Publié le lundi 20 juillet 2009 à 01H00 - Vu 127 fois
Pour Nicolas Roche, patron de la police municipale, « la vidéosurveillance a permis de nombreuses interpellations en flagrant délit ».
Christian-Philippe Paris
«UN audit sur la vidéosurveillance à Reims est actuellement en cours. Les premiers résultats seront logiquement communiqués à la fin de cette année. Donc pour le moment, on ne peut pas se prononcer sur le fait de l'étendre ou pas », explique Éric Quénard, 1er adjoint au maire de Reims en charge de la politique de la Ville.
La vidéosurveillance est apparue dans les rues de la cité des sacres au début du mois de février 2008. Au total, trente-six caméras avaient été réparties dans divers endroits de la ville. Quinze dans le centre, quatre aux abords du stade Auguste-Delaune, dix dans le quartier Croix-Rouge et sept dans la Zac de la Neuvillette.
Dès leur implantation et en à peine quelques jours, elles ont permis l'arrestation de plusieurs individus filmés en flagrant délit. La plus célèbre étant l'arrestation, le 21 avril dernier, des jeunes voleurs de l'épée de Jeanne d'Arc.
« La vidéosurveillance a permis de nombreuses interpellations en flagrant délit en coordination avec la police nationale. Elle a aussi été utile lors d'enquêtes des divers services de la police ou de la gendarmerie pour des infractions, des délits et même des crimes », précise Nicolas Roche, directeur de la police municipale.
Outre le côté répressif, le directeur explique l'importance d'un tel système pour la sécurisation de la population lors des grands événements comme la Fête de la musique ou, plus récemment, les festivités du 14 Juillet, mais aussi les jours de match au stade Auguste-Delaune. « Les caméras extérieures près du stade permettent une meilleure gestion des points de sécurisation ; c'est la même chose pour de grands événements du type Fêtes johanniques, Fête de la musique ou encore le 14 Juillet », ajoute-t-il.
Sécurisation de la vie nocturne
L'un des points forts de cet outil est sans nul doute la sécurisation de la vie nocturne de par le coté dissuasif… car aujourd'hui, qui ignore que le centre-ville est surveillé et que les caméras sont souvent rivées vers les sorties de discothèque ?
« Nous avons aussi participé à la lutte contre la délinquance routière. C'est vraiment un plus, la vidéosurveillance améliore la synergie entre les forces de l'ordre et la police municipale », conclut Nicolas Roche.
Alors, si vous n'étiez pas au courant de l'existence de ce système, qui, a priori, satisfait pleinement les polices municipale et nationale, et en attendant les résultats de l'audit, lors de vos promenades, n'oubliez pas de sourire… vous êtes filmés !
Thierry ACCAO FARIAS
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