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Education / Grève 500 enseignants défendent l'avenir de l'école

Publié le vendredi 21 novembre 2008 à 01H00


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Les profs ont manifesté à l'appel de tous les syndicats, rejoints par les lycéens qui ont chanté leur colère.

Les profs ont manifesté à l'appel de tous les syndicats, rejoints par les lycéens qui ont chanté leur colère.

Angel Garcia - l'Union de Reims


Les manifestants s'opposent à la politique menée par le ministère de l'Education, et dénoncent des chiffres minorés.
Environ 450 à 500 professeurs ont manifesté, hier, dans les rues de Charleville-Mézières, contre les réformes du ministre Xavier Darcos.
Si le ministère estime que la grève a rassemblé 48 % des enseignants de primaire, et 25 % du secondaire, ces chiffres sont largement démentis par les syndicats.
Dans les Ardennes, l'UNSA annonce 72 % de grévistes d'après un sondage réalisé hier et auquel ont répondu 89 écoles.
« C'est très facile de minorer la participation, indique Pascal Rouyer (UNSA). Ils comptent les classes sans maître, cela exclut les remplaçants ou les enseignants de Rased (Réseau d'aides spécialisées aux enfants en difficulté). »
« Dans mon école, on est 9 grévistes, ils n'en ont compté que 6 », témoigne une jeune enseignante. Les grévistes dénoncent le manque de dialogue et le « mépris » du ministre, comme l'a souligné Didier Janin, de la FSU, en tête de cortège.
Manque de dialogue
Ils s'opposent aussi à la réforme du collège et du lycée. Karine Fuselier (Sness) craint notamment que les activités d'accompagnement mises en place par des intervenants extérieurs prennent le pas sur certaines matières.
Mais ce sont les suppressions de postes qui suscitent le plus d'inquiétudes : 5.500 postes dans le second degré et 3.000 chez les enseignants spécialisés dévolus au Rased.
Des Rased particulièrement indispensables dans les Ardennes, où les résultats des élèves aux évaluations de français ou de maths sont en dessous de la moyenne nationale.
Selon Patricia Pozo, maître spécialisée à Bogny-sur-Meuse, proposer deux heures de soutien ne suffit pas.
« Les Rased s'adressent à des enfants qui ont des difficultés persistantes, ce que propose M. Darcos, c'est un petit coup de pouce », résume Nicolas Nismann (Snudi-FO), lui aussi maître spécialisé.
Combien de postes sont menacés localement ? Il est trop tôt pour le savoir.
Le cortège, largement animé par les lycéens, a quitté la place Ducale en direction de l'Inspection académique, puis a rejoint la préfecture.
P.G.

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