Publié le jeudi 02 août 2012 à 10H06 - Vu 39 fois
Le tribunal de commerce a tenté de laisser une chance au groupe Doux en prolongeant la période d'observation jusqu'en novembre. Mais également en prononçant la liquidation judiciaire du « pôle frais ».
LE tribunal de commerce de Quimper a donné hier une chance de relance au groupe Doux, en permettant le maintien de la période d'observation du volailler breton jusqu'au 30 novembre, tout en mettant en liquidation le pôle frais, déficitaire, qui emploie 1 700 personnes sur près de 4 200.
Cependant, le tribunal a fixé au 10 août la date de dépôt des offres de reprises de « Doux frais », l'une des 23 sociétés du groupe, et au 10 septembre la fin de la période d'activité. Le « pôle frais » désigne la volaille fraîche, à l'opposé du surgelé et volaille préparée (comme par exemple les nuggets de poulet).
Une audience d'étape se tiendra le 9 octobre pour les 22 autres sociétés du groupe. « Nous espérons que le plan de continuation auquel travaille Charles Doux [pour ces 22 sociétés] pourra être déposé entre les mains du tribunal à la rentrée de septembre », a-t-on expliqué de source proche du dossier.
Les sociétés et coopératives qui avaient présenté une offre globale sous l'égide de Sofiprotéol ont la possibilité de déposer de nouvelles offres « dans les meilleurs délais », a précisé la même source. Le plan de continuation de Charles Doux prévoit lui l'entrée majoritaire au capital de la banque britannique Barclays, qui espère ainsi récupérer ses 140 millions d'euros de créances.
« Si on lève cette indivisibilité » de l'offre Sofiprotéol, « il y aura moins de casse et je pense que, le 10 août, il y aura beaucoup de dossiers sur la table pour reprendre les sites » de Doux frais, a de son côté déclaré Jean-Luc Guillard, délégué central CFDT au sein du groupe Doux. « Il faut tourner la page », selon lui. « Les deux solutions [Doux et Sofiprotéol] n'étaient pas bonnes », a estimé pour sa part Véronique Rives, déléguée CGT. « Comment imaginer autant de personnes au chômage alors que le secteur est porteur », s'est-elle interrogée.
« La liquidation du pôle frais me préoccupe énormément », a déclaré hier soir Xavier Beulin, président de la FNSEA, principal syndicat agricole, mais également PDG de Sofiprotéol. « Ma préoccupation ce soir, c'est de savoir si nous aurons ou non des opérateurs qui vont se porter candidats sur le pôle frais », a ajouté M. Beulin.
Le « consortium » Sofiprotéol avait fait une offre globale de reprise du groupe Doux. Ce consortium regroupait pour l'occasion des acteurs français du secteur volailler, privés et coopératives. Le groupe Doux, propriétaire du célèbre Père Dodu, ploie sous une dette estimée à 430 millions d'euros et a été placé en redressement judiciaire début juin.
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Les dernières contributions
grandjack
02/08/2012 à 16h22
Ce qui est dommage pour cette entreprise, c'est que malgré un chiffre d'affaire assez stable, la dette était en diminution constante depuis 2008, mais restait fort importante.
HAWK51
je veille
02/08/2012 à 14h52
Difficile de reprendre son envol dès lors qu'on ait du plomb dans l'aile ou qu'on batte de l'aile.