Publié le mardi 14 février 2012 à 10H26 - Vu 53 fois
Fin de mission pour le premier satellite d'observation militaire français Hélios 1 A. Le ministère de la Défense a confirmé l'information. Désormais pour répondre aux questions qui lui sont posées, l'armée de l'air se réfère non seulement aux satellites de très haute résolution Hélios 2, mais également au premier satellite Pléiades qui a été lancé en décembre dernier.
L'important est que les experts de l'armée de l'air soient en capacité, à tout moment, de répondre aux questions qui leur sont posées par l'état-major des armées et le gouvernement. Ils disposent des qualifications adéquates pour donner des interprétations à haute valeur ajoutée sur les images en leur possession. Ils formulent, si nécessaire, les analyses particulières que leurs observations imposent.
Hélios 1 A, exploité en partenariat avec les défenses italienne et espagnole, avait été lancé le 7 juillet 1995 depuis la base de Kourou, en Guyane, par une fusée Ariane 4. Ce satellite optique haute résolution a permis aux états-majors français de bénéficier d'une authentique autonomie d'appréciation des crises pendant plus de seize ans.
Il a été très utile pour vérifier, avant la seconde guerre engagée contre l'Irak, si les affirmations américaines n'étaient pas tronquées. La position diplomatique de la France, claire et ferme, s'est à l'évidence appuyée sur les analyses convergentes catégoriques de nos spécialistes militaires concluant à l'absence d'armes de destruction massive dans l'arsenal de Saddam Hussein.
Le satellite a rendu d'éminents services pour les opérations qui ont été conduites en Afghanistan depuis 2001 et l'an dernier pendant toute la durée de l'opération Harmattan en Libye. Il a été utilisé pour d'autres missions confidentielles mais nécessaires, destinées à garantir la sécurité de la France et à avoir une connaissance éclairée de ce qui se passe dans notre monde et que certains ont intérêt à cacher ou à dissimuler le plus longtemps possible.
La France, qui a pris des engagements pour la gestion de l'environnement spatial, les respectera en ce qui concerne Hélios 1 A. Le satellite retraité a été repositionné sur une orbite plus basse afin qu'il se rapproche petit à petit des couches supérieures de l'atmosphère pour se désintégrer. Jusqu'à cet ultime instant, l'armée de l'air continuera à le surveiller.
Hervé CHABAUD
Objectif : désintégration
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