et le français correct, voire savaient l'écrire correctement, ce serait une bonne chose!

VASOVA

20/01/2011 à 17h16

du bourrage de crane...quand je vois les programmes des primaires et des collègiens...la guerre de 100 ans par exemple..Alors que certains(de plus en plus nombreux)peinent à lire et à écrire..Revoyons les priorités!faut il vraiment leur faire ingurgiter des tonnes de choses au détriement des bases?

smatch

19/01/2011 à 21h54

Cela me rappelle un certain ministre qui voulait "dégraisser" le mamouth.à l'époque, il s'est fait " descendre " et rabaisser plus bas que terre.Je m'aperçois que rien n'a changé depuis, que l'éducation nationale est pratiquement impossible à moderniser. Que l'on ne peut rien changer sans faire sortir tout le monde dans la rue. et tout cela au détriment de nos enfants et de la qualité de notre enseignement.

smatch

19/01/2011 à 21h38 | 1

Tout à fait d'accord avec Mansa pour son analyse.
L'enfant d'aujourd'hui est tout à fait le même que celui que nous étions il y a quarante ans.La grosse différence est essentiellement l'environnement dans lequel il se situe. L'enfant a besoin de repères pour se développer, il a besoin que lui soit fixé des limites entre le bien et le mal, entre ce qui lui est autorisé ou pas. Inconsciement, il demande à ce qu'on lui fixe ses fameuses limites et ces repères.Nous sommes dans une société ou malheureusement tout ceci n'existe plus, tout le monde baisse les bras.parents qui prennent la défense de leur enfant lorsqu'il a fait une connerie, force de police qui ont ordre de ne pas droit de réagir face à certaines situations. etc..Bref, je crois qu'en remettant certaines valeurs au goût du jour, cela irait beaucoup mieux, je suis persuadé que les enfants ne demandent que ça

MANSA

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19/01/2011 à 17h18 | 1

Non AIrelle: les enfants n'étaient pas plus dociles, mais il y avait deux choses qui ont beaucoup changé:
1: les parents, qui n'avaient pas tous eu la chance d'aller bien au-delà du certificat d'étude, savait que l'éducation était la base de la réussite de leurs gamins. Ils ne pouvaient pas les aider -trop de lacunes-, mais avaient confiance dans le maître, la troisième personne la plus importante dans le village. Un enfant puni à l'école était puni chez lui en retour si l'enfant s'en plaignait (aujourd'hui, on agresse l'enseignant pour cause d'enfant-roi.
2: les maîtres d'écoles faisaient leur métier avec dévouement, encourageant les bons et les moyens, aidant les plus faibles qui avaient la volonté de s'améliorer. Ils n'étaient pas tous les quatre matin en classe nature ceci, classe vacance cela, aux frais des parents d'élèves et des contribuables (subventions des mairies).

Airelle

19/01/2011 à 12h27

@ Mansa
Sauf que, il y a quarante, voire cinquante ans, les enfants étaient sans aucun doute, plus "dociles", plus malléables que ceux d'aujourd'hui, faut-il le regretter, le déplorer ??? on va dire que c'est le progrès ... parce que si je dis que c'était mieux avant, je passe pour une "vieille réac" !!! mais je maintiens que ce n'est pas en grossissant les effectifs des classes, que l'on réglera les problèmes de retard dans les fondamentaux, de "beaucoup" d'enfants !!!

MANSA

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19/01/2011 à 10h27

Pour Airelle: je n'ai pas l'impression que notre école a moins de moyens qu'il y a trente ans ou quarante ans, où des instits de milieux ruraux avaient trois classes de 15 gamins à s'occuper en même temps, sans soutien ceci, soutien cela, surveillant ceci, maître d'école, comme on disait alors, cumulant souvent avec le poste de directeur, et la permanence de la mairie. Je n'ai pas l'impression que cela a donné 30% d'illétrés en sixième alors. Mais c'est vrai aussi que toute la vie scolaire n'était pas axée sur le voyage scolaire d'hiver, l'échange avec la classe de là, et le spectacle de fin d'année... Le refus de l'évaluation, c'est le refus de voir la progression des élèves, et par delà leur difficulté. Cela rejoint ce projet de supprimer toute notion de notation...

Airelle

19/01/2011 à 09h31

A quoi bon pratiquer ces évaluations, puisque de toute façon, quels que soient les résultats, elles se solderont par des suppressions massives de postes d'enseignants !!! Comment encadrer correctement des élèves en grande difficulté, avec des équipes de plus en plus restreintes ??? dans cette profession non plus, on ne peut pas faire de miracles !!!

MANSA

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18/01/2011 à 17h37

Pour Mayenne: Il faudrait deux tests, un avant, l'autre après l'année du CE2, juste pour voir. Pour Bindidon: et Molière n'est bien sur pas une grosse dent!

Mayenne

18/01/2011 à 15h31

Autrefois, c'était les juifs que certains montraient du doigt pour tenter d'expliquer les misères de notre sociétés et ses injustices. Aujourd'hui, les mêmes, désignent les fonctionnaires et surtout les enseignants à la vindicte populaire. les temps ne changent pas.....
Voilà X années que ces tests sont passés par les élèves et que rien ne change. Ce sont de simples constats qui sont suivis par aucune proposition ministérielle, par aucune mesure pour remédier aux retards de certains enfants. Les ministres passent mais l'enseignant reste seul face à ses élèves.
Enfin, il me semble juste de faire passer ces tests en début d'année si on veut que l'école remédie aux problèmes des enfants.

MANSA

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18/01/2011 à 13h12 | 1

Cette attitude, partie du milieu enseignant et syndicaliste, ne me surprend guère: les profs ne veulent pas que l'on puisse comparer les résultats de leur enseignement. Mais c'est tout de même une drôle de leçon de civisme que de montrer comment tricher dans la vie... De quoi fabriquer une bonne génération d'illétrés et d'assistés, entre deux petites tricheries avec les règles de la société.

Commentaires anonymes

18/01/2011 à 13h02 | 1

Il faut des évaluations car aujourd'hui les jeunes pensent que Picasso c'est une voiture et Charles de Gaulle un porte avion

Mayenne

18/01/2011 à 12h54

Depuis X années l'éducation nationale effectue ce genre d'évaluation sans sans que la moindre solution, sans que le moindre moyen supplémentaire soit apporté.....
On réalise des évaluations pour faire des constats qui n'amènent pas de solutions. La moindre des choses serait de les faire en tout début d'année si on avait la volonté d'améliorer les résultats scolaires de l'enfant.
On comprend que les enseignants soient las de ce genre de pratique ministérielle.
C'est la valse des ministres dans l'éducation nationale : chacun veut se montrer, faire preuve d'originalité, d'autorité mais au bout du compte le prof reste seul devant sa classe, dans l'indifférence générale......

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