Châlons-en-Champagne Européennes : le Front national déjà au front !

Publié le dimanche 01 février 2009

Juste avant qu'il n'anime un dîner débat avec les sympathisants et militants frontistes de la Marne, Michel Guiniot, conseiller régional de Picardie, membre du bureau politique du FN et conseiller municipal de Noyon (Oise), a fait une halte à Châlons-en-Champagne où il a été accueilli, hier soir, par Pascal Erre et Thierry Besson, respectivement n° 1 et 2 du Front national dans le département.
À cette occasion, le chef de file du FN marnais a tenu à rappeler que sa formation politique souhaitait répandre ses idées et s'implanter durablement dans le secteur. « Nous sommes passés de 8 à plus de 10 % lors des dernières cantonales, quand nous présentons des candidats partout dans la Marne, nous sommes capables de capter des électeurs d'ailleurs », précise M. Erre.
À l'ordre du soir : les Européennes de juin prochain. Tête de liste du Grand Est sous l'estampille Front national, Bruno Gollnisch mènera une campagne de terrain et de proximité qui le fera passer par Châlons-en-Champagne, Reims, Vitry-le-François, Épernay et Sainte-Ménehould. « Lors des dernières Européennes, la Marne, avec ses 11,28 %, était le moins bon département de Champagne-Ardenne pour notre famille politique. Nous souhaitons inverser la tendance », a affirmé Pascal Erre plus déterminé que jamais.
En tant que n° 1 marnais du parti de Jean-Marie le Pen, M. Erre a proposé deux candidats du cru afin qu'ils figurent sur la liste Gollnisch : le Fagniérot Thierry Besson et Édith Erre. L'avenir dira si les instances nationales valident le casting. Collage, tractage : tout est programmé quoi qu'il en soit.
Mot de la fin pour l'invité. Michel Guiniot désire reconquérir les 83 % des électeurs du FN qui avaient voté Sarkozy à la présidentielle. Surfant sur « l'insécurité sociale » régnant dans le pays, ce fidèle de Jean-Marie le Pen, déjà en campagne, a stigmatisé la politique menée actuellement non pas par un premier ministre effacé, mais par un président « du porte-monnaie vide ». Notion de pouvoir d'achat envolée… « De plus, ses électeurs se sentent cocus puisqu'il a mis en place des gens de gauche. » Bonjour l'ambiance…
De manière plus globale, et en ce qui concerne les affaires européennes, M. Guiniot tire sur tout ce qui bouge : le nombre de députés français au Parlement (ils passent de 78 à 72 en raison de l'élargissement de l'Europe), l'effacement de la notion de Nation avec la création de grandes régions européennes. La commission Balladur en prend aussi pour son grade : « Derrière cette commission se cache une profonde réforme des modes d'élection et une fusion future des départements et des régions ». Et de réclamer la proportionnelle pour toutes les élections. Du déjà vu. Les dernières affiches tirées donnent le tempo : « Contre l'Europe des Banksters ! »

David Zanga

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