Publié le lundi 07 mai 2012 à 10H36 - Vu 82 fois
Nicolas Sarkozy à la Mutualité, le 6 mai 2012
Au terme d'un quinquennat marqué par les crises économiques, les Français ont remercié le chef de l'État.
CINQ ans ont suffi à Nicolas Sarkozy pour revisiter les canons de la fonction présidentielle. Le modèle « jupitérien » incarné par François Mitterrand et la torpeur de la fin du règne de Jacques Chirac ont disparu au profit d'un chef d'Etat hyperactif, superprésent et omnipotent.
« J'ai été élu pour apporter des solutions aux problèmes de la France », a répété tout au long de son mandat le président, « c'est ce qu'attendent les gens de moi, pas de me cacher […] pas de rester enfermé dans mon bureau ».
Lorsqu'il emménage à l'Elysée le 16 mai 2007, Nicolas Sarkozy flotte sur un petit nuage. Populaire auprès de 70 % des Français, le candidat de la « rupture » fait feu de tout bois et engage son programme de réformes avec la loi Tepa, traduction législative de son slogan « travailler plus pour gagner plus ».
Mais très vite c'est le désenchantement. « L'omniprésident » a beau se mêler de tout, parler de tout en reléguant son Premier ministre, François Fillon, au rang de simple « collaborateur », la magie s'estompe.
L'économie patine et, surtout, il paraît plus préoccupé par sa vie privée que par le bien-être de ses concitoyens. C'est le temps du « bling bling », de son divorce d'avec Cécilia et de sa romance avec Carla Bruni. « Plus belle la vie à l'Elysée », raille alors « Le Monde ». Le verdict des Français est sans détour : Nicolas Sarkozy n'est pas entré dans ses habits de président.
A l'automne 2008, la crise des « subprimes », qui emporte Lehmann Brothers et plonge le monde entier dans sa plus grave tourmente financière depuis 1929, sonne la fin de la phase « libérale » du président, contraint de réviser ses ambitions et de réhabiliter l'Etat pour protéger le pays de la faillite.
Embellie de courte durée
Paradoxalement, cette déflagration restera comme la meilleure « séquence » de son mandat. Jamais plus à l'aise que dans l'urgence, Nicolas Sarkozy profite de la présidence française de l'Union européenne pour se tailler un costume international sur mesure. Il pilote le sauvetage des banques européennes, réinvente le G20, impose un cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie. Et reprend du poil de la bête dans les sondages. Mais l'embellie est de courte durée. La finance fait plonger l'économie, avec son cortège de licenciements. Le scandale suscité par sa volonté d'imposer son fils Jean à la tête de l'établissement chargé de l'aménagement du quartier d'affaires de La Défense abîme encore un peu plus son image.
Au plus bas dans les sondages, le chef de l'Etat entame une patiente reconquête de son électorat traditionnel en flirtant avec la droite de la droite. Son discours ultra-sécuritaire de Grenoble à l'été 2010 lui vaut une avalanche de critiques. Seul réconfort, il remporte à l'automne son bras de fer avec les syndicats pour enterrer la retraite à 60 ans.
Mais, à un an et demi de la fin de son mandat, l'heure est grave. Contesté dans sa majorité, Nicolas Sarkozy opère un nouveau virage. Avec la crise de la dette grecque qui menace l'UE, il s'essaie à la retenue. Il accorde un peu d'air à François Fillon, confirmé à Matignon.
Voici venu le « président qui protège », le « capitaine dans la tempête ». Place à la rigueur et à la convergence avec l'Allemagne, au prix de quelques reniements sur la baisse des impôts ou le « bouclier fiscal ».
Pour effacer le « raté » de la diplomatie française au début du Printemps arabe, Nicolas Sarkozy prend la tête de l'opération qui conduit à la chute du dictateur libyen Kadhafi, reçu dans la controverse à l'Elysée quatre ans plus tôt. Il pilote le G20 et les efforts de sauvetage de la zone euro avec la chancelière Angela Merkel.
Mais, à l'aube de 2012, la crise reprend le dessus, avec la dégradation de la note financière de la France. Toujours impopulaire, Nicolas Sarkozy tente un ultime pari : imposer à marche forcée une « TVA sociale » et tordre le cou aux 35 heures. Malgré les critiques, il endosse le costume du président « courage », prêt à tout pour enrayer la crise.
Là encore, la greffe ne prend pas. Le dos au mur, le président avance sa déclaration de candidature à la mi-février 2012.
Cap à droite toute, sur des sujets qui « clivent » comme l'immigration, les frontières, la nation. Avec l'ambition de bâtir une « France forte », son slogan. C'est finalement la défaite qui clôt son quinquennat. « Vous n'entendrez plus jamais parler de moi », en cas de défaite, avait-il confié à la presse il y a quelques mois. Mettra-t-il cette menace à exécution ?
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site









Les dernières contributions
al08200
sedan
07/05/2012 à 23h30 | 1
Le bilan de Nicolas Sarkozy n’est pas bon globalement et il était temps de changer de cap, c’est important pour l’avenir de notre pays, mais aussi pour l’avenir de l’Europe, ça c’est mon point de vue qui n’engage que moi.
Sa campagne a été médiocre ( mal entouré je pense), et malgré ses talents d’orateur, il a occulté des sujets très importants comme l’emploi pourtant sujet majeur pour les français, au détriment de sujets de société secondaires, et qui ont accentué la division dans notre pays.
Mais que l’on soit de gauche ou de droite, on peut lui reconnaitre une qualité, c’est sa capacité à agir. Il a contribué à remettre dans l’action les politiques, qui s’étaient endormis après 26 années d’inaction sous Miterrand et Chirac.
Alors sans préjuger du bilan du prochain président, on ne peut que lui souhaiter de réussir, du moins si l’on souhaite la réussite de notre pays. Quant à Sarko, l’Histoire mettra en valeur ses erreurs et ses réussites, car comme ses prédécesseurs, il n’est pas tout blanc ou tout noir.
louis02
soissons
07/05/2012 à 22h54
Monsieur Sarkozy est doté d'une grande intelligence, mais un homme ne peut plus diriger un pays, seul comme il aurait voulu le faire. Pendant les 5 années sarkoziste, quels rôles ont joué ses ministres ? quelle rôle a joué l'Assemblée nationale ? sinon le rapport de force entre l'ump et le ps, dont les décisions revenaient toujours au plus fort. L'UMP n'a pas gagné les présidentielles, en grande partie par l'impopularité de leur tête de file devenu Président despote. M. Hollande a été élu, par sa capacité dans cette campagne, à démontrer qu'il était capable de devenir un chef d'Etat (très humaniste, d'ailleurs). Mais nest pas vraiment la victoire d'un PS, à laquelle nous assistons, car un grand nombre d'électeurs, y compris les abstentionnistes ont demandé par un pourcentage important un visage politique ouvert sur l'extrême droite, l'extrême gauche et le centre, qui auront encore un rôle important à jouer dans les elections législatives, surtout si l'on nous ressert du Fabius, Lang, Aubry..
Commentaires anonymes
07/05/2012 à 22h45
oupsss j ai commis une erreurs dans mon précédent post...sedanais ne dit jamais SI Sarkozy a détourner ...............non il dit : sarko A détourner de l argent...............
j oubliais que sous la justice clémente de gauche ils "oubliais" la notion de présomption a l égard de leurs opposants.............
autant pour moi
Commentaires anonymes
07/05/2012 à 22h31
sedanais SI nous n avons pas le droit de les émettre en la défaveur de hollande pourquoi les mettez vous toujours en exergue en ce qui concerne Sarkozy que vous accusez (sans aucunes preuves rappelons le .........) de tricherie , de blanchiment d argents et autre ??
ah oui c est vrais .ce qui et valable pour la gauche ne l est pas pour la droite. Autant pour moi ..............
isamar
07/05/2012 à 19h49
sedanais
mais j'ai aussi le droit de penser que le quinquénat de sarko est loin d'être mauvais, il a eu le courage de faire des réformes, certes impopulaires mais indispensables, il a su maintenir la France à un niveau qui n'a rien de critiquable...
De toutes façons...quoiqu'il fasse pour la gauche c'est mauvais...aucune objectivité...
Je n'ai pas employé de SI...J'ai seulement exprimé mes doutes sur les capacités d'hollande, en qui je n'ai aucune confiance, à faire mieux, mais vous, vous avez écrit "s'il est encore en liberté" !
Je vais donc attendre de pouvoir constater concrètement les capacités du gouvernement hollande à rendre notre vie meilleure qui sait peut-être pourrais-je être agréablement surprise...Je le souhaite bien sur mais je doute !
sedanais
07/05/2012 à 19h28
on a le droit de penser effectivement , mais on n a pas le droit d utiliser des "SI"
pour formuler des critiques sur ce qui n existe pas ..
on juge un président sur son bilan !!
j espére dans 5 ans que hollande sera plus correct que sarkozy et qu il acceptera de débattre sur son bilan car pour le dernier quinquénat on n a pas vu grand chose à part les affaires
isamar
07/05/2012 à 19h07
sedanais
je ne suis ni nantie, ni privilégiée et je ne fais pas partie des plus riches mais j'estime avoir le droit de penser que les 5 années qui arrivent vont être beaucoup plus difficiles que les 5 qui viennent de s'écouler...Et je n'ai aucune illusion....
Je ne demande qu'à être...agréablement surprise
sedanais
07/05/2012 à 18h54
isamar 14h30 vous auriez du vous relire avant de m écrire ,c est vous méme à 12h07 qui mettez en cause le prochain quinquénat de hollande alors qu il n est
pas encore commencé..
ayez le respect de d abord le laisser travailler.....en ce qui me concerne je n ai
jamais évoqué de super quinquénat pour hollande je ne suis pas devin mais ce qui est certain c est que çà ne peut pas étre pire que sous le régne de sarkozy, parlant bien sur pour la france d en bas ,pas pour les riches toujours plus riches
baltik
Le pingouin club de l'UMP m'a cherché ??? La belette est de retour !!! Epée de Damocles 3 éme dane , ça sent la fin mais je reviendrais !!!! Désormais les avatars qui ne rentre pas dans les normes sont supprimés je vais faire la méme demande pour vous
07/05/2012 à 18h13
C'est mamie zinzin qui va le regéter pas nous !!!!!
merove
07/05/2012 à 15h50
Il faut reconnaître que la spontanéité des sympathisants de F.H apporte un regard sur l'avenir davantage estimable de celui que dessinait l'U.M.P . La reprise de leur destin, des citoyens qui se sont vus lèsé par une politique de clan arrive à son terme d'avoir été exclus par le libéralisme, n'ayant réparti qu'à sens unique à l'image immorale des dirigeants avides.
Commentaires anonymes
07/05/2012 à 14h51
maintenant il va falloir qu il fasse se qu il a promis se que je doute fort il na pas la carrure par rapport a sarko
sanglier440
07/05/2012 à 14h34
isamar, je reprends votre phrase @sedanais :
"sedanais
que pouvez vous dire de ce que sera la france dans 5 ans ? Et pouvez vous affirmer aujourd'hui qu'hollande va apporter des solutions à tous les problèmes...C'est beau de croire au Père Noêl...c'est vrai...il est Rouge !"
On vous retourne le compliment, et vous comment pouvez vous voir dans que ds 5 ans on regrettera ????
isamar
07/05/2012 à 14h30 | 1
sedanais
que pouvez vous dire de ce que sera la france dans 5 ans ? Et pouvez vous affirmer aujourd'hui qu'hollande va apporter des solutions à tous les problèmes...C'est beau de croire au Père Noêl...c'est vrai...il est Rouge !
themisblind
07/05/2012 à 14h00
Sa République des copains va être remplacée par celle des copains de Hollande. Et l'un comme l'autre ne l'auront pas vu, pris en étau par leurs courtisans avides de postes et d'honneurs..
sedanais
07/05/2012 à 13h54 | 1
isamar méme dans la défaite il a le mot pour rire ..bravo !
selon lui dans 5 ans on regrettera l ancien président ...enfin s il est encore en
liberté
lucat
07/05/2012 à 13h37 | 1
Je pense qu'il doit se mordre les doigts d'avoir reculer l'age de la retraite à 57 ans c'est dure de pousser la porte de l'agence pour l’emploi
sanglier440
07/05/2012 à 13h18
Je ne suis pas de droite, mais de gauche
Mais franchement entre notre "casse-toi pauv c.n" à la Sarko (et toutes ses autres arrogances indignes d'un président, dont invitations de dictateurs, racolage FN, etc....) et Hollande qui me semble un peu limite sur ces idées pour nous éviter le mur de la crise......
Ben j'avoue que je ne suis suis pas si heureux de ça qu'il passe notre FH.......
Seule récompense, il y aura sans doute un rééquilibrage des impôts car je pense que bcp de riches jouent le même jeux que les chômeurs volontaires (je parlent des chômeurs qui ne veulent pas bosser) : à part goinfrer du pognons des autres c'est tout ce qu'ils font...
madeleine08
07/05/2012 à 13h05
sa petite phrase qu'il assumait si bien: " casse toi pauvre C.N lui est revenue en pleine tête..........
La provocation ne dure qu'un temps
isamar
07/05/2012 à 12h07 | 1
Dans quelques années...On verra son cinquennat sous un autre éclairage et on reconnaitra sa valeur
sedanais
07/05/2012 à 11h34
adieu président et ne revenez jamais !!!