Publié le mercredi 30 mars 2011 à 10H18 - Vu 276 fois
Maroil Benaggoun a évité de peu un procès aux assises. Le jeune homme était jugé, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Quentin pour avoir violé son ex-compagne en novembre 2008. Devant le juge qui expose les faits, il plaide sa cause. Les faits sont anciens, depuis, il a refait sa vie avec une autre femme et est papa d'un enfant de 3 mois. Il songe à changer d'identité pour éviter que cela ne le poursuive. Le président Sargos lui rappelle ce que la loi prévoit : « pénétration sexuelle = viol = Assises » et conclut « les peines ne sont pas les mêmes ». Le prévenu ne nie pas les faits pour lesquels il a été placé en détention provisoire durant plus de quatre mois, avant d'être libéré et placé sous contrôle judiciaire. Les relations entre lui et la jeune fille sont tumultueuses et quand elle lui dit qu'elle veut rompre, il le vit mal. Il revient sonner chez elle, la jeune fille le fait entrer dans l'appartement. Sur le canapé, puis que le tapis du salon, il va la forcer à avoir une relation sexuelle. Elle lui crie d'arrêter, une supplique qu'un voisin entend mais qu'il met sur le compte d'une énième dispute. Cette fois, les faits sont beaucoup plus graves.
Relations difficiles
La jeune fille déclare aux enquêteurs qu'elle ne veut pas porter plainte par peur des représailles. Le président Sargos interroge le prévenu sur ses rapports avec la victime qui, durant son incarcération, continue à lui envoyer des courriers. Echanges enflammés auxquels le détenu participe. Les deux personnalités et le caractère ambigu des relations ont sans doute pesé dans la décision prise de ne pas envoyer le prévenu aux assises. Julia Schmoll, substitut du procureur, requiert quatre ans de prison et un suivi socio-judiciaire, ainsi qu'une inscription au Fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais). Le tribunal a été moins sévère, condamnant le prévenu à deux années de prison ferme et deux années avec sursis mise à l'épreuve durant trois ans. L'inscription au Fijais est prononcée mais Maroil Benaggoun a échappé au mandat de dépôt. C'est donc libre qu'il est sorti du tribunal.
G.B.
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