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Un premier test de sécurité organisé par la préfecture Et si une digue du Der menaçait de rompre…

Publié le samedi 08 octobre 2011 à 08H53 - Vu 173 fois


Gendarmes, pompiers, personnels préfectoraux et techniciens de l'institut des grands barrages de Seine font face à une situation de crise.

Gendarmes, pompiers, personnels préfectoraux et techniciens de l'institut des grands barrages de Seine font face à une situation de crise.


La préfecture a organisé un exercice de sécurité grandeur nature vendredi en simulant une fuite sur la digue Nord du lac du Der, à Sainte-Marie du Lac. Récit d'une matinée agitée.

C'EST l'effervescence à la sous-préfecture de Vitry. Une dizaine de personnes sont pendues à leur téléphone, tête penchée sur des documents, et prennent des notes tout en gardant un œil sur une immense carte du département, disposée à l'entrée de la pièce. Gendarmes, pompiers, personnels préfectoraux et techniciens de l'institut des grands barrages de Seine font face à une situation de crise au lac du Der.
Le 26 septembre dernier, de fortes précipitations ont entraîné une augmentation sensible de la pression sur la digue des Grandes Côtes. Une anomalie aussitôt détectée par l'institut des barrages qui a signalé cet événement important pour la sûreté hydraulique (EISH) à la préfecture de la Marne. En cas de rupture de cette digue, l'onde de submersion envahirait les villages les plus proches (Sainte-Marie, Écollemont, Arrigny, Larzicourt…) avant de s'engager dans le lit de la Marne. On la ressentirait jusqu'à Damery, quelques kilomètres après Épernay.
81 communes concernées
Au total, 81 communes sont concernées par le plan particulier d'intervention, dont l'efficacité était testée hier. « Le grand public n'est pas concerné par l'exercice, précise tout de même Sylvie Cendre, sous-préfète de Vitry, qui dirige le poste de commandement opérationnel. L'objectif est plutôt de s'assurer que l'information circule bien entre les acteurs : institut des barrages, maires, services de l'état et services de secours ».
Des incidents organisés
Dans le cadre de l'exercice, de l'eau s'échappe du lac à un débit de 200 litres par seconde. Le préfet, qui dirige le centre opérationnel de défense, demande « le lancement du message d'alerte aux populations des communes situées à proximité immédiate de la digue ». Les habitants doivent rejoindre le lieu de regroupement de leur commune pour être dirigés vers les centres d'hébergement. Un communiqué est même envoyé aux entreprises de presse, de façon à se rapprocher le plus des conditions réelles. « Nous avons engagé la vidange du lac par les deux canaux de restitution et même celui d'amenée, que nous pouvons utiliser dans l'autre sens », explique dans le même temps Michelle de Clerq, chef du pôle Seine Amont aux Grands lacs de Seine.
Malgré cela, le débit de la fuite augmente, et l'eau dégrade la digue. L'exploitant du lac propose à la sous-préfecture de passer à l'état de préoccupation sérieuse. Parce que rien ne se passe jamais comme prévu, les organisateurs de l'exercice imposent des incidents qui viennent perturber l'évacuation : un enfant de 5 ans reste introuvable au camping d'Arrigny à 9 h 40, un accident de la circulation se produit à 10 h 30 à Larzicourt, une personne refuse de quitter son habitation à Landricourt, et enfin, un bus qui transporte des personnes âgées impliqué dans un autre accident de la route, à La Chaussée-sur-Marne, à 11 h 20. Pompiers et Gendarmes doivent alors répartir aux mieux leurs effectifs pour intervenir sur ces points chauds, et poursuivre l'évacuation. 96 pompiers sont mobilisés, et 54 militaires, dont une brigade nautique Auboise, et une équipe cynophile.
Sur la digue, les Grands barrages de Seine ont classé rouge l'EISH et ont fait appel à une société pour colmater la fuite. Une action qui s'avérera efficace puisque le débit de la fuite diminue. On n'atteindra pas « l'état de péril imminent » et la digue ne rompra pas finalement pas ce jour-là, malgré la fausse alerte survenue à 11 h 05.
À 12 h 10, l'exercice se termine. Il aura permis aux intervenants de réviser le plan d'intervention, avec la notion de panique en moins. En cas de réel incident, les pompiers, gendarmes ou autres fonctionnaires mobilisés pourraient eux-mêmes avoir des proches en situation de détresse.
Rémi HAVYARIMANA

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chnouk

09/10/2011 à 23h51

Un premier test de sécurité.... 36 ans après la mise en eau du lac du Der.
Ils ont mis le temps à la réflexion...

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