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1, 2 ou 3 débats... / Le bras de fer

Publié le mardi 24 avril 2012 à 09H21 - Vu 33 fois



Le ton monte entre l'UMP et le PS à propos de la confrontation de l'entre-deux tours. Nicolas Sarkozy propose trois débats, Hollande n'en veut qu'un.

NICOLAS SARKOZY a accusé hier François Hollande de vouloir se dérober en refusant d'avoir trois débats avant le deuxième tour, une proposition du président-candidat qui a été qualifiée de « caprice » par les socialistes, pour lesquels une seule rencontre suffit.
« M. Hollande ne doit pas fuir », a lancé le candidat UMP, arrivé derrière le député de Corrèze au premier tour présidentiel.
« Lorsqu'il débattait tranquillement entre camarades socialistes (pour la primaire), il proposait trois débats », a ajouté M. Sarkozy. « Maintenant, a-t-il poursuivi, il s'agit de débattre devant les Français, projet contre projet, personnalité contre personnalité, expérience contre expérience. Les Français ont le droit de savoir ».
Plusieurs ténors de la majorité gouvernementale sont montés au créneau dans la matinée pour dénoncer la position des socialistes. « C'est Tartuffe fait roi », s'est indigné dans un communiqué le ministre UMP et élu de Haute-Loire, Laurent Wauquiez. « Hollande refuse de faire trois débats de transparence devant les Français. Quel mépris à l'égard des électeurs ! Les Français le demandent, l'attendent et y ont droit », a-t-il ajouté.

« Il en a peur »

De son côté, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, a déclaré que François Hollande avait « peur » de la confrontation avec le président sortant. « Il a essayé d'esquiver cette confrontation qui est arrivée. Il en a peur. Il veut la réduire au minimum », a déclaré l'ex-ministre sur le plateau de France 2, avant de poursuivre : « Il y a la résignation et le déclin, c'est François Hollande. On n'est pas condamné à avoir un projet flou et un candidat mou », a-t-elle encore dit.
Le ministre de l'Enseignement supérieur et son collègue du Travail, Xavier Bertrand, se sont également étonnés que les socialistes s'en tiennent à un seul débat, alors que la primaire socialiste, pour désigner leur candidat à la présidentielle, avait donné lieu à trois rencontres de ce type. « C'était un caprice de faire trois débats dans la primaire (socialiste) entre eux ? », s'est interrogé Xavier Bertrand sur Europe 1.
Le ministre a estimé qu'un premier débat pourrait porter sur « tous les problèmes économiques et sociaux », le deuxième sur les « sujets de société », comme le droit des étrangers non communautaires à voter aux élections locales, comme le propose François Hollande. A ce sujet, Xavier Bertrand s'est déclaré « persuadé que la France n'en voulait pas ».

« Pourquoi céder au caprice »

Le troisième débat porterait sur les questions internationales, car « la France n'est pas une île », a dit enfin le ministre.
« Il y a de très, très nombreux sujets sur lesquels François Hollande s'est caché, a dissimulé le fond de sa pensée. Le masque doit tomber », a lancé devant la presse le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.
Mais chez les socialistes, on restait fermes hier, soulignant, comme l'avait déjà fait dimanche soir François Hollande, qu'un seul débat suffisait.
Un « seul suffit » pour montrer les « différences entre Nicolas Sarkozy qui ne peut pas rassembler, parce qu'il a divisé les Français pendant cinq ans, et François Hollande, qui peut rassembler », a déclaré Manuel Valls sur France Inter.
« Pourquoi céder au caprice de Nicolas Sarkozy ? A-t-il proposé en 2007 plusieurs débats à Ségolène Royal ? Non. Il proposait combien de débats la semaine dernière ? Deux. Aujourd'hui trois. Et pourquoi pas quatre ou cinq ? », s'est agacé le directeur de communication de François Hollande.
 

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