Publié le samedi 28 avril 2012 à 11H00 - Vu 66 fois
L'Espagne compte presque un actif sur quatre au chômage, dans un contexte de récession.
LES chiffres officiels publiés hier sont alarmants : fin mars, l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, comptait 5,64 millions de chômeurs, soit 24,44 % des actifs, un record parmi tous les pays industrialisés.
Lundi, devrait être confirmée l'entrée officielle de l'Espagne en récession, deux ans à peine après en être sortie. La banque centrale table sur un recul du PIB de 0,4 % au premier trimestre, après -0,3 % au précédent. « L'année 2012 va être très médiocre, en matière de consommation et d'emploi », notait Alberto Roldan, analyste de la maison de courtage Inverseguros.
Le gouvernement lui-même a reconnu vivre « peut-être un des moments les plus difficiles pour son économie » mais son porte-parole a assuré : « si nous faisons des efforts tous ensemble, nous allons sortir de la crise ».
Le ministre de l'Economie, Luis de Guindos, qui prévoit un PIB amputé de 1,7 % en 2012, dont les deux premiers trimestres négatifs, a promis une sortie de la récession en 2013, avec une hausse de 0,2 % du PIB, avant selon lui de renouer franchement avec la croissance (+1,4 % en 2014, +1,8 % en 2015).
La Fondation des caisses d'épargne (Funcas), plus pessimiste, table sur sept trimestres de baisse de l'activité (en incluant le dernier trimestre 2011), ce qui augure d'une sortie de récession au second semestre 2013.
« J'ai bien peur que Funcas ait raison », confie Juan José Toribio, professeur à la Business School de Madrid, pour qui « les plus gros doutes » concernent 2013, qui « ne sera pas beaucoup plus simple » que 2012: « Il faudra encore continuer avec l'ajustement budgétaire, avec encore les mêmes effets ».
Le spectre grec
Madrid veut ramener son déficit du PIB de 8,51 % en 2011 à 5,3 % en 2012 puis 3 % en 2013, mais Standard & Poor's, qui n'y croit pas, a abaissé hier la note du pays de deux crans, à BBB + : elle prévoit 6,2 % en 2012 puis 4,8 % en 2013.
« Dans un environnement de contraction économique […], nous pensons que la trajectoire des finances publiques de l'Espagne va probablement se détériorer », a estimé l'agence.
Surtout, attention au « cercle vicieux », insiste M. Roldan : « chaque euro que vous économisez est un euro qui ne va pas à la croissance ».
L'économiste en chef de la banque HSBC, Stephen King, est du même avis. « La situation en Espagne est en train de se muer en situation à la grecque : la récession est tellement profonde que quand vous faites un pas en avant vers l'austérité, cela vous ramène deux pas en arrière ». « Le grand risque, c'est de tomber dans une spirale récessive », note Jesus Castillo, spécialiste de l'Europe du Sud chez Natixis.
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Dobermann
La Gauche est nulle, la Droite est nulle... Je vote nul!!
05/05/2012 à 00h54
On a un candidat qui sait plein de chose, qui à de grands projets, de grandes propositions, de superbes promesses avec tout plein d'idées!! Oui! Envoyons leur François Hollande...