Publié le samedi 03 décembre 2011 à 10H55 - Vu 530 fois
Actuellement détenu, Éric Mucha purge une condamnation de dix-huit mois ferme infligée en février 2011 pour une vingtaine de vols commis dans des maisons qu'il visitait à l'audace, la journée, en profitant des portes ou fenêtres laissées ouvertes.
À la recherche de numéraire pour financer sa toxicomanie, ce Rémois de 42 ans se déplaçait à vélo et ne se démontait pas quand il était surpris à l'intérieur des habitations. Il sortait des cartes postales en se faisant passer pour un démarcheur ou demandait un verre d'eau pour étancher sa soif.
Il a sévi à Reims pendant cinq mois mais aussi dans l'arrondissement, de Chenay à Pontfaverger en passant par Berru, Fresne-lès-Reims, Saint-Etienne-sur-Suippe et Saint-Masmes.
Il y avait tellement de plaintes que la dernière de la série fut oubliée lors du procès d'Éric Mucha en comparution immédiate, au grand désarroi de la victime pourtant convoquée à l'audience.
Il s'agit d'une Rémoise de 77 ans domiciliée rue de Burigny, au quartier Trois-Fontaines. Le 19 février, elle se trouvait dans son jardin lorsqu'elle a entendu la porte de son pavillon s'ouvrir. Elle est allée voir et a surpris le prévenu qui fouillait son sac à main posé dans la montée de l'escalier.
« C'est quoi ici ? C'est une entrée d'immeuble ? » s'est-il interrogé pour tenter de donner le change, avant de s'enfuir en bousculant la retraitée qui s'accrochait à lui. Butin : 40 €.
Munie du signalement, la police l'arrêtait le jour même rue de Neufchâtel. L'enquête permettait alors de mettre en lumière les précédents faits.
Le tribunal n'a pas voulu prolonger la détention d'Éric Mucha, d'autant que cette dernière plainte égarée à l'époque est indissociable de la série déjà jugée. Il est condamné à un an de prison dont huit mois avec sursis, mais la peine est confondue avec la précédente.
F.C.
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